PARIS N’A PAS CONDAMNE KINSHASA ? Sonia Rolley et Marie-France Cros inconsolables

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    Sonia Rolley, au cours d'un meeting de la MP au stade Tata Raphaêl de Kinshasa

    L’échec cuisant de la marche des chrétiens organisée à l’appel du Comité Laïc de Coordination, le 31 décembre 2017 en République Démocratique du Congo n’aura pas été du gout de tout le monde. En RD Congo même, on pouvait s’y attendre, les organisateurs de la manifestation qui se recrutent dans l’opposition radicale et le clergé catholique de l’archidiocèse de Kinshasa et de certains diocèses du pays ne décolèrent pas depuis dimanche dernier. La marche des chrétiens, prévue pour embraser le territoire national en faisant déferler des millions de fidèles chrétiens dans les artères des principales agglomérations du pays, était l’occasion rêvée de défenestrer Joseph Kabila du pouvoir en RD Congo.
    Mais les opposants rd congolais et les prélats de l’église catholique romaine qui ont pris le parti de les soutenir dans la mise en œuvre de méthodes insurrectionnelles pour s’emparer du pouvoir d’Etat ne sont pas les seuls à déplorer que des vies humaines aient été miraculeusement préservées le 31 décembre. Deux consœurs des médias dits mondiaux, Sonia Rolley de RFI et Marie-France Cros de la Libre Belgique s’illustrent de plus en plus par ce qu’on ne peut qualifier autrement que de lynchage médiatique systématique du régime RD Congolais.
    Déjà connue de l’opinion de la RD Congo par ses « enquêtes indépendantes » sur le phénomène Kamwina Nsapu, Sonia Rolley a sonné l’alerte, mardi 2 janvier 2018, avec un tweet accusant l’Espagne et la France de bloquer la publication d’une condamnation de Kinshasa relative à la manifestation étouffée dimanche dernier. La journaliste de la RFI, qui ne décolère pas contre les autorités rd congolaises depuis ses démêlés avec les services d’immigration relayait Marie-France Cros qui avait consacré les colonnes de la Libre Afrique à la dénonciation du retard franco-ibérique dans la condamnation qu’il ne fallait pas louper.
    jeudi 4 janvier 2018, la journaliste de la Libre Belgique a récidivé en publiant une pseudo-révélation selon laquelle la société civile de la RD Congo s’en prenait à la France parce qu’elle aurait pris le parti du pouvoir en place à Kinshasa pour préserver ses intérêts économiques dans la région. En fait de société civile, elle n’a cité aucune organisation connue comme telle en RD Congo, mais un ou deux groupuscules politisés, les mouvements dits citoyens (Lucha et Filimbi), dont on connaît l’aversion pour la majorité au pouvoir à Kinshasa. Parce qu’en réalité, aucune organisation de la société civile rd congolaise ne peut se hasarder à s’exposer à l’ire d’un gouvernement européen sans en même temps cracher sur « la main qui donne ».
    Tout dans l’information publiée par La Libre Afrique sur les prétendues menaces contre la France est donc faux. Parce qu’il n’existe aucune menace structurelle contre les entreprises françaises en RD Congo. Et aucun observateur sérieux ne prête encore foi aux fake news publiés par M-F. Cros et sa Libre Afrique sur la RD Congo.
    En réalité, l’information publiée jeudi dans les colonnes du quotidien belge était destinée à l’opinion française, la seule susceptible de mordre à l’hameçon pour l’amener à faire pression sur l’Hexagone. C’est à la France que s’attaquent La Libre Belgique et sa très engagée journaliste Marie-France Cros, ainsi qu’on peut s’en rendre compte aisément à la lecture de ce qui est présenté comme une information mais n’en est pas une. Ce sont de chaudes larmes que verse dame Cros inconsolable après le succès mitigé de la marche étouffée par les forces de sécurité rd congolaises dimanche dernier. « C’est ce mercredi matin seulement que l’Union européenne a réagi à la sanglante répression, dimanche de la marche des chrétiens dans plusieurs villes du Congo », larmoie littéralement notre consœur qui aurait préféré de plus virulentes et promptes condamnations. Et qui ment de manière éhontée parce que de sang de marcheurs, personne n’en a vu dimanche dernier à Kinshasa. Les rapports de police ont fait état de la mort de 5 personnes passées de vie à trépas de manière violente mais sans aucune relation de causalité avec les fameuses marches dont elle était devenue une véritable égérie. Un fait auquel la MONUSCO a fini par se rallier après avoir elle-même précipitamment annoncé 8 morts. Dans un pays de 80 millions d’habitants.
    M.L.

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