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AGRESSION MILITAIRE DES RDF AU KIVU : Effet boomerang sur le tourisme rwandais

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Paul Kagame
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La politique belliqueuse et agressive mise en œuvre par le pouvoir monoethnique en place au Rwanda depuis le milieu des années ’90 n’est nullement payante, à long terme. Ses effets néfastes sur le secteur touristique se font jour, parce qu’on ne peut prétendre développer le tourisme, même à coups de publicités sportives coûteuses, tout en entretenant de l’insécurité  dans les pays limitrophes.

En se spécialisant dans l’exportation des tueries individuelles d’opposants au régime ou de masses, particulièrement en RDC voisine, Paul Kagame n’avait pas vu venir le danger qui guettait son propre pays. Il s’est révélé, le 21 juillet 2025, menaçant en y jetant le discrédit, le secteur touristique sur lequel le pays investit et multiplie des stratégies pour asseoir sa réputation de hub régional incontournable.

Le Département d’Etat américain a officiellement placé le Rwanda sur la liste des pays faisant l’objet d’avis aux voyageurs émis par les Etats-Unis, au niveau d’alerte 2, en raison de tensions frontalières avec la RDC et le Burundi.

Selon cet avis, des risques sécuritaires existent dans la région, à proximité des districts frontaliers tels que Rusizi et Rubavu. Et, il est vivement conseillé aux touristes et aux ressortissants américains de se tenir constamment informés des conditions sécuritaires, particulièrement dans les régions citées.

Le bureau des affaires consulaires du Département d’Etat américain fait également savoir que «des groupes armés, des individus et des forces militaires s’affrontent régulièrement dans les pays voisins du Rwanda, la violence persistante dans la région augmentant le risque d’extension sur le territoire rwandais».

Affrontements dans la région

La décision de l’administration Trump intervient dans un contexte de durcissement général des avis aux voyageurs américains à travers diverses régions du monde. Outre le Rwanda, des pays comme l’Egypte, le Mozambique, le Nigeria, Israël, le Liban, Haïti et la République Dominicaine ont été également signalés en raison d’une montée de l’instabilité, de la violence ou de la criminalité.

Dans le cas rwandais, le calme imposé par une impitoyable répression  à l’intérieur contraste avec les troubles aux frontières entre ce petit pays et la RDC ainsi que le Burundi. Ce c’est qui justifie l’avis américain, une mesure de précaution liée à l’évolution de la situation sécuritaire dans la région.

L’impact croissant de l’insécurité dans la région, entretenue par la principauté militaire au pouvoir à Kigali a donc fini par affecter le secteur touristique du pays en ternissant son image, pourtant soignée à coups de publicités tapageuses et de manifestations sportives internationales.

L’avis aux voyageurs émis par l’administration Trump est un revers diplomatique de plus pour Paul Kagame et son armée. Cela signifie que pour Washington, Kigali n’est plus un partenaire fiable, selon une analyse de Afrika Flashes, diffusée sur YouTube. Les campagnes publicitaires tapageuses comme ‘‘Visit Rwanda’’ dans les milieux du football européen sont frappées par le ‘‘Ne pas voyager‘‘ vers le Rwanda, lancée par les Etats-Unis. «Cette mesure n’est pas seulement symbolique. Elle porte un coup direct à l’économie rwandaise, notamment au secteur du tourisme, qui représentait plus de 500 millions USD en 2023», selon Afrika Flashes.

Sabotage de la paix

Le changement d’attitude de l’administration américaine intervient à la suite du sabotage par Kigali de nombreux processus de paix dans la région, notamment, ceux de Nairobi et de Luanda, l’année dernière.

Une enquête publiée par Congo Guardian rappelle que de Lusaka à Luanda en 1999-2002 aux efforts congolais d’anéantissement de la menace FDLR en 2008-2018 (opérations Amani Leo et Kimia), Kigali n’a eu de cesse de saboter et de bloquer par diverses stratégies les initiatives de paix dans la région.

En refusant de retirer ses troupes de la RDC tout en poursuivant son soutien avéré aux rebelles de l’AFC/M23, Paul Kagame et le Rwanda ont franchi la ligne rouge tracée par les Américains. L’alerte sécurité émise le 21 juillet dernier est donc aussi un levier de pression diplomatique qui met en garde les voyageurs, et surtout, alerte les investisseurs, les agences internationales et les chancelleries étrangères sur la dangerosité du régime au pouvoir à Kigali.

Les Américains ne sont pas les seuls à s’offusquer des frasques rwandaises. Le 22 juillet, une tribune publiée par un groupe de journalistes et de coureurs cyclistes dans le quotidien belge De Morgen condamne sévèrement l’organisation d’une course cycliste mondiale au Rwanda l’automne prochain. «Le sport n’est jamais apolitique. Le président rwandais Paul Kagame le sait mieux que quiconque. Il utilise le sport comme une mascarade. Une coupe du monde à Kigali, ‘‘Visitez le Rwanda’’ sur les maillots de football européens, un projet de course de Formule 1 : tout est soigneusement mis en scène. Non pas pour plaire aux supporters, mais pour masquer la réalité. Car une image se vend, une réputation peut être édulcorée et les crimes de guerre sont plus facilement dissimulés dans les coulisses d’événements sportifs prestigieux», écrivent Els Hertogen, Milan Augustijns, Hans Venderweghe et Thijs Zonneveld.

Le même jour, les agences de notation financière, Fitch et Moodys, ont attribué une perspective négative au Rwanda en raison de la montée des tensions régionales, notamment de son implication en RDC, de l’augmentation de sa dette extérieure et de sa dépendance de l’aide concessionnelle. Des facteurs de risque qui suscitent des inquiétudes quant à la stabilité budgétaire et le climat des affaires.

J.M.

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LE MAXIMUM 24 juillet 2025 24 juillet 2025
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