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RDC – RWANDA : Trump confirme l’accord de paix

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Donald Trump
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Sauf énorme surprise, le texte de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, paraphé le 18 juin 2025 par les experts des deux pays, sera signé par les ministres des Affaires étrangères ce 27 juin à Washington, devant le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio. Même si, côté congolais, beaucoup peinent encore à croire à ce dénouement après trois décennies de guerre ponctuées par moult accords signés et non respectés. Cette fois, les étoiles semblent se ranger en faveur d’une issue heureuse des négociations menées par la toute puissante administration américaine.

Cela n’a cependant pas été sans suspens. Ces négociations, sponsorisées à la hussarde par une diplomatie américaine privilégiant la force pour imposer la paix, ont connu des hauts et des bas qui ont souvent fait craindre le pire. Malgré la paraphe du texte de l’accord par les délégations congolaise et rwandaise présentes à Washington DC, l’incertitude planait jusqu’à il y a quelques jours encore, sur l’attitude du président rwandais Paul Kagame, connu pour avoir déjà fait capoter d’autres tentatives, notamment celle menée par la médiation angolaise l’année dernière.

Depuis le 6 juin dernier, le chef d’Etat rwandais n’était pas apparu en public, faisant ainsi craindre une nouvelle volte-face avant la signature formelle de l’accord paraphé. Mardi 24 juin 2025, Paul Kagame a finalement réapparu en public à la faveur d’une audience accordée à l’ancien président nigérian, Olusegun Obasandjo, également médiateur dans le cadre de la médiation entreprise par l’Union africaine.

Mercredi 25 juin 2025, le président américain, Donald Trump, a profité de la tribune lui offerte par le sommet de l’OTAN à la Haye pour déclarer, à deux reprises, qu’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda serait signé vendredi 27 juin à Washington. Le locataire de la Maison Blanche présentant ce dénouement, après celui intervenu au Moyen Orient entre Israël et l’Iran, comme une preuve de la capacité de son gouvernement à négocier la paix.

Sur le texte de l’accord paraphé le 18 juin dernier, il n’existe pas le plus petit désaccord entre les parties et aucun amendement n’est plus possible à ce stade, a déclaré le ministre rwandais affaires étrangères, cité par des médias, le 24 juin 2025. L’entrée en vigueur du texte est prévue immédiatement après sa signature par les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda ainsi que le Secrétaire d’Etat Marco Rubio, et certaines dispositions, dont la mise en place d’un mécanisme conjoint de suivi dans un délai de 30 jours, devront s’appliquer dès le 27 juin.

Soutien au processus de Doha

Reste le processus de Doha piloté par la diplomatie qatarie qui traite de la question de la rébellion du M23-AFC, déjà à l’origine de l’échec du processus de Luanda l’année dernière. Peu d’informations ont circulé sur l’évolution des discussions depuis que la modération qatarie a soumis des propositions d’accord aux parties congolaises et rebelles il y a quelques semaines. Selon l’accord de Washington, Kinshasa et Kigali se sont engagés à accompagner le processus de Doha afin d’en assurer un bon dénouement.

Reçu par Paul Kagame dans son palais d’Urugwiro village, mardi 24 juin dernier, Olesegun Obasanjo, un des facilitateurs dans le cadre du processus de paix fusionné Luanda-Nairobi, a discuté avec son hôte sur les voies vers la stabilité, la coopération et le progrès dans la région des Grands Lacs, selon un communiqué de la présidence rwandaise publié à cet effet. Mais selon des sources indépendantes, l’ancien président du Nigéria était porteur d’un message ferme à Paul Kagame avant la signature de l’accord de paix : «quitter le Congo ou faire face à des sanctions qui incluent une interdiction de voyager et un confinement au Rwanda».

