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CIBLE PAR UNE MOTION DE DECHEANCE A L’ASSEMBLEE NATIONALE : Kamerhe en mode pro domo

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Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale
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La pétition réclamant sa démission ainsi que celle de quatre autres membres du bureau de l’Assemblée nationale formellement déposée, lundi 15 septembre 2025, le sort de Vital Kamerhe paraît scellé. L’élu de Bukavu n’aura passé en tout et pour tout qu’un an et quatre mois à la tête de la chambre basse du parlement congolais. Sur les 371 députés qui avaient porté leur choix sur le candidat unique au perchoir en mai 2024, quelques 265 l’auront désavoué en signant la pétition initiée par le député Crispin Mbindule Mitono. Néanmoins, le président de l’UNC, un vieux briscard de l’arène politique, n’entend pas aller à l’abattoir comme un agneau.

Kamerhe n’a pas tardé à dégainer, à son tour. Par quelques médias bien côtés et dans les réseaux sociaux, il fait passer sa réplique. Pas très originale, puisqu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau à celle dont il usa pour tenter de faire vaciller la majorité kabiliste dans des circonstances quasi similaires en janvier 2015 : se présenter comme une victime expiatoire de la légalité constitutionnelle menacée par le pouvoir en place. Nos confrères de Jeune Afrique ont donné le ton, suivi des Belges de la Libre Belgique, même si pour certains observateurs, la Libre Afrique animée par Hubert Leclercq, que l’on dit très proche de l’opposant Moïse Katumbi  depuis le conclave de Genval de 2016, a vu son crédit fondre comme neige au soleil en RD Congo.

Citant des sources non autrement identifiées, Jeune Afrique a rapporté, lundi 15 septembre 2025, qu’au cours d’une réunion sur le dossier Kamerhe, Félix Tshisekedi aurait instruit Tony Shiku Kanku, haut-représentant du président de la République de faire échec à la pétition visant Kamerhe avant de revenir sur sa décision. «Plusieurs députés joints par Jeune Afrique affirment que Tony Shiku Kanku, tout comme le ministre des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, les ont personnellement contactés pour les inciter à accélérer la signature de la pétition appelant au limogeage de Kamerhe (…). Le président de l’Assemblée nationale n’a pas eu davantage de soutien de la part du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba (qui) a demandé à ses élus de signer le texte. Presque tous l’ont fait», écrit JA. Avant de glisser ce qui peut être considéré comme le casus belli : Vital Kamerhe est «considéré comme un obstacle à la modification de la Constitution et au projet de faire sauter l’article 220 sur la limitation du nombre des mandats», écrit l’hebdomadaire franco-africain dans cet article en ligne.

«En RDC, Vital Kamerhe jeté en bas du perchoir pour faciliter un changement de constitution. Ils n’avaient pas confiance en lui», titre pour sa part, le même lundi 15 septembre, Hubert Leclercq sans en référer à quelque source que ce soit. Olivier Kamitatu, autre porte-voix katumbiste, auteur d’une tribune parue mardi 16 septembre, affirme quant à lui que la pétition exigeant le départ de Vital Kamerhe du bureau de l’Assemblée nationale vise à l’écarter afin de déclencher le processus de changement de la constitution de 2006. «Le plan, ourdi par le professeur Mbata et sa clique de constitutionnalistes, est prêt. Objectifs annoncés : déverrouiller l’article 220, effacer le poste de premier ministre, instaurer un mandat présidentiel de sept ans. Le président issu du parti majoritaire serait ensuite secondé par un vice-président. Le ticket est déjà écrit : Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba», écrit cet ancien speaker de l’Assemblée nationale sous Joseph Kabila, actuellement porte-parole de Moïse Katumbi.

Procès d’intention sur la révision constitutionnelle

Le coup de com’ aussitôt relayé par des influenceurs proches du président de l’UNC surfe sur le vraisemblable pour paraître plus vrai encore. Le fait est que le projet de révision ou de changement constitutionnel est mis en exergue car Félix Tshisekedi ne s’en est jamais caché. On rappelle qu’au cours d’un entretien avec la diaspora congolaise en Europe, le président de la RDC l’avait justifié en évoquant, notamment, les retards intervenus dans la formation du gouvernement plusieurs mois après sa réélection en décembre 2023, un détail que ses détracteurs, parmi lesquels l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, ont toujours tenté de mettre sous le boisseau. Mais depuis les dernières offensives de l’armée rwandaise qui se sont soldées par l’occupation de Goma et Bukavu en janvier 2025, on ne trouve nulle part la moindre trace des intentions ou projets de glissement ainsi attribués à l’actuel chef de l’État congolais.

Sur le sujet, des observateurs rappellent ainsi que le président de la République et le speaker de l’Assemblée nationale ne se sont jamais retrouvés en porte-à-faux sur la question de la modification ou du changement de la constitution, même après que Félix Tshisekedi eut précisé ses idées sur la question en annonçant la mise sur pied d’une commission interdisciplinaire chargée d’étudier les contours du problème. «Le président de la République a indiqué qu’il mettra en place une commission multidisciplinaire qui sera chargée de réfléchir sur la question de la révision constitutionnelle. Cette commission n’est pas encore mise en place. Elle réunira des membres de toutes les forces politiques et vives de la nation et ne sera pas limitée à la majorité présidentielle. Mais il y a des gens qui ont le don de lire ce qui viendra et qui se mettent déjà à discuter», avait déclaré à ce propos le président de l’Assemblée nationale, le 10 janvier 2024.

