TRANSITION SANS KABILA : Delly Sessanga boude Félix Tshilombo

    469
    Sessanga, au congrès de l'Envol

    Le Député national Envol/AR (Alternance pour la République) Delly Sessanga, membre du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au changement/Limete (Rassop/Limete), a déclaré samedi 06 Janvier 2018 que le peuple congolais a besoin de se choisir un dirigeant par la voie des élections transparentes et apaisées.
    Pour Delly Sessanga, le Rassop mène un combat pour avoir des élections conformément à l’accord de la Saint Sylvestre. « Le rassemblement n’a jamais dit oui au calendrier et le rassemblement n’a jamais rejeté aussi le calendrier électoral, mais dans sa modalité ce calendrier ne rassure pas que nous aurons des élections transparentes et apaisées le 23 décembre 2018, et c’est pour cela que le Rassemblement dans son ensemble continue à se battre pour que nous puissions avoir les élections conformément à l’Accord. Il faut savoir que si dans ce pays il y a crise de légitimité des institutions, c’est parce qu’en 2011 il y a eu des élections catastrophiques », explique-t-il cet unique élu de son parti politique, l’Envol.
    Delly Sessanga rejette donc l’idée d’une transition, pourtant claironnée sur tous les tons par l’héritier autoproclamé d’Etienne Tshisekedi, qui préside aux destinées pour le moins incertaines du Rassop/Limete. «J’ai toujours pensé que la transition qui doit nous amener vers les élections devrait s’articuler autour des éléments principaux que nous nous sommes donnés dans le cadre de l’Accord, qui stipule qu’un certain nombre d’institutions demeure en fonction dans la perspective des élections. Aujourd’hui, nous avons une situation qui est là, et ce que nous voulons, c’est écouter les souffrances de notre peuple, c’est de permettre à notre peuple de se choisir un dirigeant. Donc, il faut aller plus vite aux élections», ponctue Delly Sessanga. C’est tout sauf exiger «une transition sans Kabila ».
    Parce que c’est connu, pour Félix Tshilombo Tshisekedi et certains mouvement citoyens tels que Lucha et Filimbi, les élections doivent être précédées par une « transition sans Joseph Kabila ».
    ROBERTO TSHAHE

    Pas de commentaire