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CORRUPTION ET TRAFIC D’INFLUENCE AU KATANGA ; CDH, une Ong stipendiée sort du bois pour Katumbi

L’Ong des droits des droits de l’homme Centre des Droits de l’Homme (CDH) se jette à l’eau au secours de son généreux donateur, l’ex gouverneur de la défunte province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, qu’elle estime « victime d’atteinte à son honneur et à sa dignité par un agent de la Rtnc/Kinshasa après sa double démission ». Le journaliste Lushima Ndjate, mis en cause donne une toute autre version des faits.

 

Dans un communiqué, l’Organisation Non Gouvernementale congolaise des Droits de l’Homme, le Centre des Droits de l’Homme et du Droit Humanitaire (CDH) se dit « préoccupée par des propos injurieux et attaques personnelles dirigées contre Moïse Katumbi Chapwe sur la chaîne publique de radio et télévision, la RTNC, en violation de la constitution ainsi que de la législation régissant la presse en République Démocratique du Congo ».

L’organisation fait allusion aux informations diffusées le 4 octobre 2015 vers 10 h 00, heure locale de Lubumbashi, par l’animateur de l’émission « Congo-Histoire » de la chaîne publique RTNC, Lushima Djaté, qui recevait sur son plateau Maître Losala, ancien conseiller juridique de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, alors président de l’Assemblée provinciale du Katanga. S’exprimant sur la situation politique créée à la suite du lancement du G7, un groupe de sept personnalités ayant claqué la porte de la Majorité présidentielle, l’avocat avait dénoncé un certain nombre de dysfonctionnements et d’indélicatesses dans le chef de M. Kyungu, son ancien patron, et de son allié, Moïse Katumbi, qu’il avait présenté comme le véritable maître d’œuvre du G7. Ces critiques de Maïtre Losala sont qualifiées d’« injures publiques à l’endroit de Moise Katumbi Chapwe » par le CDH qui affirme, contre toute évidence que les intervenants l’auraient traité de « voleur et de traître juif » à la suite de sa double démission de ses fonctions de Gouverneur du Katanga et Président interfédéral du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), ce qu’aucun téléspectateur n’a pu confirmer.

Approché par nos rédactions, Lushima Ndjaté se défend d’avoir insulté qui que ce soit tout en revendiquant le droit légitime pour tout journaliste de rechercher les faits à mettre à la disposition du public, notamment en faisant intervenir des invités susceptibles d’apporter des informations sur l’actualité brûlante. « Au lieu de se substituer à M. Katumbi pour jouer à une victimisation basée sur de fausses allégations, cette ONG devrait plutôt encourager cette personnalité à user du droit de réponse qui est garanti par les textes en vigueur dans notre pays pour contredire celui qui l’a accusé d’avoir commis des actes contraires à la loi dans l’exercice des ses hautes fonctions », a réagi l’animateur de « Congo Histoire » qui dit n’avoir reçu jusqu’à ce jour aucune demande de rectification de la part de Moïse Katumbi sur les faits portés à sa charge par Maître Losala, un ancien membre dirigeant de l’UNAFEC dont on connaît les affinités avec l’ex-gouverneur.

Le CDH qui a toujours été cosigné les communiqués au vitriol mettant en cause le régime de Joseph Kabila dans un cartel d’une trentaine d’ONG dont la plupart n’existent que dans les mallettes de leurs « présidents-propriétaires » s’insurge de constater que « Lushima, récidiviste de son état pour avoir été récemment sanctionné avec mille difficultés par le CSAC pour des faits analogues, se permette d’utiliser un média public pour commettre des infractions pénales sans que cela n’émeuve ni les responsables de la RTNC, ni le Ministère des Médias, ni le CSAC et encore moins le ministère public ». Il estime que le journaliste a « violé les dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques dument ratifié par la République Démocratique du Congo et la Constitution » en laissant dire des vilenies sur Katumbi.

Des sources dans la capitale du cuivre estiment que le communiqué rageur de CDH réflète une attitude de basse flatterie intéressée, M. Katumbi étant réputé pour sa grande générosité à l’égard des flagorneurs. Losala qui maintient ses accusations est convaincu que CDH fait partie avec un certain nombre d’autres groupes de ces associations « faire-valoir » que Moïse Katumbi a créé, ou récupéré pour couvrir ses turpitudes. « Au nom de quel principe ils peuvent prétendre regretter de voir un agent payé par le trésor public se permettre en toute impunité d’utiliser un média public pour attenter à l’honneur et à la dignité d’un citoyen, tout en banalisant les véritables saignées qui ont privé le même trésor public de plus d’un milliard de dollars du fait de la mégestion de celui dont ils se font les avocats passionnés ? », s’interroge-t-il. Et de noter une certaine mauvaise foi dans le chef des auteurs du communiqué du CDH : « Alors que l’émission portait sur des présomptions d’actes d’indélicatesses de gestion et des voies de fait perpétrés par l’ancien gouverneur contre des entrepreneurs nationaux et étrangers qui étaient en concurrence avec ses intérêts commerciaux, les signataires de ce communiqué s’évertuent à accréditer la fausse information selon laquelle c’est le fait pour l’ex Gouverneur du Katanga d’avoir en date du 29 septembre 2015, exercé son droit de démissionner de son poste et de son parti politique le PPRD qui a été mis en cause au cours de cette émission ».-

J.N.

 

 

 

 

 

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