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CEUX QUI L’ONT HISSE SUR LE TRONE L’EN ONT DECHU : Kamerhe : le faiseur de rois était un joueur chanceux

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Vital Kamerhe, le 22 septembre 2025
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Pour la seconde fois, après le 25 mars 2009, Vital Kamerhe est contraint de rendre le tablier au perchoir de l’Assemblée nationale, la deuxième institution nationale. Le désormais ancien speaker de la chambre basse du parlement a annoncé et présenté sa démission à la conférence des présidents puis à la plénière. Mais c’est d’une capitulation qu’il s’est agi, après avoir vainement tenté de s’accrocher au perchoir avant de céder face à la détermination de ses adversaires. Le «faiseur de rois» peine à se «faire» lui-même, apparemment.

Lundi, 22 septembre 2025, Vital Kamerhe a annoncé sa démission lors d’une prise de parole pathétique en plénière de l’Assemblée nationale. Joignant l’acte à la parole, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) a remis sa lettre de démission au premier vice-président de la chambre, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi qui prend à titre intérimaire, les rênes de l’Assemblée nationale. Le désormais ancien président de l’Assemblée nationale s’évitait ainsi une épreuve de vote qui l’eût irrémédiablement humilié.

Réunis, encore une fois, au Béatrice Hôtel dans la commune de la Gombe, les pétitionnaires (près de 350 députés s’y étaient retrouvés) emmenés par l’ex-UNC devenu UDPS, Crispin Mbindule, s’étaient montrés plutôt déterminés à en découdre avec leur président et 4 autres membres du bureau, sans exception. Il était certain que les jeux étaient faits pour l’élu de Bukavu.

Ce ne fut pourtant pas faute d’avoir tenté de résister à la bourrasque qui a fini par l’emporter. Au milieu de soutiens des partis politiques et personnalités de l’opposition, samedi 20 septembre encore, Vital Kamerhe ajoutait de nouveaux éléments à sa défense auprès de la commission spéciale mise sur pied pour traiter de la pétition déposée à son encontre. Un jour auparavant, le 19 septembre, le désormais ancien président de la chambre basse du parlement pour le compte de la majorité avait tenu tête à ses interlocuteurs de la commission dirigée par l’UDPS Peter Kazadi durant près de 5 heures d’affilée.

Batailleur jusqu’au bout

Des sources dans la commission, qui avaient tôt fait de fuiter dans les médias et les réseaux sociaux, dénonçaient «des graves irrégularités» décelées dans la pétition visant le président de l’Assemblée nationale. Notamment, une liste de signataires comptant un faux député, un doublon et une vingtaine de signatures contestables. «Nous irons jusqu’au bout et nous faisons confiance aux élus légitimes du peuple», s’extasiait Billy Kambale, secrétaire général du parti kamerhriste et fidèle d’entre les fidèles de l’élu de Bukavu. Mais le compte n’y était pas. Il en fallait plus pour réduire le nombre des signataires en-deçà du seuil légal requis.

Dimanche 21 septembre, Kamerhe et l’UNC semblaient encore jouer le tout pour le tout. Une délégation du parti conduite par Billy Kambale avait été aperçue au siège de l’UDPS à Limete, où elle avait conféré avec le secrétaire général-président intérimaire du parti présidentiel, Augustin Kabuya. Pas besoin d’un dessin pour deviner le sujet des échanges à un moment aussi crucial pour l’avenir du leader de l’UNC et allié historique de Félix Tshisekedi dans le cadre de la coalition pour le changement (CACH).

