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CONSEQUENCES FACHEUSES DES «SANCTIONS» NEOCOLONIALES : L’exploitation du fer de la Tshopo gelée par les USA !

La RDC ne tirera pas profit de l’embellie des cours de fer et de l’inox, alliage du fer et du carbone, dont le kilo a dépassé les 2,20 Euros courant mars 2019, selon le London Metal Exchange (LME). L’Etat congolais est «puni» pour le péché supposément commis par un homme, de surcroît étranger par la volonté de l’administration Trump. Le Trésor américain a, en effet infligé il y a quelques mois, de nouvelles sanctions à l’homme d’affaires israélien Dan Gertler pour «corruption». Parmi les quatorze entreprises ciblées par les sanctions américaines, cinq sont basées en RD Congo, dont Oriental Iron Company, Orico. L’homme d’affaires israélien avait entrepris une prometteuse prospection minière dans la région de Banalia à quelques 125 Km au nord de Kisangani, dans la province de la Tshopo, où un autre géant mondial du fer, Rio Tinto, compte étendre ses tentacules. Orico aurait dû passer à la phase d’exploitation et acheminer de Banalia au port de Matadi au Kongo Central, quelques 65 millions de tonnes de fer par an pour l’exportation. Mais rien n’a été fait parce que les Etats-Unis soupçonnent l’homme d’affaires israélien de «graves actes de corruption».
Depuis maintenant dix mois, l’Etat rd congolais ne parvient pas à trouver un repreneur du projet Oriental Iron company. Alors que la production de fer vantée du géant anglo-australien Rio Tinto – qui s’était également annoncé dans la région- s’est limitée à un effet d’annonce. Selon la chambre des Mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Rio Tinto hésiterait encore à investir du lourd en RDC pour des raisons de «stabilité sociopolitique». Le récent sondage – début mars 2019 – de l’institut Frazer qui classe la RDC au bas du tableau des pays disposant d’un cadre juridique minier attractif refroidirait les ardeurs des opérateurs miniers.
Toutefois, il existe d’autres projets d’extraction de fer dans la région de Luebo, dans la province du Kasaï Central, et au Katanga, avait annoncé en grandes pompes le ministère des Mines. Mais jusque-là, rien à signaler, ni côté production ni côté recettes pour le Trésor.
Et pourtant, la guerre de l’acier qui se profile Outre-Atlantique aurait eu à coup sûr des effets jusque dans les carrières de Banalia. Les cours mondiaux du fer font du yo-yo sur toute l’année. Le prix indiqué dans les bourses représente un composite calculé par MEPS, le leader mondial de l’analyse de marché de l’acier, à partir d’inox de type 304 sur trois régions (Europe, Asie, Amérique duNord). En octobre 2018, le prix de l’inox s’établissait à 2574 USD la tonne, en baisse de 4% sur un mois et en hausse de 0,9% sur un an, selon le London Metal Exchange. Dont les experts rappellent toutefois que, comme l’acier et la ferraille, l’inox ne fait pas l’objet de cotations en bourse et est échangé par contrats entre acheteurs et vendeurs, ou par l’intermédiaire de négociants.
nouvelles autorités congolaises de savoir ce qu’elles veulent dans cette véritable guerre économique imposée au pays. Les Etats n’ont pas d’amis, seulement des intérêts.
POLD LEVI

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