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VIOLATION DE L’ACCORD DE WASHINGTON PAR LE RWANDA : Trump tape sur la table

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Le président des Etats-Unis Donald Trump
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Préoccupé par la dégradation continue de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni jeudi 12 décembre, dans un climat marqué par l’urgence humanitaire, la reprise des combats  et des ingérences attribués au Rwanda.

Lors des échanges, plusieurs membres du Conseil avaient dressé un tableau préoccupant de l’évolution du conflit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les affrontements récents ont entraîné d’importants déplacements de populations et ont aggravé une crise humanitaire déjà critique. La communauté internationale a exprimé à la quasi-unanimité la crainte d’un embrasement régional dans les Grands Lacs africains à la suite de la reprise des hostilités par les forces rwandaises sous le commandement personnel de Paul Kagame.

Kinshasa hausse le ton

La délégation congolaise  emmenée par la ministre d’Etat aux Affaires étrangères a profité de la tribune pour exprimer une vive frustration face à ce qu’elle considère comme une inertie du Conseil de sécurité. Thérèse Kayikwamba Wagner a rappelé que «plusieurs rapports onusiens ont documenté l’appui extérieur dont bénéficie le M23», avant d’ajouter que «l’absence de mesures contraignantes affaiblit l’autorité même du Conseil», tout en appelant à l’application stricte des résolutions existantes, ainsi qu’à des actions concrètes pour faire respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.

Pour leur part, les États-Unis, par la voix de  leur  représentant, l’ambassadeur Mike Waltz ont exprimé avec force leurs préoccupations au sujet de l’implication avérée du Rwanda et de son président Paul Kagame (cité nommément) dans ce conflit vieux de trente ans qui a coûté plus de 10 millions de morts à la République Démocratique du Congo. Il a appelé au retrait de toutes les forces non congolaises et non invitées par la RDC et au respect du droit international.

Malgré l’absence d’une décision contraignante immédiate du Conseil de sécurité, pour la RDC, la réunion du 12 décembre constitue une opportunité  pour la communauté internationale d’administrer la preuve de sa crédibilité en faisant respecter ses propres normes et principes. En effet, à mesure que la crise s’enlise, l’écart entre les engagements diplomatiques médiatisés et la réalité de terrain alimente doutes et frustrations, tant en RDC qu’au sein de l’opinion internationale.

Responsabilité des USA

Alors que les preuves de l’implication directe du Rwanda dans la déstabilisation de l’Est de la RDC s’accumulent, l’attentisme des États-Unis devenait de plus en plus difficile à justifier. Rapports onusiens, témoignages de terrain et dénonciations officielles de Kinshasa convergent vers une même réalité : l’agression militaire qui dévaste l’Est de la RDC est l’oeuvre du régime rwandais du président Kagame qui se déploie lui-même sans complexe au four et au moulin d’une invasion qui n’est pas sans rappeler les lubies de l’Allemagne nazie vis-à-vis de la Pologne, de la Tchécoslovaquie et de l’Union soviétique dans le but de s’offrir un ‘‘espace vital’’.  Après la communication musclée de son représentant aux Nations-Unies, suivie par la mise au point du secrétaire d’Etat Marco Rubio, la question qui se pose est de savoir si Washington abandonnera cette fois-ci la posture minimale de déclarations sophistes qui ont toujours accompagné l’inaction concrète et suscité l’indignation parmi les populations congolaises.

Les rapports successifs du groupe d’experts des Nations unies ont levé tous les doutes sur l’identité de l’auteur et des exécutants des agressions militaires caractérisées, lancées contre la RDC depuis 1996. Il s’agit du président Paul Kagame, de son gouvernement et des forces armées de la République du Rwanda qui tentent vainement de se cacher quelques renégats congolais du groupe armé AFC-M23. Ces conclusions ne relèvent nullement de la simple allégation. Pour la première fois, elles ont été reconnues par plusieurs membres de la communauté internationale, notamment les États-Unis. Mais, sans des mesures coercitives sérieuses (sanctions ciblées, suspension de la coopération militaire, embargo sur l’exportation de tous  les minerais en provenance du Rwanda jusqu’à la mise en oeuvre effective des mécanismes de traçabilité), ces condamnations resteront lettre morte.

La gestion exclusivement incantatoire d’une crise aussi humainement inacceptable ne peut plus être de mise, même si le Rwanda, comme  d’aucuns le rappellent, est un allié stratégique des États-Unis dans la région.

Une relation privilégiée  entre la première puissance mondiale et un Etat voyou comme le Rwanda qui est pris en flagrant délit de déstabilisation générale de la région des Grands lacs, ne saurait justifier pareille complaisance coupable.  «En ne réagissant pas alors qu’ils sont parfaitement au courant des forfaitures du régime Kagame contre la RDC et le Burundi, comme ils l’ont démontré eux-mêmes, les États-Unis choisiraient de sacrifier le droit international sur l’autel d’intérêts maffieux qui sont une insulte à la logique vertueuse qui a toujours gouverné ce grand pays», déclare un analyste, spécialiste des relations interrégionales africaines.

Une posture aux conséquences humaines graves

On souhaite à Kinshasa que l’administration Trump qui a eu le courage de ramener à la surfae la tragédie congolaise vieille de trente ans, prendra date  en allant jusqu’au bout de son initiative stabilisatrice.

Les violences se poursuivent à l’Est du Congo, les entités territoriales du Nord et du Sud-Kivu changent constamment de contrôle, et les populations civiles en paient le prix. Des centaines de milliers de personnes  sont déplacées pour permettre au Rwanda d’élargir par la force son territoire et de faire main basse sur les minerais congolais à la faveur d’une instabilité chronique à laquelle les approches purement déclaratives ne mettront jamais fin.

À Kinshasa, le gouvernement, la société civile et l’opinion publique déplorent l’absence de sanctions à l’encontre de l’agresseur rwandais qui équivaut à une tolérance tacite.«Lorsqu’une grande puissance refuse d’agir face à des faits avérés, elle devient partie prenante du problème, même par omission», déclare un activiste de la société civile qui s’est confié à nos rédactions.

La crédibilité américaine en question

Dans l’opinion, on estime que cette posture  est de nature à fragiliser l’image des États-Unis en Afrique. Difficile en effet de prêter foi à un ordre international fondé sur des règles lorsque ces règles sont appliquées de manière sélective.

La crise congolaise met en lumière les limites d’un discours sur les droits humains qui se heurte, en pratique, à des calculs d’alliances.

Dans une région stratégique où la concurrence d’influence s’intensifie, il y a lieu de penser que cette incohérence risque d’éroder durablement la confiance envers Washington, au profit d’autres acteurs prêts à s’engouffrer dans le vide diplomatique que cela pourrait provoquer.

L’urgence d’un changement de cap

Face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, la neutralité apparente des États-Unis n’est plus tenable. Les appels à la désescalade, sans actes concrets, apparaissent désormais insuffisants. Pour restaurer sa crédibilité et contribuer réellement à la paix, Washington est attendu sur des décisions claires, cohérentes et courageuses.

Faute de quoi, l’histoire retiendra que face à une agression documentée et à une crise humanitaire majeure, la première puissance mondiale a choisi de regarder ailleurs.

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LE MAXIMUM 18 décembre 2025 18 décembre 2025
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