A la suite de l’abattage d’un chimpanzé, par des jeunes du quartier Masosi, dans la commune rurale d’Oicha, à une trentaine de kilomètres de la ville de Beni, les autorités locales ont mis en garde mardi 29 juillet 2025 la population contre ce genre d’attitude irresponsable et nuisible envers les espèces rares et menacées du Parc national des Virunga. Selon les services communaux, l’animal s’était échappé du parc avant de rejoindre une zone habitée et, pris de panique, des jeunes l’ont abattu provoquant l’indignation des défenseurs de l’environnement.
L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) n’a pas encore réagi officiellement à cet acte.
Pour le chef du service environnemental local, Patrick Kambale Mubarikiwa, «ce déplacement inhabituel d’un animal du parc peut être suscité par des menaces dans la forêt, notamment l’intensification du braconnage, la déforestation, voire une épidémie. Autant de facteurs qui peuvent pousser les animaux à fuir vers des zones peuplées».
Mubarikiwa insiste sur la responsabilité collective dans la protection de la biodiversité. «Les chimpanzés sont des espèces rares et en voie d’extinction. Il faut les préserver avec un esprit responsable, pour les générations futures», a-t-il souligné avant d’inviter les habitants à alerter immédiatement les services compétents en cas de présence d’animaux sauvages hors de leur habitat naturel, plutôt que de recourir à la violence ou à la panique.
Le Parc national des Virunga est reconnu mondialement pour sa richesse en biodiversité, mais subit régulièrement les pressions humaines, notamment par le braconnage, le conflit armé et la déforestation. De tels incidents soulignent l’importance d’intensifier les campagnes de sensibilisation communautaire sur la cohabitation avec la faune sauvage.
HO