Lundi dernier, dans la salle des Congrès du Palais du peuple, Vital Kamerhe avait expliqué sa «démission» par le souci de permettre à l’Assemblée nationale de passer aux questions essentielles liées à la vie nationale. «Cela fait maintenant quelques semaines que notre auguste chambre est propulsée au cœur de l’actualité politique de notre pays. Contre ma volonté, l’attention s’est focalisée sur ma modeste personne. Dans l’exercice de leur liberté d’expression, certains, ici ou à l’extérieur, ont multiplié à mon endroit critiques acerbes et attaques violentes, largement médiatisées. Mais d’autres, nombreux, m’ont  témoigné  sympathie et soutien sincère. Fort malheureusement, ce débat sur la déchéance éventuelle de quelques membres du bureau de l’Assemblée nationale a fini par occulter les véritables défis prioritaires auxquels notre pays est confronté. Ce sont pourtant ces défis qui cristallisent les attentes du peuple que nous représentons, et qui donnent à notre action toute sa substance patriotique : l’unité et la cohésion nationale, la défense de la souveraineté et l’intégrité territoriale, le progrès économique et social. Voilà ce qui devrait capter toute notre énergie», avait déclaré en substance l’ancien speaker de la chambre.

Une capitulation plus qu’une démission

Il s’agissait en réalité d’une capitulation, après des heures et des heures de lutte pour s’accrocher au perchoir, sans succès, compte tenu de la détermination manifestement farouche de ses détracteurs. «En déposant sa démission, Vital Kamerhe a échappé au débat et au vote car, il reconnaît les griefs formulés contre lui», exultait, le 23 septembre dernier, Crispin Mbindule, la tête d’affiche de ses détracteurs.

Ainsi a dégringolé de son piédestal, cet acteur politique que ses partisans surnomment «faiseur de rois», après qu’il eût porté son choix sur Joseph Kabila en 2006. Et réussi à cette occasion là aussi, à se faire adouber à la tête de l’Assemblée nationale pour le compte de l’Alliance de la majorité présidentielle kabiliste. Comme il y a 4 jours, le 25 mars 2009, Vital Kamerhe sera contraint à la démission par la majorité qui l’y avait porté, avec laquelle il se retrouva en profond désaccord. Force est donc de constater que le «faiseur de rois», peine à se «faire» lui-même … dans l’ombre du roi. Tout se passe comme si le président de l’UNC éprouvait beaucoup de mal à demeurer à l’ombre des rois qu’il fait. Et, c’est peut-être ici que réside son vrai problème : la fidélité aux califes qu’il est censé avoir hissé sur le trône.

Un parieur chanceux qui a tendance à doubler son cheval

A moins que, plus simplement encore, l’élu de Bukavu ne soit en rien un «faiseur de rois».

Mais plutôt un joueur suffisamment habile et chanceux pour toujours choisir le bon cheval. Qu’il tente de doubler par la suite. En ce sens, ce qui lui est arrivé sous Joseph Kabila se sera répété sous Félix Tshisekedi : ce défaut politique typiquement congolais qui consiste à ramer à contre-courant du roi tout en faisant semblant de lui demeurer fidèle. Cette incapacité à s’assumer en cas de désaccord avec le président de la République en démissionnant carrément. Plutôt que d’attendre d’être éjecté comme un kleenex usé.

Il reste qu’interrogé sur la question, le président de la République semble avoir joué le jeu à fond en se montrant grand seigneur. Interrogé par la presse au cours de son séjour américain dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Félix Tshisekedi a affirmé qu’il continuait à considérer Vital Kamhere comme un allié. «Moi je suis le garant de la stabilité des institutions, mais ça ne me donne pas le droit d’aller m’immiscer dans ce qui se passe dans ces institutions. Ils ont décidé de défier leur président, c’est leur cuisine interne. Mon rôle à moi c’est de voir que les devoirs de tout le monde sont respectés et que l’institution elle-même, sa stabilité est sauvegardée. C’est ce qui m’importe. Quant à savoir quelles seront les relations … si nous sommes toujours alliés ? Mais bien sûr. Sauf si M. Kamhere en décide autrement. Mais je ne vois pas pourquoi parce que je ne suis pas à la base de la demande de sa démission ni de ses problèmes, je ne vois pas pourquoi il va vouloir me tourner le dos. Je n’y suis pour rien. je continue à le considérer comme un allié et un frère», a-t-il déclaré, le 23 septembre 2025 à New York.

J.N.

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