Le directeur général de l’Office Congolais de Contrôle, Etienne Tshimanga Mutombo, a été suspendu à titre conservatoire de ses fonctions par le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku Kahongya, selon un arrêté ministériel signé lundi 16 février 2026.
La décision fait suite à des accusations de «fautes lourdes de gestion». Parmi les griefs évoqués figurent notamment l’installation présumée d’un système informatique parallèle à celui, officiel de l’entreprise destiné au contrôle des importations et exportations ainsi que la facilitation de l’usage frauduleux de fausses attestations de vérification (AV). Ces pratiques illicites auraient entraîné un très important manque à gagner pour l’établissement public en charge du contrôle de qualité en RDC.
L’arrêté du ministre Paluku mentionne également «une gestion chaotique des ressources humaines et financières et des faits d’insubordination».
Pendant la durée de la suspension, l’intérim du directeur général a été confié à la directrice générale adjointe, Christelle Muabilu. Cette mesure conservatoire, explique le cabinet du ministre du commerce extérieur, s’inscrit dans un contexte d’urgence qui vise à préserver le bon fonctionnement de cet organisme à caractère scientifique et technique.
La suspension de Etienne Tshimanga ouvre la voie à des mesures administratives, disciplinaires ou judiciaires à l’encontre du dirigeant concerné, ainsi que des agents ou cadres de l’OCC qui seraient impliqués dans les faits reprochés. Un arrêté distinct devrait par ailleurs fixer la composition et les missions spécifiques d’une commission de redressement instituée au sein de l’Office Congolais de Contrôle.
Selon le ministère du Commerce extérieur, les explications fournies par Etienne Tshimanga Mutombo dans le cadre de la procédure disciplinaire engagée n’ont pas été jugées satisfaisantes.
L’Office Congolais de Contrôle joue un rôle clé dans la certification, l’évaluation de conformité et le contrôle de la qualité des marchandises à l’importation et à l’exportation en RDC.
Infox et intox
Aussitôt rendues publiques les dispositions conservatoires lui confiant l’intérim de la gestion quotidienne ayant été rendues publiques, la directrice générale intérimaire Christelle Muabilu, est devenue la cible d’une campagne de sape.
Lorsqu’elle était nommée il y a plus de trois ans comme DGA de l’OCC, personne n’avait contesté ses compétences. On se demande par quelle alchimie elle est devenue soudainement incapable d’occuper de hautes fonctions seulement maintenant. Cette diabolisation qui recourt à l’«expertise» d’un quarteron de journalistes-influenceurs des réseaux sociaux ramène l’Office Congolais de Contrôle et la société congolaise au degré zéro de la gestion. Aurait-il été juste de remplacer le directeur général suspendu par quelqu’un d’autre que par le directeur général adjoint de l’entreprise ?
CK avec Le Maximum