REGIDESO ; Produits de traitement d’eaux de boisson, 8,1 millions USD

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    Siège de la Regideso à Kinshasa

    La Régie de Distribution d’Eau de la RD Cpongo, REGIDESO SA, versera plus de 8.1 millions USD aux entreprises Premier, Premidis, Tamchez et au groupement GIE au titre d’acquisition des produits chimiques de traitement des eaux de boisson
    Il s’agit notamment de près de 92.395 tonnes de sulfate d’alumine, de près de 72.195 tonnes de chaux hydratée, de plus de 585.254 tonnes de d’hypochlorite de calcium, renseigne le directeur-général de la REGIDESO SA, Clément Mubiayi Nkashama.
    Les eaux ou eaux de boisson sont des eaux de distribution ou éventuellement de puits, le plus souvent gazéifiées et éventuellement déchlorées, explique un expert de la société publique. «Pour toute la famille, poursuit-il, la meilleure eau à boire est une eau assez douce (faiblement minéralisée) et dite neutre, c’est-à-dire peu chargée en sels minéraux et oligo-éléments. D’où l’intérêt, particulièrement si vous habitez une région où l’eau qui sort de votre robinet est calcaire (mais pas seulement), de procéder au traitement de l’eau de boisson… L’eau qui sort robinet est toujours potable mais nécessite parfois un traitement, notamment si elle est consommée comme eau de boisson».
    Les eaux de boisson se distinguent des eaux de source, issues d’une source naturelle ou d’un puits foré. Elles ne présentent pas, selon l’expert de la REGIDESO, de propriété physiologique particulière, contrairement aux eaux minérales, mais doivent bien sûr satisfaire aux prescriptions légales qui s’appliquent aux eaux de distribution. Il s’agit notamment de la minéralisation totale qui doit être inférieure à 1500 mg / L (concentration recommandée de 50 à 500 mg / L pour les eaux de consommation quotidienne), moins de 50 mg / L de nitrates aux normes belges (moins de 25 mg / L de nitrates aux normes européennes), moins de 250 mg / L de sulfates aux normes belges (moins de 25 mg / L de sulfates aux normes européennes), moins de 150 mg / L de sodium aux normes belges (moins de 20 mg / L de sodium aux normes européennes), dureté comprise entre 8 et 30 ° français (recommandée entre 12 et 15° français), etc.
    Les eaux minérales naturelles sont, quant à elles, des eaux provenant d’une source dont les caractéristiques minérales sont stables dans le temps et connues des consommateurs ; dès lors, ces eaux ne doivent pas respecter la législation pour certains sels minéraux, mais bien pour la teneur en métaux lourds, très toxiques, par exemple.
    Zones minières et agricoles
    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS, la qualité de l’eau de boisson suscite des inquiétudes pour la santé humaine dans les pays développés, elle est davantage critique dans les pays en développement comme en RD Congo où le taux d’accès à l’eau potable n’excède guère les 20%. Les risques pour la santé liés à la présence d’agents infectieux, de produits chimiques toxiques ou encore à des dangers de nature radiologique se sont considérablement accrus, singulièrement dans les zones d’intenses activités minières, dans le Sud-Est (région du Kasaï-Katanga) et dans l’Est (Kivu et ex-Province orientale) ainsi que dans les zones d’agriculture intensive, où les nappes phréatiques sont polluées par les engrais, lisiers et autres herbicides.
    Sur financement de la Banque mondiale, la REGIDESO a entrepris non seulement de renforcer sa capacité de desserte en eau, dans un premier temps, dans 4 villes de la RD Congo (Kinshasa, Matadi, Lubumbashi et Kindu), mais aussi à en améliorer la qualité. « L’expérience acquise dans ce domaine fait ressortir l’intérêt de démarches reposant sur une gestion préventive, englobant l’ensemble de l’approvisionnement, de la source d’eau au consommateur », fait-on comprendre à la REGIDESO.
    POLD LEVI

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