Economie

BUDGET 2020 : Des crédits provisoires pour Ilunga Ilunkamba

L’abbé Ntshole, SG de la CENCO, félicite le gouvernement pour avoir porté le budget 2020 à 10 milliards de dollars. Doiton s’en féliciter ou soupçonner une démarche pharisienne…En tout cas, le recevant mercredi 6 novembre, le VPM et ministre du Budget, le CACH-UNC Baudouin Mayo n’a point affiché son enthousiasme pourtant naturel.   L’autre réalité est que le projet de loi des finances 2020 ne passera pas dans les Chambres  comme une lettre à la poste. Pas d’examen encore moins le vote de la loi des Finances dont le budget 2020 avant la reddition des comptes de l’exercice clos, c’est -à-dire 2018. Hélas, à 7 semaines de la fin de l’année 2019, la loi rectificative de l’exercice budgétaire n’a pas, non plus été présentée au Parlement. L’Exécutif n’en ferait qu’à sa tête… confusément.  Selon certains de nos lecteurs, Le Maximum aurait usé d’une plume de fer BUDGET 2020 Des crédits provisoires pour Ilunga Ilunkamba dans ses précédentes éditions an barrant sa Une d’une manchette cimeterre, «le spectre du roi Fainéant ». Et pourtant, à la queue leu leu, des périodiques de la place ont, à la suite du Maximum, péroré, à l’instar de ce quotidien qui se veut plein de potentialités comment la machine de l’État ne tourne pas encore à plein régime. Qu’en dehors de l’institution Président de la République qui aurait déjà fait exploser ses allocations budgétaires pour l’exercice 2019, d’autres institutions de la République baignaient dans la disette, notamment le Parlement et nombre des ministères où les frais de fonctionnement ne tombaient qu’à compte-gouttes. C’est une lapalissade, il ne faut guère être expert en économie pour s’en apercevoir : l’Etat sinon ses institutions majeures fonctionnement en rade des requis et des pré-requis de la loi des finances publiques, Lofip. Selon la commission ECofin et contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, un collectif budgétaire était attendu au premier trimestre 2019 en vue de corriger de graves écueils contenus dans le budget présenté par  Tshibala Nzhenze. Rien n’est venu. Sinon une nouvelle équipe gouvernementale, le cabinet Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Son VPM et ministre du Budget, le CACH-UNC Jean Baudouin Mayo Mambeke, est revenu sur la question du budget rectificatif pour annoncer l’intégration du fameux programme des Cent jours du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Mais l’annonce du ministre en charge du Budget n’aura jamais dépassé le seuil de bonnes intentions. S’il l‘on s’en tient à la logique de la LOFIP, loi sur les finances publiques, qui accorde respectivement 40 jours  à l’Assemblée et 20 jours au Sénat pour l’examen, le débat et le vote du budget, le Chef de l’Etat ne saurait promulguer la loi des finances 2020 avant février de l’année prochaine. A moins que députés et sénateurs se complaisent dans un travail qui n’a pour finalité de rester dans le délai constitutionnel. Selon la constitution, à défaut d’être déposé en temps utile pour être promulgué avant le début de l’exercice par le Chef de l’Etat, le budget est postposé en faveur des crédits provisoires  que le gouvernement doit solliciter du Parlement. Or selon la constitution, l’exercice budgétaire commence le 1er  janvier et se termine le 31 décembre. Et si la loi de finances de l’année n’a pu être mise en vigueur au premier jour du mois de février de l’exercice  budgétaire, le Président de la République, sur proposition du gouvernement délibérée en Conseil des ministres, met en exécution le projet de loi de finances, compte tenu des amendements votés par chacune des deux Chambres. Même s’il est acquis que le gouvernement Ilunkamba devrait déposer son projet de budget, quinze jours avant la fin de la session budgétaire, pour s’épargner une démission en bloc,  avant le 1er décembre, la session parlementaire devant se clôturer le 15 décembre 2019. Pour autant, les crédits provisoires s’imposent si jamais le Chef de l’Etat renvoie au Parlement le budget pour réexamen.  A ce jour, aucun pronostic des experts n’est favorable au gouvernement et à son budget face  à la course contre la montre constitutionnelle auquel il est engagé.

POLD LEVI MAWEJA

Hits: 21

Partagez cet article