TROUBLES DE JOUISSANCES AU « BON MARCHE » : Héritiers Ebene Linyaka contre Pakistanais au TGI/Gombe

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Le Palais de Justice à Kinshasa

C’est au Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe que sieur Sharoukh, sujet Pakistanais, este en justice pour obtenir cessation des troubles de jouissance sur sa parcelle située au quartier Bon Marché dans la Commune de Barumbu. Les héritiers Ebene Linyaka réclament sans titre ni droit les lieux. L’audience publique dans cette affaire a été marquée par d’intenses bagarres judiciaires. Le juge, estimant sa religion éclairée après intervention des différentes parties, a clos le débat et promis de se prononcer dans les prochains jours.
A en croire les avocats de la partie demanderesse, sieur Saroukh, leur client est propriétaire des lieux querellés sur base d’un certificat d’enregistrement obtenu régulièrement en 2014. Les héritiers se sont plusieurs fois accompagnés d’agents de police pour empêcher le demandeur de jouir paisiblement de sa parcelle. Mais les services du contentieux ont reconnu Sharoukh comme seul propriétaire de lieux. La partie demanderesse sollicite ainsi la condamnation des héritiers Ebene Linyaka et le payement d’une somme de 5 millions USD ou l’équivalent en FC.
L’avocat de la défense des Ebene Linyaka a, dans sa relation des faits, indiqué que le quartier Bon Marché était réservé aux fonctionnaires de l’Etat désireux d’acquérir des terrains de construction à crédit. Sieur Bowando Joseph, ancien fonctionnaire à la BCDC, avait cédé son bail à Ebene Justin, le père du défendeur. C’est ainsi qu’il est devenu propriétaire des lieux. Le rapport des services de Conservation des titres immobiliers confirment les faits, selon cette partie au procès. Qui relate que profitant du départ de Justin Ebene pour Boma, sieur Libaku s’emparera de la parcelle et la vendra à Mme Ekutshu. Le neveu de cette dernière va à son tour vendre au demandeur, sieur Sharoukh.
A cette étape de sa relation des faits, l’avocat de la partie Ebene demande au Tribunal d’effectuer une décente à la Conservation des titres immobiliers pour éclairer sa lanterne. Parce que selon lui, le certificat du Pakistanais est nul.
Quant aux dommages intérêts réclamés par sieur Sharoukh, la défense estime que le Tribunal ne peut y faire droit puisqu’il n y a pas des préjudices.
RBV

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