Alors que Kinshasa fait face à l’insalubrité de plus en plus grandissante, la question de l’assainissement de la ville pose problème.
Dans plusieurs grands axes de la capitale congolaise, on est confronté à une absence criante de poubelles publiques.
Aux stations de taxis et taxi-bus, dans les marchés et à certains coins de rues, des sachets en plastique, divers déchets et ordures ménagères s’accumulent progressivement. En l’absence d’endroits adaptés à cette situation, difficile de se débarrasser de ces montagnes d’immondices, certains habitants se contentant de les jeter par terre ou carrément sur la chaussée, contribuant ainsi à la formation de dépotoirs improvisés.
Voilà qui suscite de l’inquiétude dans l’opinion alors qu’avec cette accumulation de déchets sur les espaces publics favorise la propagation de maladies, du fait des exhalaisons des odeurs pestilentielles ainsi que la présence d’insectes et de rongeurs que cela génère.
Les kinois redoutent également les conséquences sur leur environnement immédiat, surtout pendant cette saison des pluies.
Les déchets dont les bouteilles en plastic jetées dans les rues et dans les caniveaux obstruent ces voies d’évacuation et augmentent les risques d’inondations dans certains quartiers. «J’ai constaté que depuis le quartier 1 jusqu’à Pascal, les poubelles publiques sont presque inexistantes. J’avais une bouteille vide en main et, faute de trouver une poubelle, j’ai fini par la jeter sur la voie publique», a avoué un kinois.
Déjà, des voix s’élèvent pour interpeler appeler l’autorité urbaine et l’inciter à renforcer la mise en place de poubelles publiques dans les lieux stratégiques de la ville, afin d’améliorer l’assainissement et préserver la santé de la population.
ML