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CONFERENCE MACRON POUR LA PAIX ET LA PROSPERITE : La paix conditionnée par l’intégration économique

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Les présidents P. Kagame (Rwanda), E. Macron (France) et F. Tshisekedi (RDC)
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Convoquée à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, une conférence internationale pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs africains s’est ouverte jeudi 30 octobre 2025 à Paris. Organisées conjointement avec le Togo, au nom de la médiation régionale (Union africaine), les assises parisiennes se veulent complémentaires des efforts de rétablissement de la paix dans la région, en cours actuellement sous l’égide des Etats-Unis d’Amérique et du Qatar. Une conférence de plus, donc, qui ne suscite pas de ferveur particulière dans un pays qui en a vu de toutes les couleurs du sang de ses populations depuis 3 décennies.

En RDC, ce sont bien quelque 6 millions de morts qui sont déplorées depuis le déclenchement des hostilités par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, au milieu des années ’90. Au chapitre des déplacés internes, les derniers chiffres d’organismes onusiens tablent sur près de 6 millions de personnes contraintes à l’errance dans leur propre pays. Alors que les espoirs suscités par la diplomatie des Etats-Unis d’Amérique, la première et la seule puissance militaire et économique à même d’imposer la paix dans la région qui s’est saisie du dossier congolais semblent douchés par la lenteur du processus de paix annoncé tambours battants, peu voient ce que la France de Macron peut apporter de plus dans la résolution du conflit qui déchire la RDC depuis des lustres. C’est à peine si le pays d’Emmanuel Macron propose mieux que les Etats-Unis.

Les Français ne s’en cachent pas, du reste. Les assises ouvertes à Paris visent essentiellement à élargir le cadre des discussions pour le rétablissement de la paix dans la région des Grands Lacs, en y associant davantage d’Etats voisins, à l’instar du Burundi, de l’Ouganda, et de l’Angola, à mobiliser plus d’aide humanitaire, à encourager les investissements régionaux et à raviver les efforts diplomatiques dans une région marquée par l’enlisement des médiations.

Elargissement

A la différence du processus de Washington, la conférence de Paris dépasse la seule zone de l’Est de la RDC, dont elle élargit la résolution à toute la région des Grands Lacs. La diplomatie française entend ainsi apporter une réponse adaptée à l’enlisement diplomatique observé dans la mise en œuvre des processus de Washington et de Doha sur la crise de l’Est rd congolais. Pour ce faire, elle met un accent particulier sur le segment humanitaire, qui vise la levée des fonds pour faire face à la chute des financements internationaux ; sur l’intégration régionale et les investissements, également étendus à l’ensemble des Etats de la région et non plus seulement aux seuls Etats congolais et rwandais ; la rencontre de Paris renforcera le volet diplomatique de la résolution du conflit de l’Est rd congolais avec l’organisation d’un dîner au Quai d’Orsay, «pour recréer la confiance entre les acteurs régionaux», assure-t-on.D’où ces débats à huis clos à la fin des travaux, pour éviter tout «effet tribune».

Prennent donc part aux discussions parisiennes sur le retour de la paix dans la région des Grands Lacs, outre les principaux protagonistes de la crise, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, une soixantaine de personnalités parmi lesquelles, les chefs d’Etat ou les représentants de l’Ouganda, du Burundi et de l’Angola.

Mobilisation financière

Au chapitre de l’aide humanitaire d’urgence à apporter aux populations de la région, la France a visé une mobilisation financière plus importante, en soutien à la paix et à la prospérité. Tenant compte du plan de réponse humanitaire 2025 pour la RDC, chiffré à 2,54 milliards USD mais sous-financé à hauteur de 14 et 16 %, Paris projette d’atteindre les 100 % de financement ou presque. « L’indicateur de réussite, ça sera avoir une mobilisation financière la plus importante possible, et c’est ça l’indicateur de réussite. Dans chaque crise humanitaire, c’est clairement les financements qu’on peut recueillir et passer de 14 % à un pourcentage qui soit le plus proche possible, des 100 %. On n’y sera pas à 100 %, mais en tout cas qu’on puisse monter le plus haut possible …», expliquait, mardi 28 octobre, Jérémy Robert, Conseiller Afrique d’Emmanuel Macron.

Parallèlement à ces ambitions financières, la conférence internationale de Paris aura tenté le coup de solliciter la réouverture de l’aéroport international de Goma, sans lequel l’acheminement de l’aide humanitaire en RDC sera particulièrement laborieux.

Intégration économique

Quant au Cadre d’intégration économique régionale (CIER), version française, il a pour objectif de jeter les bases d’une coopération renforcée dans plusieurs secteurs : exploitation minière, infrastructures, énergie, développement industriel, industrie agroalimentaire, santé publique et tourisme transfrontalier. Le CIER, présenté comme une plateforme dynamique de coopération, visait notamment à formaliser l’exploitation minière artisanale, renforcer la transparence et la traçabilité des minerais, développer des infrastructures régionales (notamment dans le cadre du corridor de Lobito soutenu par les États-Unis), accroître les capacités de production et de transformation des minerais, et promouvoir des initiatives conjointes dans les secteurs de l’énergie, de la santé publique et du tourisme. «C’est en fait se poser dans la phase de dividendes de paix et de réaffirmation d’un soutien international, pas seulement aux dynamiques humanitaires mais aux dynamiques économiques régionales dans une posture de dividende de paix. Il y a des projets que je ne vais pas vous dévoiler, mais qui sont des projets régionaux qui pourraient bénéficier à la région, notamment en termes d’accès à l’électricité. L’objectif, c’est d’avoir un soutien international aussi à ces projets-là», a encore expliqué le conseiller Afrique du président Emmanuel Macron.

Une nouvelle panacée

Rien de neuf sous les tropiques, donc. Pour ramener la paix dans la région, nul besoin de nommer l’agresseur rwandais, ni de réparer les torts causés aux populations civiles innocentes de la RDC depuis 30 ans. Il suffirait d’associer tout le monde, agressé, agresseur, aux dividendes de la cessation des hostilités, de ce point de vue. Le retour de la paix se trouve ainsi conditionné par le partage des ressources minières congolaises avec ceux qui les convoitent et les pillent en massacrant les Congolais au passage.

La nouvelle panacée des puissances occidentales pour arrêter l’extermination des populations congolaises entreprise par Kigali (avec leur soutien) n’est pourtant pas pour convaincre tout le monde. En RDC, le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, estime ainsi qu’on ne peut bâtir la paix sur les fosses communes. Un point de vue qui n’est pas très éloigné de celui de Martin Fayulu pour qui les assises de Paris devraient se « consacrer aux questions humanitaires, au cessez-le-feu et à la mise en œuvre de la Résolution 2773. L’intégration économique régionale ne pourrait se bâtir sans la paix et la souveraineté des Etats ».

Par ailleurs, des observateurs avisés estiment que si l’intégration économique de la RDC avec ses voisins est une opportunité pour le développement, elle n’est pas une garantie de survie et pourrait même comporter des risques si elle n’est pas gérée avec précautions. L’intégration présente des avantages comme l’accès à des marchés plus vastes, l’attraction des investissements et l’amélioration des infrastructures. Mais elle nécessite une approche qui protège les intérêts nationaux face à des partenaires parfois douteux.

J.N.

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