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DESESPERE, KAGAME JOUE LE TOUT POUR LE TOUT : 6.000 soldats rwandais encore en RDC

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Les troupes rwandaises à Goma
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L’application de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 par la RDC et le Rwanda reste sujette à caution, malgré le poids de l’administration Trump dans les négociations qui ont abouti à cette signature présentée comme historique. Outre les réserves émises par les deux parties, un rapport onusien à paraître révèle que Kigali n’a nullement l’intention de quitter le territoire de son voisin congolais.

Au cours d’un briefing de presse coanimé avec son collègue de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, jeudi 3 juillet 2025, la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères de la RDC Thérèse Kayikwamba Wagner s’est voulue très réservée sur le retour de la paix en RDC. En réponse à une question sur ce sujet qui fonde les espoirs de plus d’un de ses compatriotes, la cheffe de la diplomatie congolaise a répondu sans fioritures qu’elle ne savait pas quand reviendrait la paix dans les territoires malmenés de l’Est de la RDC.

Un jour plus tard, le 4 juillet 2025, Paul Kagame émettait des réserves semblables au sujet de l’Accord de Washington. A l’occasion de la date anniversaire commémorant la fin du génocide de 1994, le président rwandais a déclaré qu’il «n’est pas sûr que l’accord tienne». Le chef de la principauté militaire installée au Pays des Mille collines depuis le milieu des années ’90 a émis ce doute au milieu d’un discours haineux et menaçant envers son voisin congolais  Félix-Antoine Tshisekedi et la communauté internationale. «Ceux qui pensent que ces pays riches vont venir me chercher ici si je ne fais pas ce qu’ils veulent se trompent lourdement. Qui peut venir me chercher ici ? Ils me trouver où ? et pour m’amener où ?», avait-il lancé à la cantonade, faisant allusion aux sanctions et aux menaces des sanctions prononcées par les autorités américaines à la signature de l’accord de paix il y a quelques jours.

Desseins annexionnistes

Le même jour, un rapport d’experts onusiens sur la situation à l’Est de la RDC, à paraître dans les jours à venir, a fuité. Il révèle que le Rwanda n’a nullement l’intention de quitter le territoire de la RDC, contrairement à l’accord signé sous l’égide de l’administration Donald Trump. Selon ce document qui a fait la une des médias influents de la planète, Kigali a renforcé son emprise sur les territoires occupés de son voisin congolais en y déployant 6.000 soldats. Dans un rapport à mi-parcours adressé au Conseil de sécurité, fin 2024, les experts onusiens estimaient à «au moins 3.000 à 4.000 soldats de la RDF déployés dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru et Masisi, en soutien à l’offensive des rebelles coalisés de l’AFC/M23».

Une année plus tard, les intentions rwandaises ont évolué vers une stratégie d’occupation durable, voire, d’annexion pure et simple des provinces du Nord et du Sud Kivu. Outre la nomination d’une administration et d’institutions provinciales parallèles, Kigali a déployé ses forces spéciales dans les deux provinces entre janvier et mai 2025, notamment au cours d’opérations visant l’occupation de Goma et Bukavu.

A Gisenyi, agglomération rwandaise frontalière de Goma, la RDF a établi un quartier général dont l’objectif ne serait plus la neutralisation des FDLR, mais plutôt la conquête de territoires en RDC, selon le même rapport. Alors que dans le même temps, les rebelles de l’AFC/M23 se lancent dans de vastes opérations de recrutement incluant d’anciens militaires FARDC, des combattants Wazalendo et d’anciens militaires rwandais et membres de la diaspora, enrôlés de gré ou de force.

Etat-major opérationnel à Gisenyi

Le groupe d’experts conduit par la Belge Mélanie De Groof révèle aussi que les officiers RDF, James Kabarebe, actuel ministre rwandais de l’Intégration régionale connu pour avoir mené la première campagne militaire contre la RDC en 1996, Vincent Nyakarundi, chef d’Etat-major général, et Patrick Karuretwa dirigent les troupes de Kagame en territoire congolais.

Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais, a tenté de nier les révélations du rapport onusien, relayé par l’agence belge Belga le 4 juillet dernier. «Le recyclage par Belga des accusations infondées contenues dans le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies témoigne d’un ton sourd et d’une vision figée dans un passé colonial. Le Rwanda n’a aucune ambition territoriale ni aucune revendication sur quelque partie que ce soit de la République Démocratique du Congo», écrit-elle  pince-sans-rire sur son compte X.

Mais les réalités du terrain sont plutôt de nature à confirmer les assertions onusiennes qui attestent de la multiplication exponentielle d’activités contrebandières autour des minerais congolais, qui atteignent des records, selon le rapport.

Cette surexploitation s’explique par la situation économique et financière  délicate dans laquelle se trouve le Rwanda, sanctionné depuis quelques mois par la communauté internationale d’où il tire 40 % de ses ressources budgétaires.

Le va-tout de Kagame

Kagame semble donc jouer son va-tout dans les Kivu en y jetant ses dernières cartouches : annexer les territoires occupés et y poursuivre le pillage des minerais dont le commerce permet la survie du régime monoethnique et autoritaire en place à Kigali. Quitte à se mettre à dos une puissance de la trempe des Etats-Unis. Un schéma suicidaire, mais qui fait partie du ‘‘déjà vu’’.

Lors de la célébration du kwibohora (journée de la libération) le 4 juillet dernier, le président rwandais s’est présenté en conquérant devant ses compatriotes. «Ce que nous avons fait à Goma n’était qu’une fraction de ce que nous pouvons faire. Nous pouvons marcher 2.000  kilomètres si nécessaire», avait-il déclaré, faisant allusion à l’occupation rageuse du chef-lieu du Nord-Kivu en janvier dernier, qui avait provoqué plus de 10.000 morts. «Nous n’avons besoin de la permission de personne pour nous défendre», avait-il encore soutenu, faisant allusion à la prétendue menace des FDLR,  ressassée depuis des décennies pour justifier les incursions prédatrices de ses forces armées en territoire congolais. Un diplomate africain à Kinshasa note à ce sujet que «cette justification  est d’autant   plus questionnable  que  ce sont précisément les troupes de Kagame  qui occupent depuis 2021 les bastions attribuées aux FDLR. Cela dément les accusations de collusion entre Kinshasa et ces résidus des forces armées  du défunt président Habyarimana, assassiné  il y a plus de trente ans. Par ailleurs, aucune information n’est disponible sur une offensive qu’auraient menée en territoire rwandais ces fameux  FDLR».   

De la première invasion rwandaise en RDC en 1996 jusqu’à aujourd’hui, les Rwanda defense forces ont totalisé huit ans de présence au Nord-Kivu et au Sud-Kivu sans mettre la main sur un seul génocidaire FDLR.

FDLR = FARDC

Mais Kigali s’est déjà trouvée une nouvelle parade à cette évidence qui met à mal la thèse de la «menace FDLR». En mutant la localisation de ces rebelles présentés comme génocidaires de leur maquis vers … les casernes des FARDC ! «La priorité du Rwanda est la neutralisation de la menace sécuritaire que représente la milice génocidaire FDLR, soutenue par l’Etat congolais, armée et intégrée dans les rangs de l’armée congolaise», a déclaré  Kagame le 4 juillet 2025. La neutralisation des FDLR se confond donc dans son esprit avec celle des FARDC, selon ce point de vue. L’idée kagaméenne que la sécurité du Rwanda dépend de la balkanisation d’un pays voisin la RDC, constitue la vraie menace sécuritaire  dans la région des Grands lacs.

Jacques Ntshula

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LE MAXIMUM 10 juillet 2025 10 juillet 2025
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