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RECOMPOSITION DE L’ORDRE MONDIAL : Réinventer l’Etat congolais, un must dans un monde en mutation

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Freddy Mulumba
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De l’effondrement des royaumes précoloniaux à la faillite de l’État colonial puis patrimonial, l’histoire politique du Congo est marquée par des ruptures imposées et des prédations extérieures. Aujourd’hui, dans un contexte de recomposition de l’ordre mondial et de retour de la compétition entre grandes puissances, la République démocratique du Congo se trouve à la croisée des chemins. Cette conjoncture offre une opportunité rare : celle de repenser en profondeur l’État congolais, non par mimétisme, mais à partir de ses réalités historiques, culturelles et géostratégiques, afin de bâtir un État fort, souverain et capable de défendre ses intérêts nationaux.

La prise de Constantinople par les Ottomans (Turcs) en 1453 mit fin à la route commerciale traditionnelle reliant l’Europe à l’Asie. Confrontées à cet obstacle, les puissances européennes se lancèrent dans la quête de nouvelles voies maritimes vers les centres de production de l’or, des épices et des soieries, en longeant les côtes africaines. C’est dans ce contexte que le navigateur portugais Diego Cão entra en contact, en 1483, avec le royaume Kongo de Nzinga Nkuvu à l’embouchure du fleuve Congo. Ce royaume, structuré depuis près de deux siècles sous l’autorité du Mani Kongo, témoignait déjà de l’existence d’un ordre politique africain avant l’irruption européenne. Il fut cependant, comme d’autres royaumes d’Afrique centrale, progressivement détruit par la traite négrière transatlantique.

Toutefois, l’abolition de la traite ne signifia pas la fin de la prédation. Elle ouvrit plutôt la voie à une domination plus systémique : la colonisation. À l’issue de la Conférence de Berlin (1884-1885), Léopold II, roi des belges créa l’État Indépendant du Congo le 1er juillet 1885, acte fondateur de l’État congolais colonial. Cet État, né d’un compromis entre puissances européennes, est entré dans une zone de turbulences le 30 juin 1960 lors de l’accession du Congo à l’indépendance, après soixante-quinze ans d’existence. L’africaniste Crawford Young en parle avec force détails dans son ouvrage Politics in the Congo, publié aux éditions Princeton University Press en 1965.

La période 1961-1964 marquée par les rébellions armées dans les provinces de Bandundu, Orientale et du Kivu, après les sécessions du Katanga et du Sud-Kasaï mit en évidence le processus de désintégration programmé de l’Etat congolais. Ce chaos a ouvert la voie au coup d’État militaire du 24 novembre 1965. Avec l’appui des puissances occidentales, Mobutu Sese Seko a, depuis cette date, instauré un État patrimonial, centralisé et autoritaire. Ce deuxième État congolais, fondé sur la personnalisation du pouvoir, finit par s’effondrer suite à la déliquescence des institutions.

La fin de la guerre froide a accéléré ce processus.  En effet, le renversement de Mobutu  le 17 mai 1997 est dû essentiellement aux forces armées rwandaise, ougandaise et burundaise (régime Pierre Buyoya), soutenues par l’administration démocrate américaine  de Bill Clinton. Mais au lieu de booster la reconstruction de l’Etat, la chute du régime de la deuxième République déboucha sur un projet de balkanisation et de prédation par l’implosion de la République démocratique du Congo selon le grand économiste  Kankwenda Mbaya. Dans ces conditions, depuis plus de trente ans, la RDC est soumise à une guerre d’usure imposée par l’inénarrable Paul Kagame visant à remettre en cause son intégrité territoriale et sa souveraineté, héritées de l’Acte de Berlin de 1885.

Ce projet funeste de l’actuel président du Rwanda est remis en cause par le retour de la compétition entre grandes puissances, particulièrement les Etats-Unis de Donald Trump dans la fièvre du retour de la doctrine Monroe et la République populaire de Chine de Xi Jiping, aspirant à la première place dans l’échelle de la puissance globale. Chacune de ces deux hyperpuissances cherche à créer des zones d’influence. Dans cette  rude compétition où l’Etat devient l’acteur principal, Trump veut persuader la Chine et la Russie de gérer l’ordre international de concert avec l’oncle Sam.

Il s’ensuit l’apparition d’une compétition-coopération qui offre l’opportunité historique aux élites congolaises de réinventer un troisième État.

Pareille réinvention, loin d’être une imitation mécanique de modèles étrangers, devrait partir des réalités historiques et culturelles congolaises, tout en intégrant des éléments  d’autres modèles étatiques.

Trois piliers institutionnels restent indispensables à cet égard : les forces de défense et de sécurité, l’appareil administratif et le système judiciaire.

La RDC possède déjà tous les atouts d’un État puissant en Afrique centrale : une démographie galopante, une position géostratégique centrale au coeur du continent noir et des ressources naturelles abondantes. Mais, ces potentialités ne produiront aucun effet sans un leadership collectif conscient des enjeux géopolitiques et géostratégiques. De ce fait, la renaissance de l’État congolais exige des élites congolaises une volonté de puissance, des ambitions de grandeur et une capacité à nouer des alliances stratégiques fondées sur les Intérêts Nationaux.

En définitive, le rôle central désormais reconnu à la RDC en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs, notamment à travers l’accord de partenariat stratégique avec les États-Unis offre la possibilité de réinventer un Etat puissant.

On note à ce propos que dans sa nouvelle stratégie de sécurité nationale, l’administration Trump privilégie les partenariats avec des Etats «compétents et fiables». Le message est clair : les élites congolaises doivent lire les signes des temps, en tirer les leçons et se mettre du bon côté de l’Histoire.

Avec Freddy Mulumba Kabuayi

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LE MAXIMUM 8 janvier 2026 8 janvier 2026
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