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ALORS QU’IL FINANCE DES MOUVEMENTS TERRORISTES EN RDC : Kigali indexe 25 opposants au régime

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Pacifique Ntawunguka et Christine Coleman
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Au Rwanda de Paul Kagame, le pouvoir monoethnique tutsi est impitoyable à l’égard de ses opposants, presque tous de l’ethnie hutu, quasiment. Kigali les harcèle jour et nuit, où qu’ils se trouvent, sous divers motifs, les uns aussi fallacieux que les autres. Même si, en même temps, la principauté militaire du pays des Mille collines arme, fabrique de toutes pièces et entretient des bandes de terroristes de l’ethnie exécrée qui dévastent le territoire de son immense voisin congolais.

Le 14 octobre 2025, le Comité national rwandais de lutte contre le terrorisme (NCTC), a publié une liste nationale des terroristes et des financiers du terrorisme. Elle comprend 25 personnes accusées de participation à des actes de terrorisme ou de soutenir et financer des groupes qui auraient ciblé le Rwanda au fil des ans … c’est-à-dire au fil des années Kagame, en fait.

Selon l’arrêté du premier ministre rwandais sanctionnant ces parias du régime, la liste couvre des personnes vivant en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord. Elle s’appuierait sur des rapports de renseignements, des décisions de justice, des conclusions des Nations-Unies et des preuves issues de médias en accès libre. Exactement comme ces preuves documentées de la participation active de l’armée et d’officiers rwandais aux guerres qui sévissent chez le voisin congolais depuis 3 décennies. Mais cette sorte de deux poids deux mesures dans l’appréciation des crimes du terrorisme, les Rwandais n’en ont cure. «Les personnes nommées sont liées à des organisations telles que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), le Congrès national rwandais (RNC), le Conseil national pour le renouveau et la démocratie-Forces de libération nationale (CNRD-FLN) et le Rassemblement pour l’unité et la démocratie (RUD)-Urunana», précise l’arrêté.

Un registre d’opposants au régime

On y retrouve donc, sans surprise : le Lieutenant-général Gaston Iyamuremye (alias Victor Byiringiro ou Rumuri); Né en 1949 dans le district de Musanze, il est considéré comme l’actuel président des FDLR, et les autorités rwandaises l’accusent d’avoir orchestré et coordonné des activités terroristes contre le Rwanda et de les avoir financées par l’extorsion, la taxation illégale et l’exploitation des ressources naturelles de la RDC. Gaston Iyamuremye  est depuis longtemps sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations Unies en vertu de la résolution 1533 et par les États-Unis en vertu du décret 13413 de 2013. Des rapports des services de renseignement et des médias, ainsi que ses propres déclarations passées ont été cités comme preuves de son rôle. Plateformes de collecte de fonds ;  général de division Pacifique Ntawunguka (alias Omega), né en 1964 dans le district de Ngororero. Il est le commandant de la branche armée des FDLR, les Forces combattantes Abacunguzi (FOCA). Il est accusé d’avoir dirigé des opérations terroristes ciblant le Rwanda et d’avoir géré des systèmes financiers illicites qui soutiennent le groupe. Comme Iyamuremye, il a été sanctionné par les Nations Unies et les États-Unis, et les rapports de renseignement le décrivent comme l’un des principaux acteurs du maintien de la capacité opérationnelle des FDLR en RD Congo ; colonel Sylvestre Sebahinzi (alias Zinga Zinga ZZ) est un neveu de l’ancien président Juvénal Habyarimana, né en 1961 dans le district de Nyabihu et qui vit actuellement à Lusaka, en Zambie. Il est accusé d’être un membre actif des FDLR et un acteur clé de la mobilisation de fonds pour le groupe en Afrique australe. Lorsqu’il était commandant de secteur des FDLR entre 2006 et 2009, il aurait mené des attaques et présidé des «tribunaux fantoches» qui ont exécuté des civils dans l’Est du Congo ; major Alphonse Munyarugendo (alias Monaco Dollar), né en 1966 dans le district de Ngororero et résidant à Maputo, au Mozambique. Munyarugendo est identifié comme le coordinateur des activités des FDLR dans la région de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Il a auparavant servi dans l’Armée pour la libération du Rwanda (ALIR), qui a mené les premières attaques sur le territoire rwandais. Et, il supervise les activités de collecte de fonds dans la région pour financer le terrorisme actuel des FDLR, selon Kigali.

Américaine, pasteur Christine Coleman n’y échappe pas ; Faustin Ntirikina (alias Zigabe Pacifique), né en 1957 dans le district de Ngororero mais actuellement basé à Mulhouse (France), est de nationalité française. Il a été reconnu coupable d’avoir recruté de jeunes Rwandais dans des groupes armés, dont les Forces de libération nationale (FLN), et d’avoir orchestré l’attaque d’octobre 2019 à Kinigi, dans le district de Musanze. Il est décrit comme un membre du RUD-Urunana et comme quelqu’un qui entretient des contacts directs avec des agents des FDLR ;  général-major Antoine Hakizimana (alias Jeva), né en 1971 dans le district de Nyamasheke, Hakizimana, réside à Bujumbura, au Burundi, où il est le chef militaire du CNRD-FLN. Il est accusé d’avoir coordonné des opérations contre le Rwanda, notamment les attaques de Nyaruguru et de Kitabi.

