La grande fête du judo congolais démarre ce vendredi à Kinshasa où les meilleurs judokas venus des différentes provinces de la RDC se sont fixés rendez-vous.
La compétition qui va du 16 au 18 octobre 2026 réunit 7 ligues provinciales dont la majorité foulent déjà le sol kinois. Le tournoi s’annonce intense, avec des champions prêts à défendre les couleurs de leurs provinces et à se battre pour la gloire.
Les combats se déroulent au gymnase jumelé du stade des martyrs et les responsables de la coordination nationale ont échangé avec les professionnels des médias autour des enjeux sportifs et organisationnels de cette compétition mercredi 14 octobre.
Plusieurs préoccupations ont été soulevées, notamment l’accès du public, la question des élections au sein des instances de judo congolais et les objectifs poursuivis par cette édition.
Conduite en présence de Nicolas Lyanza, coordonnateur national de judo, cette rencontre a également permis de présenter les grandes lignes de la compétition, qui réunira sept ligues, dont six ligues provinciales et celle de Kinshasa. Un club invité, le Judo Club Akam, complète le plateau des participants après son titre de super champion de Kinshasa.
Sept ligues réunies autour du tatami
L’un des enjeux majeurs de cette édition réside dans la représentation des différentes ligues du pays. Selon les précisions communiquées au cours de la conférence de presse, six ligues provinciales prendront part à la compétition, aux côtés de la Ligue de judo de Kinshasa.
Pour maître Nicolas Lyanza, l’objectif principal de la Coupe du Congo est de mettre en lumière les talents issus des autres provinces et de leur offrir une meilleure visibilité au niveau national. Il s’agit également de contribuer au réajustement du processus de sélection des Léopards, afin que le recrutement des athlètes ne soit pas limité aux judokas évoluant dans la capitale.
Cette orientation place la compétition au-delà de la seule conquête des titres. Elle pose aussi la question de la détection des talents, de l’équité entre les différentes ligues et de la représentativité nationale dans la constitution des équipes congolaises.
Sur le plan sportif, les épreuves individuelles sont annoncées les 16 et 17 octobre, avec sept catégories chez les dames et sept chez les messieurs. La journée du 18 octobre sera, quant à elle, consacrée aux combats par équipes.
La participation de plusieurs ligues provinciales constitue donc une occasion de mesurer les progrès réalisés dans les différents espaces de pratique de judo congolais. Pour les responsables, l’ambition est de renforcer cette dynamique lors des prochaines éditions, avec une participation plus large des ligues du pays.
L’accès à la compétition est gratuit, mais un tarif devrait toutefois être communiqué.
Une précision attendue par les amateurs de judo qui souhaitent venir soutenir les athlètes et suivre les différentes confrontations au gymnase jumelé du stade des martyrs.
Quant aux élections au sein des instances dirigeantes du judo, notamment celles désignées sous les appellations FIJ et UAJ, et non d’un candidat à une fonction élective, aucune réponse précise n’a été donnée.
Le sujet demeure donc une préoccupation pour les acteurs concernés, dans un contexte où la gouvernance des structures sportives constitue un enjeu important pour la continuité et le développement de la discipline.
Plutôt, le coordonnateur national a dit reconnaître le principe de la mise en place d’un calendrier, tout en évoquant les difficultés liées à la participation de certaines ligues.
L’objectif serait de développer des mécanismes permettant une meilleure planification des activités et une participation plus régulière des différentes structures provinciales. La coordination espère ainsi que les prochaines éditions de la Coupe du Congo réuniront un nombre plus important de ligues.
Cette préoccupation met en évidence l’importance d’une organisation sportive régulière, susceptible de permettre aux athlètes de bénéficier de davantage d’occasions de compétition et aux responsables techniques de mieux suivre leur progression.
À travers cette édition de la Coupe du Congo, la coordination nationale entend donner davantage de visibilité aux judokas issus des provinces et élargir les possibilités d’identification des talents susceptibles de renforcer les Léopards.
La règle est claire ! Les clubs ne seront pas autorisés à renforcer leurs effectifs avec des judokas n’appartenant pas à leurs structures, comme cela a été constaté précédemment lors de la Super Coupe.
Tout club qui enfreindra cette disposition en intégrant des judokas communément appelés «mercenaires» s’exposera à une disqualification directe !
Les règles sont posées, la compétition s’annonce intense et personne n’aura droit à l’erreur.
Didier MBOKANDJA