Dans le cadre de l’appui à la réforme des finances publiques, des responsables de l’IGF et de la Banque mondiale se sont réunis mi-octobre autour du renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’IGF dans sa lutte contre les détournements et pour l’amélioration de la gouvernance économique.
A l’issue de cette séance de travail, l’Inspection générale des finances (IGF) et la Banque mondiale ont officialisé un partenariat visant à intensifier l’expertise et l’efficacité dans le contrôle des finances publiques. Cette rencontre stratégique marque une étape majeure dans les efforts de la RDC en vue de l’amélioration de la gouvernance financière et de la promotion de la redevabilité.
L’inspecteur général des finances-chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a accueilli les émissaires de la Banque mondiale, avec à ses côtés Emmanuel Tshibingu, Inspecteur général des finances – chef de service adjoint, et Herman Iyeleza, Inspecteur général des finances – coordonnateur des brigades. La délégation de la Banque mondiale était constituée de cinq personnes, dont deux envoyés spéciaux présents physiquement et trois experts en visioconférence depuis le siège de l’institution à Washington, aux États-Unis.
Évaluation des missions et identification des besoins d’appui
L’objectif initial de la Banque mondiale était de s’enquérir en détail des objectifs, des résultats et de l’exploitation des missions de contrôle organisées par l’IGF, un exercice visant à évaluer la manière dont les conclusions sont mises à profit pour assurer la redevabilité des entités publiques et identifier les faiblesses structurelles nécessitant un soutien extérieur.
Les discussions entre les deux parties se sont concentrées sur les solutions envisageables pour moderniser et renforcer le contrôle des finances publiques en RDC. Elles ont également permis de définir les axes d’appui éventuel de la Banque mondiale, qui s’engage à fournir un soutien technique et logistique. L’objectif est de doter l’IGF d’outils nécessaires pour opérer avec une plus grande efficacité sa mission de surveillance, un rôle jugé capital pour le développement économique de la RDC.
Un soutien souhaité et opportun pour la réforme
Pour l’inspecteur général des finances-Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, cette rencontre est tombée à point nommé et reflète une volonté mutuelle de collaboration. Il a rappelé que la Banque mondiale joue déjà un rôle de premier plan en soutenant la réforme des finances publiques en RDC.
Néanmoins, vu l’ampleur des défis à relever pour la bonne gouvernance et la lutte contre la fraude, le gendarme financier a exprimé un souhait de voir cet appui se renforcer davantage.
Selon Bitasimwa, cet appui permettra à l’IGF de consolider ses capacités opérationnelles et techniques pour une meilleure surveillance des finances publiques à travers le territoire national.
Les deux parties ont exploré les solutions envisageables pour optimiser le contrôle des Finances publiques et défini des axes d’appui potentiels. L’objectif final est de permettre à l’IGF d’œuvrer avec une efficacité accrue dans le développement du pays.
Cette collaboration renforcée s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’administration financière congolaise. En unissant leurs expertises, la Banque mondiale et l’IGF entendent œuvrer de concert pour améliorer durablement la gestion des finances publiques en RDC et promouvoir une culture de redevabilité au bénéfice des citoyens.
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