Le Forum Citoyen International s’est clôturé mercredi 24 septembre 2025, après deux jours de débats riches et diversifiés. Organisée par le Centre d’Amitié Suisse–RDC en collaboration avec l’Inspection générale des Finances (IGF), cette première édition s’est achevée sur une note d’espoir, mettant en lumière la responsabilité partagée des acteurs présents.
La dernière journée a débuté par une présentation du programme par Sony Nlemvo, suivie d’une intervention remarquée du professeur Fabio Padovano, qui a présenté l’expérience italienne en matière de responsabilité et d’interactions financières entre les différents niveaux de gouvernement, insistant sur l’importance d’un équilibre entre centralisation et décentralisation ainsi que sur la nécessité de digitaliser les outils de gestion publique.
Les discussions ont fait émerger plusieurs pistes pertinentes : la décentralisation comme modèle adapté à la RDC, la transition progressive d’un système centralisé vers des pratiques décentralisées, et le rôle crucial de la technologie dans la modernisation des finances publiques. Second intervenant, M. Koumé a abordé la question du risque éthique dans la gestion des finances publiques, soulignant que l’éthique est essentielle à la crédibilité et à l’efficacité des institutions, tant en RDC que sur l’ensemble du continent africain.
Christophe Bitasimwa, chef de service à l’IGF s’est apesanti sur la nécessité d’instaurer des politiques publiques transparentes et rigoureuses, pivot de la bonne gouvernance et de la transparence financière en RDC. «Il est temps de traduire ces réflexions en actions concrètes au service de la bonne gouvernance», a-t-il déclaré avec conviction.
Les participants ont réagi de manière vive aux présentations, partageant des points de vue sur la décentralisation et la gouvernance éthique. Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, a, pour sa part, souligné l’importance de la participation citoyenne et de la justice dans la lutte contre la corruption. «Il faut que les juges s’intéressent à ces questions, et qu’ils ne soient pas eux-mêmes corrompus», a-t-il averti.
L’inspecteur général des Finances, Basile Omalowete, a quant à lui, insisté sur la nécessité d’adapter la décentralisation à la réalité congolaise. «Chaque pays a sa propre expérience de la décentralisation», a-t-il affirmé. Le journaliste Kibambi Shintwa a, lui, souligné l’importance de la vulgarisation des connaissances acquises durant le forum pour une meilleure compréhension de la décentralisation par la population. «Si cette décentralisation était expliquée comme nous venons de le découvrir, les caisses de l’État seraient pleines», a-t-il déclaré, non sans ironie.
Ces échanges témoignent du succès du forum en tant que plateforme de dialogue, ouvrant la voie à des réformes audacieuses et à une gouvernance plus éthique et inclusive.

Le Forum Citoyen International, qui a duré deux jours, a été une occasion unique pour les acteurs publics, experts et citoyens de se rassembler autour des enjeux cruciaux de la gouvernance éthique et de la décentralisation en RDC. Les discussions ont permis de partager expériences et bonnes pratiques, tout en identifiant des pistes concrètes pour améliorer la gouvernance publique.
Organisées sous le thème «Bonne gouvernance et gestion publique : expériences d’ailleurs, pratiques et perspectives croisées», ces assises avaient réuni un panel diversifié d’acteurs, incluant diplomates, universitaires, analystes, chercheurs et experts en finances publiques. L’objectif était d’établir un cadre propice à la réflexion et aux échanges sur deux enjeux cruciaux: la bonne gouvernance et la gestion efficiente des finances publiques.
Cette première édition du Forum citoyen international constitue une étape significative dans la volonté de la RDC de s’inspirer des meilleures pratiques internationales pour renforcer la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques.
Le Maximum