La RDC figure parmi les pays africains les moins bien classés dans l’édition 2025 de l’Indice de perception de la corruption (IPC), publié mardi 10 février par Transparency International. Le pays occupe le 163ᵉ rang mondial sur 182 États et territoires évalués, confirmant la persistance de défis structurels en matière de gouvernance publique.
L’IPC mesure la perception du niveau de corruption dans le secteur public sur une échelle de 0 (forte corruption) à 100 (faible corruption), en s’appuyant sur 13 sources de données externes, dont la Banque mondiale et le Forum économique mondial. À l’échelle du continent, l’Afrique demeure la région la moins performante, avec seulement quatre pays affichant un score supérieur à 50 points.
En tête du classement africain figurent les Seychelles (68 points, 24ᵉ rang mondial), suivies du Cap-Vert (62 points, 35ᵉ rang), du Botswana et du Rwanda (58 points chacun, 41ᵉ rang mondial). Ces pays confirment leur positionnement comme les environnements institutionnels les plus stables du continent en matière d’intégrité publique.
À l’opposé, la RDC partage le 163ᵉ rang mondial avec les Comores, se situant devant le Burundi (167ᵉ), la Guinée équatoriale (172ᵉ), le Soudan (175ᵉ), l’Érythrée et la Libye (177ᵉ), ainsi que la Somalie et le Soudan du Sud (181ᵉ).
Plus globalement, le rapport souligne une dynamique contrastée en Afrique : 14 pays ont amélioré leur score par rapport à 2024, 16 ont enregistré une régression et 24 ont stagné. Malgré ces évolutions, le continent reste caractérisé par une forte perception de corruption, notamment dans la gestion des finances publiques et des marchés publics.
Transparency International estime que cette situation affecte l’accès aux services essentiels, freine l’investissement et alimente la défiance à l’égard des institutions. Au niveau mondial, la moyenne de l’IPC est tombée à 42 points sur 100, son niveau le plus bas depuis plus d’une décennie. Sur les 182 pays évalués, 122 obtiennent un score inférieur à 50.
Le Danemark conserve la première place mondiale avec 89 points, devant la Finlande (88) et Singapour (84), illustrant le lien étroit entre qualité institutionnelle, stabilité économique et attractivité des investissements. Pour la RDC, ce classement intervient dans un contexte marqué par des réformes affichées en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption.
Toutefois, la position occupée dans l’édition 2025 de l’IPC souligne l’ampleur des efforts restant à fournir pour améliorer la transparence, renforcer les mécanismes de contrôle et restaurer la confiance des investisseurs et des citoyens.
DM