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SURENCHERE REBELLE APRES DOHA : Le M23/AFC prend la défense de Kabila

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Réunion M23/AFC et Joseph Kabila à Goma
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A Goma, le 25 juillet 2025, la délégation du M23/AFC conduite par Benjamin Mbonimpa à Doha a animé un point de presse pour tenter de battre en brèche l’interprétation que Kinshasa donne de la Déclaration de principes signée 6 jours plus tôt, à leur entendement. Le groupe rebelle soutenu par le Rwanda a réaffirmé son opposition au principe du retrait des territoires sous son contrôle et affiché ses prétentions de demeurer un acteur incontournable de la gestion future de l’Etat. Il a aussi pris la défense de l’ancien président, Joseph Kabila, dont il exige la participation au dialogue politique à venir. Même si les principes auxquels l’AFC/M23 a adhéré à Doha comprennent la primauté de la constitution de la RDC, entre autres.

Le point de presse rebelle de vendredi dernier au chef-lieu de la province du Nord-Kivu sous occupation rwandaise, animé en français, en anglais et  … en kinyarwanda (sic !), entrecoupée d’applaudissements partisans et diffusé sur YouTube a été plus un chant de cygne qu’une séance de communication politique. Benjamin Mbonimpa, entouré des membres de sa délégation aux négociations de Doha avec le gouvernement de la RDC, s’est livré à une remise en question des principes auxquelles il venait de déclarer l’adhésion de son mouvement dans la capitale qatarie sur la question du retour des réfugiés, les mesures de confiance et le rétablissement de l’autorité de l’Etat, essentiellement.

Selon le porte-parole de rébellion, la Déclaration de principes signée à Doha, le 19 juillet dernier, établissait une sorte de statut égalitaire entre les parties signataires, sur le document et sur le terrain du conflit en RDC. «La Déclaration fixe le cadre en disant qu’il s’agit de deux parties, le M23/AFC et le gouvernement de la RDC», a-t-il lancé à la cantonnade.

Réviser la constitution congolaise ?

Enumérant ensuite les 8 points de la Déclaration de principes de Doha, le secrétaire exécutif du M23/AFC en a donné une lecture plutôt éclectique, stigmatisant ceux des points qui mettaient à mal la rébellion. «Nous allons discuter sur les différentes réformes qui auront lieu pour une bonne gouvernance. Nous allons proposer des réformes qui vont dans le sens d’améliorer le quotidien des Congolais. Par exemple, nous allons proposer le fédéralisme comme système qui fera décoller ce pays après 65 ans d’indépendance. C’est une cause profonde du conflit et nous allons travailler à cela», a-t-il commenté au chapitre de la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, qu’il présente comme un débat sur des réformes à engager. C’est pourtant le 4è point de la Déclaration, après ceux consacrés aux principes généraux, au cessez-le-feu permanent et aux mesures de confiance. «La restauration de l’autorité de l’Etat c’est la finalité du processus après avoir résolu toutes les causes profondes du conflit», reconnaît, néanmoins, le secrétaire exécutif de la rébellion qui ajoute niaisement que «ça ne sera pas avec le gouvernement de Kinshasa mais avec beaucoup d’autres acteurs».

Pour lui, les réformes ne se limiteront pas aux seuls territoires sous contrôle rebelle. «La sécurité qu’il y a ici, l’ordre qui règne à Goma, à Bukavu, nous allons l’étendre jusqu’à Kinshasa pour que nos compatriotes en bénéficient», pérore-t-il.

Conformité à la Constitution de la RDC

Moins d’une semaine auparavant, le chef de la délégation du M23/AFC avait pourtant apposé sa signature au bas d’une Déclaration de principes stipulant, dans ses principes généraux, qu’«en référence aux principes fondamentaux de la Constitution de la RDC, à la Charte de l’Union africaine, à la Charte des Nations Unies et à ses résolutions pertinentes, ainsi qu’au droit international, les Parties réaffirment leur engagement à résoudre le conflit par des moyens pacifiques, dans le but de protéger les populations civiles». Or, aucun de ces textes juridiques ne reconnaît la moindre parcelle de responsabilité à une entité  de facto, sans aucune assise constitutionnelle ou légale en RDC.

