L’aéroport international de Bangoka, principal hub aérien des provinces de la grande Orientale, a été la cible d’une attaque dans la nuit du samedi 31 janvier au dimanche 1ᵉʳ février 2026, menée à l’aide de drones explosifs, dans ce que les autorités congolaises qualifient de tentative terroriste grave visant une infrastructure stratégique nationale.
Selon le gouvernement provincial de la Tshopo, huit drones kamikazes chargés d’explosifs ont été lancés dans la nuit de samedi à dimanche en direction de l’aéroport. Grâce à l’intervention rapide des FARDC appuyées par d’autres services d’intelligence, tous les engins ont été interceptés et neutralisés, évitant ainsi des pertes humaines et des dégâts matériels majeurs.
Dans un communiqué officiel rendu public, les autorités provinciales de la Tshopo ont clairement mis en cause la coalition RDF/M23, évoquant une volonté manifeste de terroriser afin de s’offrir une possibilité de prise de contrôle de l’aéroport international de Bangoka. Cette attaque survient alors que Kisangani est devenu un centre opérationnel pour les forces gouvernementales situé à quelques centaines de kilomètres des zones de combats actifs, ce qui alimente les conjectures sur cet assaut.
Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’un élargissement préoccupant du théâtre des opérations militaires, avec le recours à des moyens technologiques de plus en plus sophistiqués.
Une infrastructure stratégique visée
L’aéroport de Bangoka joue un rôle crucial dans la mobilité civile dans la partie Nord-Est du pays, notamment dans les opérations humanitaires, la logistique militaire et étatique. Selon les autorités, cibler un site aussi stratégique est non seulement une violation flagrante du droit international humanitaire mais aussi expose des civils à un réel danger.
À la suite de l’incident, les dispositifs de sécurité ont été considérablement renforcés autour du site de l’aéroport et d’autres coins sensibles de la ville de Kisangani. Des enquêtes sont en cours afin de déterminer l’origine exacte des drones, les circuits d’approvisionnement, ainsi que les responsables directs et indirects de cette opération terroriste.
A en croire plusieurs experts en matière de sécurité, cette attaque marque une escalade significative de l’agression militaire du Rwanda contre la République Démocratique du Congo, étendant les opérations au-delà des zones habituelles des hostilités. Ainsi donc, le débat sur la sécurité du territoire national, la prolifération des drones armés dans les conflits africains et la nécessité d’une réponse régionale et internationale coordonnée face à l’escalade des violences en RDC est relancé.
JM