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EN REACTION AU REQUISITOIRE SEVERE DU MINISTERE PUBLIC : Kabila appelle au dialogue et menace

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L’ancien président de la RDC s’est à nouveau fendu d’une communication médiatique le 2 septembre dernier. Pour présenter ce qui ressemble à des moyens de défense face aux accusations portées contre lui par le parquet militaire et accuser son successeur de tous les maux qui rongent le pays. Dans le même temps, il lance un appel au dialogue en brandissant des menaces contre son pays et la région.

Pour la première fois depuis que l’auditeur général près la Haute Cour Militaire a requis la peine capitale à son encontre, l’ancien président de la République, est sorti du silence. Dans une tribune publiée, notamment dans les colonnes de Jeune Afrique, Joseph Kabila a livré son point de vue sur le procès intenté contre sa personne, sur la situation politique et sécuritaire qui prévaut en RDC avant d’en appeler à un dialogue entre Congolais. Faute de quoi, «Le Congo restera prisonnier des cycles de violences et de contre-violences», a-t-il déclaré. Longtemps présenté comme l’artisan de la première passation pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’État, le quatrième chef d’Etat rd congolais ne cache pas pour autant son pessimisme quant aux suites des négociations en cours et des accords signés par Félix-Antoine Tshisekedi, son successeur au sommet de l’État avec le Rwanda et les renégats congolais de l’AFC/M23 qui lui servent de supplétifs. «La réconciliation ne sera pas obtenue par ces accords ou des procès sélectifs. Elle exige un dialogue authentique, réunissant autour de la table toutes les parties prenantes (responsables religieux, société civile, communautés et acteurs politiques)», a-t-il martelé.

Publiée au beau milieu de la tempête médiatique qui a entouré le procès de l’ancien ministre d’État, ministre de la Justice, Constant Mutamba, la tribune de Joseph Kabila a été passablement éclipsée. Dans l’opinion publique, particulièrement à Kinshasa la capitale et dans les grandes agglomérations provinciales, les préoccupations étaient ailleurs, reléguant au second plan son plaidoyer pro domo.

A l’analyse, ce n’est manifestement pas uniquement à l’opinion publique de son pays que Joseph Kabila a décidé de s’adresser. Lorsqu’il accuse son successeur au pouvoir de pires turpitudes, Joseph Kabila en appelle expressément à la communauté internationale. «J’exhorte les partenaires du Congo à regarder au-delà des apparences. Les procès, arrestations et persécutions en cours en RDC n’ont rien à voir avec la responsabilité ou la justice. Ils visent à consolider un pouvoir, à éliminer l’opposition et à détourner l’opinion publique de l’insécurité et de la corruption», écrit-il.

Hanté par Tshisekedi

«Il y a chez M. Kabila qui a dirigé un pays-continent comme la RDC durant  18 années comme une inclination à rendre son successeur Tshisekedi tout ce que le Congo a connu comme déboires depuis l’indépendance en 1960 alors qu’aucun des deux n’était encore venu au monde», observe Albert Tshimuna, enseignant-chercheur à la faculté des sciences politiques de l’Université Pédagogique Nationale. Qui ironise sur l’argumentaire de l’ancien président de la République qui dit craindre plus que tout au monde, la consolidation du pouvoir de Tshisekedi au détriment de l’opposition. «Je ne saisis pas très bien la rationalité de cette crainte exprimée par Joseph Kabila. Pense-t-il vraiment qu’il pouvait en être autrement même dans les grandes démocraties occidentales auxquelles on aime souvent comparer les pays du continent ?», s’interronge-t-il.

Les attaques ad hominem contenues dans la tribune publiée le 2 septembre par le président de la République honoraire laissent transparaître une obsession qui réduit le crise congolaise à la dimension étriquée d’une confrontation personnelle entre un ancien et un nouveau président de la République.

Sur sa responsabilité dans la crise actuelle, l’ancien président Kabila ne pipe mot. Il se présente comme une sorte de Deus ex machina qui n’a que conseils avisés et leçons pertinentes à donner à une bande d’hurluberlus écervelés qui ne comprennent rien à la res publica.

Rappelant son «plan de sortie de crise en 12 points» de juin dernier dont au moins un appelant à se défaire du pouvoir en place, qualifié de dictature, Joseph Kabila estime que l’avenir du pays est encore plus gravement menacé, notamment, du fait … du procès intenté contre sa personne, et de la gouvernance de son successeur.

«Le simulacre de procès intenté contre ma personne, les arrestations de nombreux officiers supérieurs et la gouvernance téméraire qui prévaut dans le pays ne sont pas des événements isolés : ce sont les symptômes d’une crise plus profonde de leadership, de justice et d’orientation nationale», bûcheronne-t-il.

Procès contre un ancien magistrat suprême

Le procès instruit par la plus haute juridiction militaire de la RDC contre l’ancien magistrat suprême apparaît à ce dernier comme une parodie de justice visant à réduire au silence l’opposition et à écarter de la scène un acteur politique majeur, lui-même, en l’occurrence. Le but ultime poursuivi étant de permettre au régime de «régner sans partage et indéfiniment», selon le prédécesseur de Félix Tshisekedi à la tête du pays. La preuve de ce qui ressemble bien à un procès d’intention sans le plus petit balbutiement de preuve, Joseph Kabila la voit dans la modification de la constitution suggérée naguère par le président Tshisekedi mais qui jusqu’à présent, n’a pas été suivie d’effet.