Au sujet de l’accord de paix à intervenir, qui conditionne la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire de la RDC, Mbonimpa  explique que dans son entendement, «il sera question de traiter toutes les causes profondes du conflit : gouvernance, justice sociale, autorité de l’Etat, retour des réfugiés. Ce sera un accord de paix global qui interviendra après la mise en œuvre de la Déclaration de principes, donc après la mise en œuvre des mesures de confiance. Cette matière ne sera pas traitée en phase 2. Avant que nous n’allions à Doha, tous nos prisonniers, plus de 700, doivent être libérés. Et ce cadre que nous allons mettre en place sera constitué par le CICR, l’AFC/M23, le Qatar, et bien sûr le gouvernement». Mais cette envolée oratoire du leader rebelle omet de relever que ces libérations s’effectueront conformément à la loi congolaise. Le 4è et dernier point du chapitre de la Déclaration consacré aux mesures de confiance stipule en effet que «la mise en place, avec la facilitation du CICR et dans le cadre de la loi congolaise, d’un mécanisme permettant l’organisation de la libération des prisonniers ou détenus par l’une ou l’autre des Parties». On est donc en droit de se demander d’où les rebelles tirent leur conviction que c’est à  leur libre arbitre qu’appartient le pouvoir de fixer le nombre de prisonniers à libérer.

«Pas de paix sans Joseph Kabila»

Le secrétaire exécutif de la rébellion s’est prononcé sur le cas de l’ancien président Joseph Kabila, poursuivi par la justice  militaire congolaise pour collusion avec un mouvement insurrectionnel, et dont le procès s’ouvrait à la Haute cour militaire à Kinshasa le même jour. «C’est un procès d’intention contre celui qui a été le père de l’alternance», a avancé Mbonimpa, avant de se lancer dans un véritable plaidoyer en faveur de l’ex-chef de l’Etat rd congolais. «La CENCO est venue chez nous, elle ne fait pas partie de l’AFC/M23 ; la Représentante de la MONUSCO aussi, toujours dans la recherche de la paix. Le président Kabila est arrivé chez nous. Il a été importuné partout, on ne lui a pas laissé le choix. Ce n’est pas autant dire qu’il est membre de l’AFC/M23. S’il va être tenté de venir vers nous, vu notre savoir-faire, il sera le bienvenu», déclare-t-il.

Mais Benjamin Mbonimpa se révèle comme à l’étroit dans cette posture  protectionniste et poursuit : «pensez-vous vraiment que dans ce pays, vous aurez la paix en excluant le président Joseph Kabila ? Il a donné sa jeunesse pour ce pays, il a tout fait pour que le Congo ait une image de respectabilité. Lui qui a fait que la dette publique de ce pays soit effacée, aujourd’hui nous en sommes à 13 milliards. Vous pensez vraiment qu’un dialogue sans lui soit un dialogue inclusif ? Ce sera un dialogue exclusif», n’a pu s’empêcher de  clamer Mbonimpa qui endosse, toute honte bue, le manteau de propagandiste de celui qui ne serait pas membre de son mouvement.

Pour tous les observateurs, le M23/AFC confirme ainsi ses liens avec le président honoraire de la RDC Joseph Kabila.

Pour le gouvernement congolais, le dossier du quatrième chef d’Etat congolais sera «pris en charge par l’accord final de Doha. Ses partisans là-bas veilleront à l’y intégrer», selon le vice-premier ministre et ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemin Shabani.

J.N.

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LE MAXIMUM 30 juillet 2025 30 juillet 2025
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