Le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a effectué une visite de travail à Luanda (Angola), dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC et les efforts régionaux pour relancer les initiatives de paix. Invité par son homologue angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine (UA), Tshisekedi a séjourné dans la capitale angolaise du 8 au 9 février 2026 pour des échanges de haut niveau portant sur la situation sécuritaire, les démarches de médiation et la recherche d’un apaisement durable dans l’Est du Congo.
Au centre des discussions entre les deux chefs d’État figuraient les initiatives diplomatiques en cours pour restaurer la paix dans l’Est de la RDC, région confrontée à des affrontements avec les RDF et leurs affidés du M23. Cette visite s’inscrit également dans un effort élargi pour coordonner les actions entre la RDC, l’Angola et d’autres partenaires régionaux, en vue de relancer les processus de médiation. Des personnalités comme le président togolais Faure Gnassingbé et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo ont également été invitées à ces échanges, reflétant l’importance de la concertation africaine dans la recherche d’une solution politique à la crise.
Coopération et soutien aux processus internationaux
Les deux dirigeants ont réaffirmé leur soutien à des initiatives de paix internationales, notamment les processus de paix de Washington et de Doha, visant à construire des cadres diplomatiques pour apaiser les tensions et poser les bases d’un règlement politique durable dans la région. Cette position commune souligne la volonté de Kinshasa et de Luanda de coordonner leurs efforts non seulement au sein de l’Afrique, mais aussi avec des partenaires externes impliqués dans la recherche de la paix.
L’Angola joue un rôle de premier plan dans la dynamique diplomatique autour de la crise congolaise. En 2025, Luanda avait tenté d’organiser des négociations directes entre le gouvernement congolais et le M23, marquant une étape importante dans les efforts de médiation, malgré des difficultés et des ajustements de position au cours du processus. En sa qualité de n° 1 de l’UA, le président angolais a régulièrement rappelé l’importance de consultations régulières et d’une coopération renforcée entre les États de la région pour résoudre les tensions et promouvoir la stabilité.
D’aucuns estiment que cette rencontre renforce les liens bilatéraux entre la RDC et l’Angola et confirme la détermination des deux pays à intensifier la concertation stratégique face aux défis sécuritaires en ce qu’elle intervient à un moment critique où la communauté internationale et les partenaires régionaux s’efforcent de trouver des solutions politiques aux conflits armés dans la région des Grands Lacs.
J.L.