Le Maximum

Informations générales

Notification Voir plus d\\\'articles
Font ResizerAa
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS

Le Maximum

Informations générales

Font ResizerAa
Search
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Suivez nous
Le Maximum > Blog > A la une > NEGOCIATIONS DE PAIX DE WASHINGTON : Un accord laborieux
A la une

NEGOCIATIONS DE PAIX DE WASHINGTON : Un accord laborieux

LE MAXIMUM
LE MAXIMUM
Partagez
8 lecture minimale
Signature d’accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington
Partagez

La signature d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, le 27 juin 2025 à Washington, avait fait rêver plus d’un Congolais. Après trois décennies de dévastations, massacres, pillages et nettoyages ethniques, il y avait de quoi pavoiser. Quatre mois après, les négociations conduites par l’administration Trump, que l’on espérait capable de faire plier l’agresseur rwandais, traînent le pas. Suffisamment pour faire déchanter et provoquer ci et là, la reprise des hostilités dans les territoires martyres de l’Est rd congolais.

Dans quelques semaines, au cours du mois de novembre qui pointe à l’horizon donc, se tiendra une réunion cruciale dans le cadre du processus dit de Washington. Elle planchera sur la mise en œuvre de l’accord signé en juin dernier et l’avenir du processus de paix en général. Il s’agira, plus précisément, de la conduite des opérations relatives, d’une part, à la traque des rebelles rwandais des FDLR qui ont trouvé refuge dans les Kivu depuis 1994 et, d’autre part, la levée des mesures ‘’défensives’’, c’est-à-dire de l’occupation militaire du Rwanda à l’Est du Congo, et la fin des opérations ponctuelles et transfrontalières, selon le calendrier arrêté par le CONOPS. Et,  ce ne sera pas trop tôt, loin s’en faut.

Jusque-là, peu de progrès ont été enregistrés dans le processus de Washington. Certes, au terme de la troisième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, les 21 et 22 octobre derniers, la RDC et le Rwanda ont eu des discussions qui ont permis de définir les actions concrètes à entreprendre pour neutraliser les FDLR et mettre fin à l’invasion des RDF dans certaines entités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Trois semaines auparavant, le 1er octobre, les parties congolaises et rwandaises avaient franchi un important palier dans les négociations de paix en finalisant et en lançant officiellement un plan militaire et sécuritaire détaillé, le CONOPS, consacré au désarmement des FDLR et au désengagement des forces armées rwandaises de la RDC.

Des défis à relever

Il n’en reste pas moins de nombreux défis à relever et de points de blocage qui tirent en longueur le processus de paix. Notamment, le retrait des troupes et des mesures de défense rwandaises, que la RDC veut concomitant avec la neutralisation des FDLR, exigée par le Rwanda comme préalable à tout retrait. D’autant plus que sur le terrain des affrontements dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, les espaces territoriaux squattés par les dissidents rwandais accueillis au Kivu par le maréchal Mobutu sous la pression de la France sont passés sous occupation de l’armée rwandaise et ses supplétifs congolais de l’AFC/M23 depuis plusieurs mois. Ce qui place la RDC dans l’incapacité opérationnelle d’exécuter une obligation qui, selon l’accord de paix, lui incombe.

Le 11 octobre 2025, les FARDC ont ainsi publié un communiqué invitant les FDLR à déposer les armes. Un jour plus tard, le 12 octobre 2025, les FDLR ont dénoncé les manœuvres orchestrées par l’armée rwandaise pour les empêcher «de progresser vers le centre de la MONUSCO par des actions coercitives, des embuscades et des trahisons opérationnelles …». On ne sort pas de l’auberge. Des observateurs rappellent, à cet égard, que Kigali n’en est pas à sa première entourloupe du genre. Le 31 mars 2005, à Rome, au terme de laborieuses négociations entreprisses par la communauté catholique Saint ’Egidio, les FDLR déposèrent les armes, mais c’est Paul Kagame qui s’y opposa. En présence d’observateurs européens et africains, les rebelles rwandais conduits par Murwanashyaka, le président de la branche politique du mouvement, s’étaient engagés à déposer les armes et à rentrer pacifiquement au Rwanda. Pourvu que Kigali accepte un dialogue politique inclusif et garantisse la sécurité des rapatriés. Les rebelles qualifiés de génocidaires par Kigali s’engageaient à renoncer à l’usage de force pour conquérir le pouvoir au Rwanda ; condamnaient le génocide de 1994 en prenant leurs distances d’avec toute responsabilité politique ou morale y relative ; promettaient de collaborer avec les mécanismes internationaux de justice, en particulier, le tribunal international pour le Rwanda (TPIR) et à œuvrer en faveur d’un retour pacifique et volontaire de leurs membres sur le territoire rwandais. Mais rien n’y fit. Kagame avait rejeté la main ainsi tendue. Pour ne pas se priver du prétexte, autrement plus gratifiant, de ses juteuses incursions à répétition dans le riche territoire voisin de la RDC.

