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COURRIER DES LECTEURS : Covid-19 : la RDC s’en sort bien

Les opinions émises dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs

Depuis le dépistage du premier cas de covid-19, il y a plus d’un mois, la Rdc compte à ce jour 235 cas confirmés, parmi lesquels 20 décès. Ailleurs, et plus particulièrement en occident, le nombre des cas augmente de façon exponentielle jusqu’à atteindre des milliers des cas et des morts.
Quelle est la différence entre l’occident et l’Afrique subsaharienne?
Je voudrais faire une étude comparative pour expliquer cette différence.
D’abord je voudrais éliminer les fausses rumeurs :
Cette différence ne veut pas dire que le virus n’existe pas. Nous confirmons que le covid-19 existe bel et bien en Rdc et les cas rapportés les sont réellement car confirmés après les tests spécifiques;
La race noire n’a pas un effet protecteur car le constat fait aux USA nous montre que les noirs américains sont les plus atteints par le covid-19 et qu’il y a d’autres facteurs qui interviennent;
À mon sens, la chaleur influence peu car une étude faite en Chine indique que le virus meurt à partir de 57°C. Hors dans nos pays, nous n’atteignons pas cette température.
Par contre, certaines études faites dans les pays à forte prévalence de la maladie montrent que la pyramide des âges a une forte influence : 55% des personnes contaminées au covid-19 en Europe ont plus de 65 ans et 36% entre 45 et 64 ans d’âge. En Italie où il y a plus de cas en Europe, 23% de la population a plus de 65 ans, contre 3% seulement en Rdc pour la même tranche d’âge.
Pour cette première constatation, nous remarquons que la probabilité de la contagion est moindre par rapport en Italie car plus on augmente en âge plus il est probable d’attraper la maladie et aussi plus on a des formes sévères de la maladie.
Parmi les cas contaminés, la moyenne d’âge de décès est de 81 ans. Cela montre pourquoi il y a beaucoup de décès liés au covid-19 en Europe.
Le groupe sanguin O+ a un effet protecteur par rapport à l’infection au covid-19.
Les statistiques montrent que les africains subsahariens ont un pourcentage de ce groupe sanguin supérieur à la moyenne mondiale. 38% pour la moyenne mondiale et 52-55% pour l’Afrique subsaharienne.
On voit pourquoi un africain de groupe sanguin O+ à moins de chance d’attraper ce virus.
Ces deux éléments combinés (pyramide des âges et génétique avec le groupe sanguin O+) fait déjà baisser le nombre des contaminés en Afrique subsaharienne.
Les inhalations par fumigation.
À notre connaissance, la pratique d’inhalation par fumigation avec l’eucalyptus ou vicks aide à soigner le rhume, la bronchite ou la grippe. Quand on sait que le covid-19 se loge au niveau du nez ou la gorge avant de descendre aux voies respiratoires inférieures, surtout que cette inhalation se fait à forte chaleur, cela pourrait influencer à éliminer la maladie à un stade précoce.
Certains témoignages des gens qui ont attrapé le covid-19 dans le milieu africain en Europe nous rapportent qu’ils se sont fait soigner rien qu’avec cette méthode d’inhalation par fumigation.
Enfin certains aliments qui augmentent l’immunité de l’organisme comme l’a suggéré le professeur Theophile Mbemba, biologiste de l’Université de Kinshasa. Ce sont des produits accessibles chez nous en RDC et qui ont un effet protecteur contre le virus.
Partant de tous les éléments cités ci haut, je pense que c’est ce qui pourrait expliquer le niveau relativement faible de la contagion naturelle au covid-19 en en Afrique et en RDC en particulier.
Ajouter à cela, toutes les mesures préconisées par les autorités sanitaires et politiques qu’il ne faut pas abandonner mais au contraire renforcer :
Les mesures barrières comme le lavage très régulier des mains, l’usage des masques, la distanciation sociale, l’évitement des attroupement, etc.
Les frontières nationales (terrestres, aériennes, maritimes ) doivent rester fermées tant que la pandémie n’est pas encore jugulée ailleurs.
Les sensibilisations doivent s’intensifier pour que la population soit mieux informée et qu’elle puisse adopter de bonnes pratiques par rapport à cette maladie.
Dr Claude Kiangala Tukila, Expert en Santé Publique

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