Même s’il a formellement refusé de répondre aux convocations de la justice militaire de son pays aux fins d’y présenter ses moyens de défense, l’ancien magistrat suprême ne s’empêche donc pas de juger la justice qu’il a léguée à son successeur, autant que ses animateurs. «En mai 2025, le Sénat a illégalement et inconstitutionnellement levé les immunités parlementaires de l’ancien Président et sénateur à vie, une garantie constitutionnelle conçue pour éviter la tentation de s’accrocher indéfiniment au pouvoir par tout président en exercice, par peur de poursuites judiciaires injustifiées une fois son mandat achevé», a-t-il dénoncé. Selon lui, c’est cette tentative désespérée qui serait à blâmer car «c’est une décision sans précédent qui a ouvert la voie à une juridiction militaire de Kinshasa d’engager des poursuites contre ma personne pour des accusations de trahison, crimes de guerre, meurtre, viol, torture, soutien à des insurrections armées et complicité avec l’AFC/M23». Comme si dans son esprit un ancien président de la République devrait être placé sans aucune base juridique hors du champ du droit pénal pour tout acte répréhensible dont il pourrait se rendre coupable.

La tribune du 2 août ne fait aucune allusion à la sortie clandestine illégale de l’ancien président du pays en décembre 2023, deux ans avant la décision du Sénat autorisant la justice à instruire l’affaire l’opposant au ministère public. Cet épisode est intervenu après qu’il ait ordonné à ses partisans de boycotter les élections de 2023. L’ancien sénateur à vie semble convaincu qu’il n’est astreint à aucune norme ou réglementation légale, objectent ses détracteurs dans les salons huppés de Kinshasa. Pas un mot non plus des graves accusations mises à sa charge par la justice militaire, qui ont motivé les réquisitions du ministère public, le 22 août dernier.

Un chef de guerre qui défend ses officiers

Interrogé par des médias, le 2 septembre 2025, le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité n’en démords pourtant pas. «Joseph Kabila est un chef de guerre», assure Jacquemin Shabani Lukoo. L’ancien président de la République ne fait plus partie de l’opposition républicaine. «Il est le chef de la rébellion. C’est établi», martèle-t-il. Le soutien qu’il affiche à l’endroit des officiers supérieurs poursuivis par la justice militaire est motivé par un fait de solidarité : ces derniers auraient choisi, «comme lui, de trahir la République. Kabila est un chef de guerre qui défend ses hommes», tranche Shabani, en réponse aux accusations de l’ancien président de la République qui reproche à son successeur d’affaiblir les FARDC et de miner le moral des troupes.

Pour Joseph Kabila, il faut donc aller au dialogue parce que les solutions à la crise proposées par son successeur sont «bricolées» et ne ramèneront pas la paix. «Nous avons toujours plaidé pour le dialogue, comme le meilleur moyen d’atteindre une réconciliation véritable, et non cosmétique. Cela avait été accompli en 2003, jusqu’à notre départ du pouvoir», soutient l’ancien président de la République. Ce à quoi nombre de ses détracteurs rétorquent qu’il n’y a guère de place pour la démocratie et le souverain primaire dans un tel régime de «dialogues de type maffieux après des bagarres d’éléphants». Et que ce serait une sorte de prime aux rébellions et aux trahisons ourdies par des renégats ainsi encouragés à semer la mort et la désolation dans le pays afin d’accéder et conserver le pouvoir par la voie des armes.

Pas de place pour le souverain primaire

Arrivé au pouvoir en 1997 dans les valises de la rébellion pro-rwandaise de l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila, l’ancien président de la République semble peu disposé à recourir à d’autres moyens que la guerre et les négociations pour stabiliser la RDC en accaparant armes à la main tout ou partie du pouvoir. «Aucune réconciliation véritable n’est possible tant que les violations des droits humains, les poursuites politiques et la persécution de la société civile et des leaders de l’opposition persistent (…) Si ces politiques mal avisées se poursuivent, les conséquences dramatiques qui en découleront pour la Nation et la région seront de la seule responsabilité du régime en place», menace-t-il carrément. A la manière d’un prince de sang auquel on aurait ravi son trône héréditaire.

Également occultée par l’ancien Raïs Congolais, la responsabilité du Rwanda de Paul Kagame dans la déstabilisation et le pillage des ressources minières de la RDC depuis 30 ans. Aucun mot, aucune allusion à ce sujet qui, pourtant, préoccupe au plus haut point tous ses compatriotes, particulièrement ceux des entités sous occupation des troupes rwandaises où des usines sont démontées et transportées pièce par pièce vers le Rwanda, des véhicules et divers autres biens immobiliers arrachés à leurs propriétaires par des phalanges à la gâchette facile…

Joseph Kabila réduit la question sécuritaire rd congolaise à l’opposition (somme toute naturelle et dans l’ordre des réalités) au régime de Félix Tshisekedi, alors qu’elle lui a longtemps précédée. Au point d’accuser son successeur et sa famille, biologique et politique, de piller les ressources des régions minières riches du Katanga (sic !) sans mentionner le Rwanda, pourtant devenu exportateur des matières minérales dont son sous-sol est totalement dépourvu, ainsi que l’attestent de nombreux rapports des Nations-Unies et des statistiques d’exportations.

J.N.

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LE MAXIMUM 4 septembre 2025 4 septembre 2025
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