Les services de renseignement et les instances judiciaires rwandaises lui attribuent la responsabilité directe du commandement dans l’organisation et le financement des actes terroristes du FLN ; Eric Munyemana est un citoyen belge d’origine rwandaise originaire du district de Karongi. Né en 1972, il travaille comme mécanicien à Alost, en Flandre. Il serait le vice-président du FLN et le coordinateur de ses activités de collecte de fonds pour le financement du terrorisme en Europe et travaillerait en étroite collaboration avec les commandants militaires du groupe ; Dr Innocent Biruka (alias Mitali) est né en 1964 dans le district de Huye. Il réside actuellement à Mulhouse, en France. Il est le secrétaire général du CNRD-FLN et a été déclaré coupable d’avoir recruté des jeunes pour des coalitions terroristes; Christine Coleman Uwizera est née en 1972 dans le district de Gakenke et est aujourd’hui citoyenne américaine basée à Denver, dans le Colorado. Uwizera est une pasteure accusée de soutenir le FLN et de promouvoir l’incitation à commettre des actes terroristes contre le Rwanda via son compte @SOS_Rwanda sur les réseaux sociaux.

Stratégie de répression internationale

En somme, un bel échantillon d’opposants au régime en place à Kigali. Simplement. Faute de pouvoir les éliminer physiquement et directement, Kagame et ses services les traquent à coups de mandats d’arrêt internationaux, où qu’ils se trouvent. Et tentent de les tuer à petit feu, en les asphyxiant. Les individus listés sont ainsi frappés d’interdiction de voyager, de gel des avoirs et de restrictions sur le territoire rwandais.

La décision de Kigali étend donc ses conséquences au-delà des frontières nationales, dès lors qu’elles sont adossées à la loi relative à la prévention et à la répression du blanchiment d’argent, du financement du terrorisme et du financement des armes de destruction massive. Sous ce prétexte, le Rwanda bénéficie de la collaboration d’organismes internationaux, à l’instar d’Interpol, l’agence internationale de coordination policière. Des notices rouges Interpol, qui constituent des alertes mondiales permettant à toute force de police du monde de localiser et d’arrêter les personnes ainsi indexées, seront émises contre les 25 personnes listées.

Faux renseignements transmis à Interpol

Bien huilée, la stratégie de répression internationale d’opposants au régime dictatorial en place à Kigali a bien fonctionné jusqu’à il y a peu, lorsqu’il est apparu que les autorités rwandaises avaient transmis de faux renseignements aux Etats-Unis et à Interpol dans le cadre de ses poursuites contre les dissidents politiques à l’étranger. Selon un rapport classifié du FBI américain, le Rwanda a mené des opérations «poison pen» (document infamant et malveillant pour dénigrer fallacieusement une personne) sur le sol américain. En Belgique également, des informations faisant état de la surveillance des ressortissants rwandais en Europe par le régime de Paul Kagame ont abondamment circulé il y a quelques années.

Selon un document interne d’Interpol, un mandat d’arrêt international contre Eugène Gasana, ancien fidèle de Kagame aujourd’hui critique du régime rwandais, a été révoqué parce que les accusations portées contre lui étaient motivées par des considérations «purement politiques».

L’affaire Paul Rusesabagina, le hutu qui, après avoir sauvé des centaines de tutsi pendant le génocide à l’hôtel des Mille collines est devenu la bête noire de Kagame, a également révélé un pan de l’activisme répressif du régime. «Mais ce n’était que le dernier d’une longue série de décennies de harcèlement, de menaces, de tentatives d’assassinat et de campagnes de diffamation orchestrées par le régime rwandais», selon une plainte déposée par la famille Rusesabagina devant un tribunal de Washington.

Un rapport du FBI daté de 2015 soutenait déjà que le Rwanda utilisait ses services de renseignement pour diffuser de la désinformation aux Etats-Unis sur les demandeurs d’asile et les membres de l’opposition rwandaise. Il s’agissait de la «fourniture d’informations empoisonnées (internationalement fausses ou trompeuses) aux forces de l’ordre américaines concernant des informations criminelles présumées par le biais d’agents doubles, ainsi que de tentatives de manipulation de la législation américaine sur l’immigration et du système de notices rouges d’interpol».

Les 25 personnalités récemment indexées par les services d’intelligence du Rwanda viennent donc compléter une liste déjà longue d’opposants au régime, traqués par Kigali.

J.N.

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LE MAXIMUM 23 octobre 2025 23 octobre 2025
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