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TRIPARTITE RDC-RWANDA-HCR SUR LES REFUGIES : Pas de quartier pour le M23/AFC

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Négociations M23 - Gouvernement à Doha
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15 ans après l’accord tripartite sur les réfugiés de 2010, Kinshasa et Kigali se sont  de nouveau engagés à rapatrier dans des conditions conformes au droit international en la matière les réfugiés de leurs pays respectifs. L’accord signé à Addis-Abeba, le 24 juillet 2025, ignore les renégats du M23/AFC, supplétifs des forces d’invasion rwandaises dont une des revendications repose pourtant sur cette question.

Au cours d’un point de presse tenu le 25 juillet dernier, Benjamin Mbonimpa, chef de la délégation du M23/AFC à Doha a quasiment dénoncé un accord qui fait suite à celui de Washington entre les deux Etats et à la Déclaration de Doha, qu’il avait contresignée pour le compte de son mouvement.

Le 19 juillet 2025, à Addis-Abeba, la RDC, le Rwanda et le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Réfugiés (HCR) ont signé un accord sur le rapatriement volontaire des réfugiés. Le document paraphé par le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur de la RDC, et le ministre rwandais de la Gestion des urgences (remplacé par l’Ambassadeur plénipotentiaire du Rwanda en Ethiopie) vise à faciliter le retour sécurisé et digne des réfugiés dans leur pays d’origine, en respectant les accords tripartites de 2010. Il met également l’accent sur le caractère volontaire du rapatriement, la vérification des identités, le soutien à la réintégration, la coordination transfrontalière, et l’implication des partenaires financiers.

Une feuille de route 2025- 2026 a été adoptée par les signataires. Elle prévoit, notamment, l’accélération du rapatriement de 600 réfugiés rwandais actuellement hébergés au Centre de transit du HCR à Goma. Les signataires ont reconnu le rôle de l’agence onusienne comme acteur neutre et humanitaire chargé de la protection internationale et de la recherche de solutions durables pour les réfugiés.

L’accord tripartite d’Addis-Abeba intervient après la signature, le 27 juin dernier de l’Accord de paix entre la RDC et le Rwanda, complété, le 19 juillet 2025 à Doha, par la Déclaration de principes signée par la RDC et les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda. La question du rapatriement des réfugiés fait partie des causes profondes du conflit entre Kinshasa et Kigali. Elle compte aussi parmi les revendications brandies par les rebelles du M23 pour justifier leur recours à la lutte armée en RDC.

Casus belli

La Déclaration de principes signée à Doha stipule que «les parties s’engagent à faciliter le retour sûr, volontaire et digne des réfugiés et des personnes déplacées internes vers leurs zones d’origine ou pays d’origine, en conformité avec l’accord tripartite entre la RDC, les pays d’asile concernés et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Ce processus se déroulera dans le strict respect du droit international humanitaire et des normes relatives à la protection des populations déplacées».

Commentant l’accord intervenue entre la RDC et le Rwanda, Jacquemin Shabani, a expliqué que «les deux parties se sont engagées à rechercher des solutions durables en faveur des réfugiés, en tenant compte des récentes avancées diplomatiques, notamment l’accord de paix de Washington entre Kinshasa et Kigali, ainsi que la Déclaration de principes signée le 19 juillet 2025 à Doha entre le gouvernement congolais et le M23-AFC. Ces engagements visent à créer un climat propice à la reprise effective et sécurisée des retours volontaires des réfugiés, dans le strict respect des accords tripartites de 2010».

Vendredi 25 juillet 2025 à Goma, la délégation de l’AFC/M23 aux pourparlers de Doha, conduite par Benjamin Mbonimpa, a animé un point de presse consacrée à la Déclaration signée 5 jours plus tôt en terre qatarie. Pour exprimer des distances avec les engagements pris, essentiellement. Interprétant l’Accord de principes intervenu à Doha, le secrétaire exécutif du M23/AFC explique que «les parties conviennent : le gouvernement de Kinshasa et l’AFC/M23 se sont engagés à faciliter le retour sûr, volontaire et digne des réfugiés et de personnes déplacées dans leur milieu d’origine en conformité, nous nous sommes engagés l’AFC/M23 et le gouvernement de Kinshasa nous deux ensemble, nous allons faciliter le retour sûr, sécurisé et digne de tous les déplacés internes  et des réfugiés, nous allons le faire en conformité avec la tripartite notre pays va signer les accords tripartite avec tous les pays d’asile la Zambie, la Tanzanie, Burundi, Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et même l’Angola, il y a des réfugiés congolais qui sont en Angola».

Pour Mbonimpa, «l’AFC/M23 est partie prenante dans la sécurisation, dans la protection et la facilitation de la faisabilité de toutes ces activités importantes. Il est hors de question de traiter les questions des réfugiés en nous excluant de cette cause pour laquelle nous avions aussi milité et lutté pendant longtemps, il ne faudra pas que nos compatriotes soient des apatrides, qu’ils demeurent dans des refuges, en exil politique et dans des conditions difficiles alors qu’il y a moyen qu’ils rentrent chez eux. Si nous nous sommes opposés au gouvernement de Kinshasa c’est parce-que cette question avait été jetée aux oubliettes».

Administrations légalement établies

La rebuffade sur ce sujet est donc manifeste, les affidés congolais de Kagame et leur mentor reviennent après coup sur certains termes contenus dans les accords et principes convenus.