Points de blocage

L’autre point de blocage essentiel à l’évolution du processus de pacification de la RDC réside dans le désarmement des rebelles congolais de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda. Il fait l’objet d’un autre processus de paix, celui de Doha, entre la RDC et les rebelles, mené par la diplomatie qatarie. Après la signature d’un accord de principes, les parties au conflit ont convenu d’un mécanisme de vérification du cessez-le-feu auquel elles s’étaient engagées, le 14 octobre dernier. Selon un communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères, «l’Etat du Qatar, les Etats-Unis d’Amérique et l’Union africaine participeront en tant qu’observateurs, renforçant la transparence et soutenant les efforts régionaux et internationaux visant à garantir le succès du processus de paix dans la région des Grands Lacs ». Mais, on est loin de passer de la spéculation à la pratique, puisque le font dans les provinces de l’Est rd congolais est plus actif que jamais.

4 mois après la signature de l’Accord de paix entre la RDC et le Rwanda, la moisson demeure maigre. Selon un rapport du Baromètre des accords de paix en Afrique, publié au mois d’aout dernier, «jusqu’au 31 août 2025, seules 14 sur 30 tâches identifiées dans l’Accord de Washington ont été partiellement exécutées : quatre (4) tâches ont connu une exécution intermédiaire, une (1) autre a connu une exécution minimale et neuf (9) ont connu un début de mise en œuvre. Les 16 autres tâches restent à ce jour non exécutées, aucune initiative concrète n’ayant été observée pour leur démarrage».

Parmi ces tâches, les plus essentielles au retour effectif de la paix n’ont pas encore connu le moindre début de commencement : la mise en œuvre du plan harmonisé de neutralisation des FDLR ; l’intégration conditionnelle des groupes armés dans les FARDC et la PNC ; la promotion de la stabilité, la sécurité et le développement de la région ; l’aide humanitaire aux populations vulnérables ; la surveillance économique et la lutte contre la corruption dans les chaînes d’approvisionnement en minerais et dans les projets d’infrastructures et le règlement à l’amiable des différends.

J.N.

A propos

Journal d'informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo
Contact: +243 97 20 71 204
Email: administration@lemaximum.cd
 
LE MAXIMUM 30 octobre 2025 30 octobre 2025
Partagez cet article
Facebook Twitter Copy Link Print

Nous suivre

La rédaction vous conseille

ACCORD STRATÉGIQUE RDC-USA : Tshisekedi veut une task-force spéciale

APPEL AU CESSEZ-LE-FEU : Test pour le plan angolais

PAIE DES FONCTIONNAIRES DE L’ÉTAT : Le gouvernement rassure sur la stabilité économique

PLAN STRATEGIQUE TRIPARTITE DE L’IGF : Contrôle systémique et digitalisation

Les opinions émises dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs : PARADOXE : Kagame, pilleur milliardaire, laisse le Rwanda dans la misère

Lire aussi

ACCORD STRATÉGIQUE RDC-USA : Tshisekedi veut une task-force spéciale

19 février 2026
A la une

APPEL AU CESSEZ-LE-FEU : Test pour le plan angolais

19 février 2026
A la une

PAIE DES FONCTIONNAIRES DE L’ÉTAT : Le gouvernement rassure sur la stabilité économique

19 février 2026
A la une

PLAN STRATEGIQUE TRIPARTITE DE L’IGF : Contrôle systémique et digitalisation

19 février 2026
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS
Menu
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • MONDE
  • PROVINCES
  • COURRIER DES LECTEURS

Journal d’informations générales paraissant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

  • Avenue Njombo, 57 C/Ngiri-ngiri, RD-Congo
  • administration@lemaximum.cd
  • +243 97 20 71 204
Statistiques des visites
  • 2 764
  • 3 004
  • 66 585
  • 17 715 098
Facebook-f Instagram Twitter Youtube
Welcome Back!

Sign in to your account

Mot de passe perdu?