Au moins 2.000 déplacés ayant fui les menaces des rebelles des ADF MTM et de leurs alliés dans le territoire de Mambasa (Ituri), ont bénéficié d’une assistance humanitaire du gouvernement provincial du Haut-Uélé à Mungbere, en chefferie Andobi, en territoire de Watsa. Originaires des villages Mireyi, Ambanzani et Mongoni, ces familles vivent depuis plusieurs mois dans des conditions difficiles après avoir abandonné leurs localités pour se réfugier dans cette partie du Haut-Uélé, afin d’échapper aux violences armées. L’aide humanitaire distribuée comprend notamment des vivres, des médicaments, des matelas ainsi que plusieurs biens de première nécessité. La remise de cette assistance s’est déroulée au site 1 des déplacés de Mungbere en présence des autorités provinciales et locales.
La cérémonie officielle de distribution a été présidée par le ministre provincial des Affaires sociales, Xavier Mamboyi Bantu, représentant du gouverneur de province Jean Bakomito Gambu.
Dans son adresse aux déplacés et à la population locale, le ministre provincial a insisté sur la nécessité de collaborer avec les services de sécurité, en vue de contribuer au rétablissement de la paix dans cette zone, confrontée à une insécurité persistante.
«Vous devez aider les services de sécurité en dénonçant tout cas suspect», a-t-il exhorté. A Mungbere, cette assistance est perçue comme un soulagement par plusieurs déplacés qui affirment traverser une période marquée par le manque de nourriture, de soins médicaux et d’abris adéquats. Le chef de la chefferie Andobi, Papy Agbita Nadi, a salué ce geste du gouvernement provincial en faveur des populations déplacées. Selon lui, cette intervention redonne espoir à des familles durement affectées par les violences armées.
Même réaction du côté de la société civile locale, qui considère cette aide comme une réponse à l’urgence humanitaire que traversent les déplacés de Mungbere.
Malgré cette assistance, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs villages situés à la frontière entre l’Ituri et le Haut-Uélé, où les mouvements de populations se poursuivent en raison de la menace des groupes armés.
Alain PANGUIMO