Le 11 mars prochain, la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) organisera l’élection du nouveau comité. Mais pas seulement. Elle devra également s’attaquer aux problèmes des calendriers des championnats, souvent pas communiqués à temps. Elle doit romper avec des hésitations dans la gestion afin de mettre un terme décrédibilisation des compétitions nationales. Tant il est vrai que les supporters qui remplissent les stades ont besoin de vibrer, d’espérer, d’être fidélisés.
Un vote pour quatre saisons
Le mandat à venir, de quatre ans ou quatre saisons va devoir s’atteler à redresser et non pour répéter les mêmes problèmes. Il s’agit cette fois de poser les bases d’un championnat stable, attractif et économiquement viable et ne pas laisser s’installer les mêmes pratiques.
Les électeurs ont donc une responsabilité historique.
Ce scrutin ne doit être ni un vote de proximité, ni un arrangement de circonstance. Il doit être un choix de compétence, d’éthique et de vision par des gestionnaires capables de planifier, d’innover et de rendre des comptes. Pas de promesse donc, plutôt structurer, professionnaliser et moderniser.
Les chantiers incontournables
La prochaine équipe dirigeante devra
garantir des calendriers fiables et respectés, assurer une transparence financière irréprochable, mettre en place une redistribution équitable des ressources, moderniser la compétition par la billetterie électronique et une meilleure visibilité médiatique, restaurer un dialogue constant avec les clubs, véritables piliers du système.
Autant d’exigences minimales pour que le championnat congolais retrouve sa stature et sa crédibilité sur le continent.
Secrétariat national, colonne vertébrale
Au-delà du staff dirigeant, l’attention doit porter sur la composition du secrétariat national par le fait qu’en pleine saison, la continuité administrative est cruciale.
Il faut retenir que l’expérience n’étant pas un luxe mais une nécessité, administrer un championnat, homologuer les résultats, gérer les correspondances officielles et les contentieux requiert rigueur et maîtrise des textes.
Un moment de vérité
Le 11 mars, le football congolais va donc choisir, soit la rupture constructive ou la répétition. Montrer qu’il s’aligne derrière la compétence ou la complaisance, la vision ou l’improvisation.
Les électeurs opteront donc pour la reconstruction.
Le secrétariat national qui n’est pas un poste d’apprentissage, mais le cœur administratif de la Ligue, doit servir de transit pour les décisions, les correspondances officielles, les homologations des matches, les notifications disciplinaires.
Car, une erreur, un retard ou une mauvaise interprétation des règlements peuvent provoquer des tensions et fragiliser la crédibilité de la compétition.
Autant donc confier cette responsabilité à des profils ayant une expérience avérée au sein d’une Entente ou d’une Ligue.
Le technicien est appelé à avoir la maîtrise des textes, savoir élaborer des calendriers, anticiper les contentieux sportifs, dialoguer avec les clubs.
Le choix des électeurs ne déterminera pas seulement une équipe dirigeante, il influencera la sérénité du championnat en cours et l’image du football congolais.
Au-delà des affinités et des stratégies électorales, l’heure est venue de privilégier la compétence, la crédibilité et la stabilité.
Car le football se gagne sur le terrain, mais il se protège dans les bureaux.
Autant la Linafoot doit être solide, autant les clubs méritent une administration fiable. Et les supporters, un championnat organisé avec professionnalisme et transparence.
Didier MBOKANDJA