Dans la commune de Ngaba, la population, agacée depuis plusieurs jours par une opération dite de prospection parcellaire, à l’initiative du bourgmestre de cette municipalité, a résolu de multiplier des sit-in devant la maison communale. Pour certains conseillers communaux de Ngaba, la démarche du premier citoyen de cette commune est illégale. Aussi, l’un d’eux, Willy Leyiba, a-t-il appuyé les habitants dans leur mouvement de protestation contre les directives de Aimé-Francis Lolinga, le bourgmetre.
Prospection parcellaire, une démarche légale
Contrairement aux accusations des manifestants qui protestent contre cette opération par laquelle la commune perçoit une somme de 5.000 FC, la municipalité dément et précise que cette démarche s’inscrit dans une procédure administrative transparente, visant à collecter des fonds pour améliorer l’assainissement de la commune.
Quant au conseiller Willy Leyiba, interpellé pour incitation à la «désobéissance civile», le bourgmetre affirme n’avoir donné aucun ordre aux policiers à cette fin. Plutôt, précise Aimé-Francis Lolinga, l’intervention des forces de l’ordre visait uniquement à maintenir l’ordre public. Pour lui, personnaliser les forces de l’ordre, fragiliserait l’autorité des services publics et banaliserait leur mission.
Appel au calme et à la vigilance
Francis Lolinga a toutefois invité ses administrés à la vigilance et au respect des institutions.
Il a assuré que toutes les opérations à l’initiative de sa municipalité relèvent l’intérêt général et du cadre légal. Lolinga a enfin mis en garde contre les manipulateurs politiques qui cherchent à opposer la population aux services publics.
Il a rappelé que les divergences institutionnelles sont légitimes et doivent être réglées par le dialogue institutionnel et non par la confrontation.
PL