Politique

AFFAIRE CINQ CONTINENTS – SCTP : Johnny Lomata réagit face aux allégations de scooprdc.net

En réaction à l’article de scooprdc.net intitulé «Tribunal de Commerce de Kinshasa Gombe : Mafia des juges pour désargenter la SCTP» publié le 07 juin 2021, où il était fait mention d’une combinaison entre Johnny Lomata, propriétaire de la société Cinq continents, et les juges du tribunal de commerce de Kinshasa-Gombe pour dépouiller la Société commerciale de transports et ports (SCTP, ex-Onatra) de peu de ses ressources financières dans des procès bidons, Johnny Lomata accuse l’avocat de la SCTP de manipuler l’opinion publique en vue de la conditionner et saper la justice congolaise dans une affaire judiciaire claire où son client a perdu le procès. Ci-dessous, la mise au point du propriétaire de Cinq continents à scooprdc.net:
«Monsieur Lomata wa Lomata Johnny vient par la présente, à titre de droit de réponse, dénoncer des accusations graves et irresponsables de la part d’une entreprise publique qui recourt, pour ce sale exercice, aux services payants d’un avocat qui a déjà publiquement injurié le chef de l’Etat. C’est pour cacher la mauvaise gestion du dossier et la méconnaissance criante du droit sur la question que la SCTP SA se verse dans des contre-vérités en jetant l’opprobre sur la personne de M. Lomata et même sur une institution judiciaire de la République en s’attaquant gratuitement à son président.
Pourtant, c’est à la suite du vol au port de Matadi de 75.840 (septante cinq mille huit cent quarante) sacs de ciment appartenant à la société Cinq continents SARL par les agents de SCTP SA que celle-ci a été condamnée en date du 03 octobre 2016 par le tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe au paiement de la somme de 834.240 USD représentant la contre valeur des 75.840 sacs de ciment volés, en raison de 11 USD le sac, en deçà même du vrai prix d’un sac de ciment à l’époque, et aux dommages-intérêts de 15.000 USD (quinze mille dollars américains), montant totalement dérisoire au regard de l’énorme préjudice commercial et financier subi par la société Cinq continents. Et M. Muyoyo n’était pas encore président de ce tribunal.
Ce litige découle donc d’un cas flagrant de vol de biens par les agents de la SCTP SA, constitués à coup sûr en un réseau mafieux dans la mesure où de telles quantités de marchandises ne peuvent pas sortir du port de Matadi sans une chaîne de complicité. C’est à se demander si ces voleurs ont été sanctionnés.
Les concessions faites par transaction signée le 23 septembre 2019 aux fins d’exécution à l’amiable de cette décision depuis lors coulée en force de la choses jugée n’ont jamais été respectées par la SCPT SA. Tirant les conséquences de la violation des termes de la transaction, plusieurs mois après sa conclusion, la société Cinq continents l’a dénoncée par sa lettre du 29 juin 2020 et a demandé par la même occasion l’exécution parfaite et intégrale de la décision judiciaire. Ce qui a justifié les saisies pratiquées en exécution forcée d’une condamnation judiciaire dont les contestations par SCTP SA ont été rejetées par le tribunal de commerce. Celui qui maîtrise la science du droit sait qu’une transaction ne peut être opposée par l’une des parties que si elle en a respecté les conditions.
Dès lors et face à pareilles évidences, il devient moralement inacceptable que le recouvrement forcé d’un montant résultant d’une juste condamnation judiciaire devenue depuis des années irrévocable soit constitutif de «pillage de 849.115 USD de la SCTP SA» alors que le même montant n’est rien d’autre que la contre valeur de 75.840 USD des ciments volés il y a déjà 5 ans révolus. Faut-il donc admettre que le vol des marchandises des tiers au port de Matadi fait désormais officiellement partie de mission de service public de la SCTP SA ?
Les accusations de la SCTP SA tant à l’égard de M. Lomata qu’à l’égard d’une juridiction qui a dit le droit en remettant la société Cinq continents dans ses droits établit une réelle légèreté dans la gestion de la chose publique, lorsqu’en plus cette société, aux fins de salir une autre structure publique, doit en plus utiliser une personne qui a injurié le chef de l’Etat à travers la presse.
La société Cinq continents Sarl exhorte tant les autorités politico-judiciaires que l’opinion publique de ne pas se laisser choir dans la manipulation de la SCTP SA et aux accusations calomnieuses tant contre M. Lomata Johnny que contre le tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe. La somme de 834.240 USD que la société Cinq continents peine à recouvrer n’est que la contre-valeur de ses 75.840 sacs de ciments volés par les agents de la SCTP SA en complicité certaine avec ses autorités».
NDLR : aux questions de scooprdc.net sur la provenance de la cargaison et l’année d’arrivée ainsi que le nombre total des sacs de ciment en question et leur nature, l’un des avocats de Johnny Lomata explique qu’il s’agit du ciment blanc en vrac en provenance de Chine dans une cargaison de 130.000 sacs. Selon lui, à son arrivée au port, cette cargaison est tombée sous le coup de la décision de l’alors ministre de l’Economie nationale Modeste Bahati qui interdisait l’importation du ciment de l’étranger. C’est pendant que l’on cherchait à lui expliquer que ce stock a été commandé avant sa mesure que les agents de la SCTP soutiraient allègrement ce ciment blanc en vrac, sac par sac jusqu’à atteindre la quantité incriminée reconnue par la direction de leur entreprise. Cette version est rejetée par l’avocat de la SCTP qui dénonce un montage en exigeant la facture ou les factures d’achat du ciment prétendument volé. Imbroglio.
HO

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