A en croire les données de la BCC, les dépenses publiques de la RDC ont atteint 1.052,2 milliards FC à mi-août 2026, alors que les recettes mobilisées sur la même période se sont établies à 660,8 milliards FC, soit un écart de 391,4 milliards FC entre les dépenses et les recettes mobilisées.
Pour l’ensemble du mois d’août, le gouvernement prévoit 3.048,6 milliards FC de dépenses, contre 2.274,5 milliards FC de recettes et dons. Le besoin de financement prévisionnel s’élève ainsi à 774,1 milliards FC.
Cette situation intervient alors que les prix sont en hausse, en dépit du ralentissement de l’inflation. Selon la note de conjoncture économique de la banque centrale du Congo, au cours de la première semaine d’août, l’inflation hebdomadaire s’est établie à 0,185 %, contre 0,207 % une semaine auparavant.
En cumul annuel, l’inflation nationale atteignait 6,034 %. Les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées demeurent parmi les principales sources de pression sur les prix, dans un contexte marqué notamment par les coûts de transport et les difficultés d’approvisionnement.
L’évolution des dépenses publiques constitue donc un indicateur important pour les finances de l’État, mais aussi pour le pouvoir d’achat des ménages. Le défi pour le gouvernement reste de financer ses priorités tout en maîtrisant le déficit et les facteurs susceptibles d’alimenter l’inflation.
Pascal Lookolo