Vital Kamerhe a martelé à l’occasion que «la révision constitutionnelle est une question prévue dans notre constitution. L’article 218 en détaille les modalités, notamment les acteurs habilités à initier ce processus : le président de la République, le gouvernement en conseil des ministres, chacune des chambres du parlement ou encore une pétition signée par 100.000 citoyens. Alors, où est le péché ? Nous sommes toujours dans la légalité constitutionnelle».

Les principaux sujets de frictions politiques entre les deux (ex ?) alliés politiques ont plutôt tourné autour des positions ambiguës du président de l’UNC sur la gestion de la crise sécuritaire qui déchire la RDC et les solutions à y apporter. Notamment, en rapport avec le dialogue proposé par les évêques de la CENCO et de l’ECC. A cela, se sont ajoutées ses démêlées avec un certain nombre de députés qui ont gravité autour de la gestion des hommes et des finances  de la chambre basse du parlement. «Kamerhe a perdu le contact avec la base, il n’a pas su défendre les intérêts des députés», rabâchait encore, lundi dernier, le principal instigateur de la motion contre le speaker, Crispin Mbindule, un ancien élu de l’UNC de Butembo, qui a intégré l’UDPS/Tshisekedi.

Divergences sur la restauration de la paix à l’Est

Sur la guerre qui sévit depuis trois ans à l’Est de la RDC, le président de la République et le président du bureau de l’Assemblée nationale n’ont quasiment jamais émis sur la même longueur d’ondes. Loin s’en faut. Le speaker de la chambre basse du parlement pour le compte de la majorité présidentielle n’a jamais dissimulé ses faveurs pour des négociations avec Kigali et ses supplétifs de l’AFC/M23 que le chef de l’État excluait formellement des négociations politiques auxquelles seule l’opposition non armée était éligible.

Au cours d’une «mission de pacification» à l’Est du pays, quelques jours après la prise de Bunagana par les forces coalisées RDF/M23/UPDF en janvier 2022, Vital Kamerhe avait surpris les observateurs et ses frères du Nord et du Sud-Kivu en les exhortant à «une cohabitation pacifique» au milieu des détonations de canons et de déflagrations d’obus, alors même que Tshisekedi engageait les Congolais à résister à l’agression armée rwandaise. Kamerhe prônait en outre «une politique de bon voisinage entre la RDC et tous ses neuf pays limitrophes», rapportait Lwahriba Musima, un influenceur proche de l’UNC. Justification avancée pour expliquer ce qui paraissait déjà difficile à digérer par les Congolais à l’époque des faits : «le secrétaire général de l’ONU a déclaré qu’il faut que le Rwanda, l’Ouganda et la RDC coopèrent pour finir cette guerre. Ce qui rejoint le triangle RDC-Rwanda-Ouganda qu’il (Kamerhe, ndlr) motive partout».

Porté à la tête de l’Assemblée nationale deux ans plus tard, l’élu de Bukavu n’a pas dévié d’une trajectoire jugée populiste par ses détracteurs, affichant une tiédeur à l’égard des efforts de reconquête des espaces perdus plutôt mal appréciée par ses collègues de la majorité au pouvoir (Union sacrée de la nation).

Abordant la question de l’occupation de la partie Est de la RDC à l’occasion de la clôture de la session ordinaire du parlement, le 15 juin 2025, Vital Kamehre a ainsi plaidé avec insistance en faveur de la poursuite des versements des salaires aux agents de la Fonction publique dans les territoires occupés, interrompus par la mesure de déconnexion du circuit bancaire national dans les zones occupées par le Rwanda et les renégats qui lui servent de supplétifs. «Il ne faut pas que la guerre constitue un alibi pour infliger à ces populations une double peine», avait-il déclaré au cours d’une plénière retransmise en direct sur les antennes de la télévision officielle. Ces propos furent perçus par certains, qui estimaient qu’ouvrir les vannes du circuit bancaire dans les régions occupées équivalait à financer l’agression rwando-rebelle elle-même, comme une attaque frontale contre les Intérêts Nationaux de la République. D’autant plus qu’ils rejoignaient les revendications exprimées peu auparavant par le leader de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, et l’ancien président en rupture de ban, Joseph Kabila sur cette question sensible.

Le président de l’Assemblée nationale fit de nouveau sensation en annonçant, du haut de la tribune de la salle des Congrès du Palais du peuple, le meurtre à Moba de 318 personnes par les FARDC. «C’est un drame qui ne peut laisser l’Assemblée nationale indifférente», avait bûcheronné Vital Kamerhe, ce qui avait entraîné un cinglant démenti des députés élus du Tanganyika et du haut commandement des FARDC qui firent état d’«un chiffre cumulé d’atrocités connues par la population depuis bientôt quatre ans». 

Entre Vital Kamerhe et la majorité à laquelle il avait appartenu jusque-là, les violons ne se sont pas toujours accordés sur de nombreux points, présageant les dénouements en cours.

J.N.

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LE MAXIMUM 18 septembre 2025 18 septembre 2025
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