Le président Félix Tshisekedi a, à la 52ème réunion du conseil des ministres du vendredi 18 juillet 2025, exprimé sa vive préoccupation face à la résurgence des actes de tracasserie aux postes frontaliers, en particulier dans les aéroports ainsi que l’installation des barrières illégales, dénoncées par de nombreux voyageurs, opérateurs économiques et visiteurs étrangers.
Condamnant ces pratiques qui freinent la fluidité des échanges et nuisent à l’image du pays ainsi qu’à son économie, le chef de l’État a rappelé que l’instauration de l’Ordre opérationnel aux frontières visait à mettre fin à ces dérives et rationaliser la présence des services publics aux entrées et sorties du territoire national, en simplifiant les procédures de commerce extérieur, et en assainissant le climat des affaires.
Le chef de l’Etat note que le retour de ces pratiques constitue un revers grave pour les efforts de réforme en cours et une menace directe contre la crédibilité des institutions. «La restauration de l’autorité de l’État passe par la fin des comportements déviants», a-t-il martelé.
Pour y remédier, le président Tshisekedi a donné des instructions formelles suivantes aux membres du Gouvernement concernés et aux responsables de services spécialisés, notamment les vice-premiers ministres en charge de l’Intérieur, de la Défense et des Transports, aux ministres de la Santé et du Commerce extérieur, à l’ANR, à la DGM et autres services :
– Réalisation d’un audit ciblé et documenté des services actuellement présents aux frontières ;
– Élimination systématique de tout service ou agent non indispensable ou non mandaté par un texte légal ou réglementaire ;
– Assainissement du dispositif dans un cadre transparent, coordonné et efficace.
Le chef de l’Etat a insisté sur le fait que toute mesure prise doit respecter les impératifs de sûreté de l’État, dans un contexte sécuritaire national particulièrement sensible.
Sous la coordination du vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, un rapport conjoint d’évaluation est attendu dans un délai de quinze jours, incluant des recommandations concrètes, en vue d’une réorganisation durable du dispositif de contrôle aux frontières.
Avec cette nouvelle impulsion, le gouvernement entend réaffirmer sa volonté de mettre un terme aux abus qui minent l’efficacité des services publics, tout en redonnant confiance aux investisseurs et aux voyageurs.
JM