Il existait naguère en Europe un vaste territoire appelé Yougoslavie. Les Yougoslaves avaient généreusement ouvert leurs frontières pour accueillir des réfugiés Albanais qui fuyaient la guerre et la misère dans leur pays. Hospitaliers, les Yougoslaves les installèrent dans la province de Kosovo, sur la bande des Balkans.
Plus ou moins 35 ans plus tard, les Albanais alors réfugiés au Kosovo prétendirent être « maltraités » par le pouvoir Yougoslave et décidèrent de lancer une guerre de libération contre la Yougoslavie.
Ils revendiquèrent ensuite leur indépendance par la force et la violence et ce, avec l’appui d’une certaine communauté internationale.
La province yougoslave du Kosovo devint ainsi un pays indépendant.
La guerre des Balkans avait éclaté. Enhardis par la témérité des réfugiés albanais, quelques micro-états qui entouraient la région du Kosovo se détachèrent l’un après l’autre de la Yougoslavie qui fut atomisée avec l’apparition dans toute la zone des Balkans d’entités étatiques, ce qui eut pour conséquence de faire disparaître la République fédérale de Yougoslavie.
C’est à partir de ce conflit qu’est né le mot Balkanisation, pour désigner l’émiettement qui apparaît de la région du Balkan, donnant naissance à la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Bosnie, le Kosovo et le Monténégro.
Comme par enchantement, toutes les autorités Yougoslaves de l’époque furent ensuite mises en accusation pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Pourchassées par la justice internationale avec la création du Tribunal Pénal Spécial pour l’ex-Yougoslavie, ces personnalités sont devenues une sorte de lie de l’humanité.
Les Congolais, doivent faire très attention avec ces indices dont le resurgissement dans le même schéma dans leur pays ramène à la surface bien de questionnements sur les objectifs poursuivis par une certaine communauté internationale.
Un lobbying robuste s’impose plus que jamais pour survivre devant ce vent de l’émiettement qui menace la République Démocratique du Congo.
A l’heure où le dictateur Paul Kagame ne fait plus mystère de sa volonté de démembrer la RD Congo pour accaparer sans contrepartie ses immenses ressources économiques, cette malveillance ne devrait en aucune manière être banalisée.
André Onyumbe