24 heures plus tard, mercredi 25 juin, Olusegun Obansanjo a été l’hôte du président congolais avec lequel il a eu près de deux heures d’entretien à la Cité de l’UA à Kinshasa. Devant la presse, l’ancien président nigérian a déclaré que «nous explorons toutes les possibilités sur la situation entre le Rwanda et la RDC afin qu’il n’y ait plus de confrontation militaire ni de violence. Les discussions que j’ai eues avec mes deux frères du Rwanda et de la RDC sont sur la bonne voie».

Obasanjo à Kigali et Kinshasa

Après Kinshasa, le facilitateur nigérien se rendra au Togo pour faire le point de la situation avec le président du conseil des ministres togolais Faure Gnassingbé Eyadema, médiateur désigné par l’Union africaine.

Ce qui n’empêche pas l’administration américaine de poursuivre sur sa lancée de la mise en œuvre du deal minerais contre sécurité avec la RDC, conforme à la nouvelle stratégie commerciale américaine sur le continent. Le Corporate Council on Africa (CCA) a organisé, du 23 au 25 juin 2025 à Luanda, le 17ème Sommet des Affaires Etats-Unis – Afrique (2025, US – Africa Business Summit). Plus de 1.500 délégués, dont des chefs d’Etat et de gouvernements, des ministres et de hauts fonctionnaires du gouvernement américain ainsi que des dirigeants d’entreprises ont échangé autour du thème principal «les voies de la prospérité : une vision commune du partenariat entre les Etats-Unis et l’Afrique».

Présente à ces assises auxquelles ne participait pas le Rwanda, la RDC a été représentée au plus haut niveau par le président Félix Tshisekedi qu’accompagnait une forte délégation gouvernementale.

Le 24 juin 2025, Massad Boulos, envoyé spécial de Donald Trump pour l’Afrique, a délivré un exposé sur l’importance du partenariat économique entre les Etats-Unis et l’Afrique. «L’administration Trump s’attache à soutenir la paix en Afrique, car nous connaissons le lien essentiel entre paix, stabilité et prospérité économique. Ensemble, nous stimulerons une croissance transformatrice pour les pays africains et les Etats-Unis», a-t-il notamment déclaré.

S’agissant du Corridor de Lobito, Troy Fitrell, sous-secrétaire américain pour l’Afrique, a déclaré que les retards de financement observés ne feront pas dérailler un projet ferroviaire clé reliant l’Angola, la Zambie et la RDC. Il a aussi réaffirmé l’engagement de son pays dans le projet du Corridor de Lobito. «L’initiative n’est pas menacée», a-t-il martelé en qualifiant le projet de « gagnant-gagnant » pour les investisseurs américains et les économies africaines, et soulignant son importance pour l’intégration régionale.

Le Corridor de Lobito au cœur de l’Africa

Business Summit

Luanda a réservé un traitement particulier au Corridor de Lobito en lui consacrant un panel spécifique. Au cours d’une intervention faite au nom du président Tshisekedi, le vice-premier ministre en charge des Transports Jean-Pierre Bemba a indiqué que ce projet allait au-delà d’un simple axe logistique : c’est un levier stratégique pour la stabilité, le désenclavement et le développement partagé, particulièrement crucial dans un contexte régional marqué par les tensions sécuritaires persistantes et des tentatives de déstabilisation externes. Selon lui, «le corridor de Lobito est un atout majeur pour la RDC car, il offre au pays un accès direct et vital à l’Océan Atlantique via le port de Lobito en Angola, facilitant l’exportation de ses précieuses ressources. Il représente une alternative logistique fiable et structurante. Il permet de réduire considérablement le temps de transit de nos minerais vers les ports de l’Atlantique, ce qui améliore directement la compétitivité de notre chaîne de valeur. Grâce à une liaison ferroviaire modernisée, nous assurons un accès plus rapide, plus stable et plus économique aux marchés européens et nord-américains ».

Le sommet des Affaires Etats-Unis – Afrique 2025 s’est également penché sur les questions portant sur les échanges de haut niveau au sujet de la finance, de l’agro-alimentaire, de l’exploitation minière et des minéraux critiques.

J.N.

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LE MAXIMUM 26 juin 2025 26 juin 2025
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