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SUSPENSION DES PARTIS POLITIQUES REBELLES : Dilemme entre pensée unique et pensée atomiste

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Les chefs des partis politiques suspendus
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En RDC, beaucoup de sang a coulé depuis 30 ans, modifiant sensiblement la perception de l’opinion sur ce qu’il est convenu de taxer de pensée unique contraire à la démocratie. Trois décennies après la première agression militaire rwando-ougando-burundaise, qui sonna le glas du régime dictatorial du maréchal Mobutu, nombreux sont ceux qui se découvrent partisans de certaines méthodes de gestion politique, centralistes et unificatrices, du défunt président, ainsi qu’en atteste une exposition dédiée à sa vie organisée récemment à Kinshasa. Nombre d’acteurs politiques, de l’opposition et de la majorité au pouvoir l’ont honorée.

Après 30 années de rébellions, de tueries de populations civiles et d’instabilité politique chronique, le «léopard» regagne des galons dans l’estime de nombre de ses compatriotes, à l’évidence. Au cours de l’exposition organisée dans l’enceinte du nouvel édifice dédié aux activités artistiques à Kinshasa, en face du Palais du Peuple, chacun y est allé de son mot gentil à l’endroit de l’homme qui était présenté, il y a peu encore, comme l’incarnation des malheurs des Congolais. Le temps aura fait son travail mieux que quiconque, révélant, notamment, que ce qui était présenté comme une «pensée unique» aurait pu être une «pensée ou une conviction commune» raisonnablement acceptée par tous. Particulièrement, autour des questions sécuritaires qui ont emmené de vie à trépas, des millions de Congolais inoffensifs. Même au nom des sacro-saints principes démocratiques et des libertés individuelles.

Exposition mobutiste en haut du pavé

A Kinshasa, le gouvernement et la majorité au pouvoir, dont les têtes couronnées ont acquis leurs lettres de noblesse politique en combattant la dictature mobutiste, ne se sont pas prononcés outre mesure sur l’exposition mobutiste organisée par l’UDEMO (Union des Mobutistes), le parti politique de Mobutu Nzanga, un des fils du défunt maréchal encore en vie. Mais, ils n’ont pas désapprouvé puisque le président de la République, l’UDPS Félix Tshisekedi a poussé l’élégance politique jusqu’à honorer de sa présence l’exposition historique en mémoire de l’aigle de Kawele qui persécuta son père Etienne Tshisekedi. L’homme de la démocratisation chahutée du 24 avril 1990 paraît désormais beaucoup moins «démoniaque» que ceux qui lui ont succédé, la kalachnikov en bandoulière, et se distinguent négativement en refusant toute perspective de gestion politique autre qu’un partage du pouvoir entre belligérants féroces, armés jusqu’aux dents. Le célèbre «Cedant arma togae» de Cicéron (que les armes cèdent à la toge) n’avait jamais été à ce point relégué aux oubliettes de l’histoire nationale en RDC. Ça ne plaît pas. Loin s’en faut.

La suspension en cascade de partis laisse indifférents

Depuis le début du mois de novembre en cours, le gouvernement congolais a annoncé la suspension des activités d’un certain nombre des partis politiques de l’opposition. Pour collusion avec l’ancien président Joseph Kabila, condamné à mort par contumace par la justice militaire en raison de son rôle dans les rébellions qui dévastent la partie Est de la RDC, le 25 décembre 2025. A la faveur d’un conclave tenu à Nairobi (Kenya), les 14 et 15 novembre dernier, qui a réuni quelques acteurs politiques de son obédience, le président de la République honoraire a mis sur pied une nouvelle plateforme politique, «Sauvons la RDC», dont l’objectif semble être de porter la parole politique des rébellions armées qui lui sont attribuées. Kinshasa n’a pas hésité à suspendre les activités de tous les partis politiques dont les dirigeants ont pris part au conclave kényan : le PPRD de Joseph Kabila lui-même, la LGD de Matata Ponyo, son ancien 1er ministre, également condamné pour détournement de derniers publics, Piste pour l’émergence, de Seth Kikuni, l’AAP de Théophile Mbemba, l’UDA de Claudel André Lubaya, le MPCR de Jean-Claude Mvuemba, l’ATD de José  Makila, le MLP de Franck Diongo. Des partis aussi peu connus de l’opinion que la COFEDE, le PNEC, l’UPC et l’ADCP subissent, eux aussi, le même sort pour accointances ou sympathies rebelles.

La démocratie ne se construit pas à la kalachnikov

Le gouvernement va même plus loin, puisqu’il a saisi le Conseil d’Etat pour obtenir la dissolution pure et simple d’une douzaine des partis politiques de l’opposition accusées de connivence avec la rébellion armée.

Le ministère de l’Intérieur et sécurité, à l’initiative de cette démarche, reproche à ces formations politiques d’avoir violé les principes de consolidation de l’unité nationale, de compromettre la souveraineté de l’Etat congolais et de menacer la sécurité et l’intégrité du territoire national. La démarche gouvernementale est adossée à la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques. Elle prohibe, expressis verbis, toute activité à caractère militaire ou assimilé dans le chef des partis politiques en RDC.

Ciblage des communautés congolaises par l’AFC/M23

Dans l’opinion, les décisions gouvernementales n’émeuvent pas grand monde. Malgré la réaction de «Sauvons la RDC», la nouvelle plateforme kabiliste. Dans un communiqué publié le 3 novembre dernier, les partisans de Joseph Kabila crient haro sur un acte qu’ils assimilent à la répression du pluralisme politique, l’État de droit et la liberté d’association. «Sauvons la RDC prend acte du fait qu’en lieu et place de gagner la paix, de consolider la démocratie et de raffermir la cohésion nationale, Monsieur Félix Tshilombo a fait le choix de tensions et de promotion de la violence d’État, en vue d’effacer toute trace d’une opposition à son régime, ramenant la RDC à l’ère de la pensée unique ou du parti unique, aujourd’hui érigé en infraction imprescriptible de haute trahison par la Constitution», avance le communiqué. Un argumentaire qui ne porte guère au-delà des cercles partisans des kabilistes, tant il transpire un cynisme sans fards qui n’échappe à personne. «On ne gagne pas la paix en fomentant des rébellions qui massacrent ses propres compatriotes pour servir une stratégie hégémonique étrangère. On ne consolide pas la démocratie en prenant les armes pour un oui ou pour un non. On ne raffermit pas la cohésion nationale en ciblant les communautés non Tutsies de l’Est», déclare Séraphin Kangudie, un analyste politique de Lubumbashi.

Contre les rébellions armées, les Congolais semblent unanimes. Il n’est plus question de les tolérer ou les banaliser.

J.N.

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