Le point 7 de l’Accord d’Addis-Abeba consacré aux décisions prises par les parties au sujet des réfugiés est clair. Il recommande de «procéder au rapatriement volontaire des 600 réfugiés rwandais actuellement présents au Centre de transit de Goma pendant que d’autres voies en faveur de solutions durables continueront d’être explorées. Cela avec l’implication des administrations légalement établies de la RDC sous la coordination du HCR».  Aucune allusion à l’autorité rebelle, naturellement, s’agissant d’un accord entre deux Etats, mais  il réfère expressis verbis à la Déclaration de Doha signée moins d’une semaine plus tôt, dont deux des 8 principes généraux énoncent que les parties réaffirment leur engagement à résoudre le conflit par des moyens pacifiques, dans le but de protéger les civiles, «en référence aux principes fondamentaux de la Constitution de la RDC, à la Charte de l’Union africaine, à la Charte des Nations Unies et à ses résolutions pertinentes, ainsi qu’au droit international» ; et aussi, qu’elles «réaffirment également leur attachement à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de la RDC».

La référence à la constitution en vigueur au pays de Lumumba est lourde de conséquences pour l’AFC/M23, parce que la loi des lois de la RDC proscrit et sanctionne toute rébellion ou tentative de rébellion contre les institutions établies. De même que l’attachement renouvelé à l’intégrité territoriale et à la souveraineté du pays enlève toute légitimité aux revendications brandies  par Benjamin Mbonimpa. «En acceptant ces règles, le M23/AFC s’intègre dans un cadre national où il doit respecter nos institutions, aucun territoire ne lui ayant été concédé», commentait à ce sujet Olivier Katuala, juriste et élu de la majorité au pouvoir au lendemain de la signature de la Déclaration de Doha.

En réalité, la question des réfugiés congolais au Rwanda et celle des réfugiés rwandais en RDC est un véritable panier à crabes derrière lequel Kigali est habitué à s’abriter pour justifier les agressions à répétition et les rébellions par procuration entretenues dans le territoire de son immense voisin, fait-on observer. Dans la partie Est du territoire de la RDC en proie à cet activisme militaire depuis trois décennies, nul n’ignore que la véritable intention de Paul Kagame est de s’approprier sans contre-partie des ressources économiques congolaises (pillage) et de se débarrasser du trop-plein de ses compatriotes sur les vastes prairies du Nord et du Sud-Kivu. «Le spectre du rapatriement des réfugiés congolais au Rwanda, régulièrement brandi par Kigali, dissimule les ambitions territoriales de ce petit pays asphyxié par une démographie galopante», explique à ce sujet un humanitaire des Nations-Unies qui a vécu à Goma jusqu’à la prise de la ville en janvier dernier.

Chantage récurrent  du Rwanda

Dans un discours au parlement, le 9 janvier dernier,  Paul Kagame a menacé de ne plus assumer la responsabilité du nombre croissant de réfugiés congolais qui arrivent dans son pays, arguant cyniquement de ce que ce ne serait «pas le problème du Rwanda».

Jusqu’en 2023, le Rwanda abritait quelques 73.000 réfugiés originaires pour la plupart de la RDC, d’où ils étaient arrivés par vagues successives provoquées par les affrontements dans la région. La même année, 30.000 nouveaux arrivants fuyant l’instabilité étaient accueillis par Kigali, entrainant la construction d’un cinquième camp de réfugiés à Mugombwa (District de Gisagara), après ceux de Kiziba, Gihembe, Nyabiheke et Kigeme, selon le HCR.

Actuellement, le Rwanda abriterait près de 135.000 réfugiés congolais, contre quelques 132.000 réfugiés rwandais en RDC, selon la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, se référant aux statistiques actualisées du HCR.

Mais la mauvaise foi de Kigali dans la gestion de ce prétexte à invasion de son voisin congolais est plus qu’évidente. Du 17 au 20 mai 2025, les renégats du M23/AFC ont ainsi entrepris de rapatrier de force quelques 3.680 prétendus réfugiés rwandais accusés de séjourner illégalement en RDC. L’opération faisait suite à des rafles organisées dans les agglomérations et villages alentours de Goma. Le Haut-Commissariat aux réfugiés, qui avait été forcé d’assurer le transport des infortunés, avait néanmoins dénoncé la violation des principes de rapatriement, en particulier le principe du consentement.

Réfugiés Congolais au Rwanda

S’agissant des réfugiés Congolais au Rwanda, nombre d’observateurs doutent de leur rapatriement volontaire dans leur pays d’origine. Nombreux parmi eux seraient des Tutsi Congolais qui pour avoir collaboré avec les troupes d’invasion rwandaises en RDC, ont des raisons de craindre des représailles. «Cette catégorie de réfugiés ne peut retourner en RDC par peur de représailles», selon un humanitaire onusien qui s’est confié à nos rédactions.

Une autre catégorie de réfugiés Congolais au Rwanda qui ne devrait pas s’empresser de retourner volontairement en RDC est composée de populations tutsie arrivées en RDC depuis de longues années (1959 ?) et retournées volontairement au Rwanda, mais dont Kagame ne veut pas. «Il les a parqués dans des camps de réfugiés en attendant de les retourner d’où ils étaient venus», explique la source.

Kigali et ses phalanges entourent encore la mise en œuvre effective de l’accord tripartite d’Addis-Abeba d’un épais halo.

J.N.

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LE MAXIMUM 30 juillet 2025 30 juillet 2025
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