Politique

CNSA : Kamerhe menace de tout fiche en l’air

S’il n’est pas président du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Electoral (CNSA), l’UNC Vital Kamerhe plaquera l’attelage institutionnel issu de l’accord de la Saint Sylvestre. C’est l’information, en forme de chantage, qu’un proche de l’intéressé a confié, lundi 12 juin 2017, à nos confrères de Politico.cd.
Le patron de l’Union pour la Nation, déjà candidat malheureux à la primature au terme du dialogue de la Cité de l’Union Africaine, dont il avait pourtant été un des artisans du succès, s’était empressé de déclarer sa candidature à la présidence du CNSA aussitôt après le décès d’Étienne Tshisekedi.
Lorsqu’à l’occasion du 1er anniversaire de la création du Rassemblement des forces politiques et sociales, le 10 juin dernier, le 1er ministre Bruno Tshibala affirme que c’est co-listier de la plate-forme, Jospeh Olenghankoy, qui doit hériter du poste laissé vacant. Kamerhe pique une sainte colère et proteste énergiquement contre les déclarations du 1er. «Je crois que Bruno Tshibala n’a pas compris son rôle de premier ministre. Comment peut-il dire que c’est Olenghankoy qui sera le président du CNSA en violation de l’accord du 31 décembre? », aurait-il fulminé auprès d’un proche qui s’est empressé d’en parler à Politico.cd. « Si je ne suis pas président de cet organe, je boycotterai. Car j’ai la compétence des gestions. En exemple notamment, j’étais commissaire général adjoint au commissariat général du gouvernement (AFDL) chargé des relations avec la MONUC…..et je ne peux pas accepter de me laisser faire. Soit je suis président, soit je ne suis pas dans cette histoire » aurait menacé VK.
Le dossier est pris en charge par de la présidence de la République. Toutes les parties au dialogue du centre inter-diocésain ont d’ores et déjà déposé les listes de leurs délégués au CNSA auprès du cabinet du chef de l’Etat, à l’exception du Rassemblement dirigé par Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, renseignent nos sources.
L’accord du 31 décembre attribue ce poste au président du Conseil des sages du Rassemblement, mais depuis le décès d’Étienne Tshisekedi, toutes les parties ont remis en cause le consensus autour de cette question et ont exigé un nouveau consensus pour son remplaçant.
AVEC POLITICO.CD

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