MINISTERE DES HYDROCARBURES : La redevabilité sur les 26 milliards FC de prévisions des dépenses pose problème

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    Des travailleurs du ministère des hydrocarbures de la RDC défilent ce 01/04/2011 à Kinshasa devant la tribune des officiels, lors de la célébration de la journée internationale de travail. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

    Le ministère des Hydrocarbures compte parmi les 13 secteurs sélectionnés par le gouvernement afin d’expérimenter la gestion axée sur les résultats, GAR, courant 2018.
    La gestion axée sur les résultats est, en pratique, un outil utilisé pour améliorer l’efficacité et les pratiques relatives à l’obligation de rendre compte en matière de projets et d’organisations, en mettant l’accent sur l’atteinte de résultats concrets et réalistes. Elle repose sur une comptabilité clairement définie des résultats, et prévoit un suivi systématique, une autoévaluation et l’établissement de rapports sur les progrès accomplis.
    Service d’assiette, le ministère des hydrocarbures a été doté d’un budget de 26.017.903.179 FC avec pour missions précises de s’assurer de l’approvisionnement du pays en produit pétrolier ainsi que le Contrôle technique et administratif des opérations pétrolières.
    Mais, l’on dirait qu’une épaisse couche de goudron a été volontairement portée sur les livres comptables du secteur des hydrocarbures. Les statistiques à partir desquelles le ministère des Hydrocarbures aurait dû être évalué par rapport à la gestion axée sur les résultats posent, en effet, problème. La couverture journalière de la RDC en m3 n’est pas officiellement définie, selon la Direction de Transport et Stockage du ministère des Hydrocarbures. Le ministère devrait également procéder à la cartographie autant de la capitale que des agglomérations de l’arrière-pays afin d’inciter des opérateurs du secteur à construire des stations-services et des dépôts en lieux sûrs et rentables. Aux Hydrocarbures, on en serait encore à l’étape de l’étude de faisabilité. Pour ce qui est du suivi et contrôle des activités de fourniture, transport stockage et de distribution, le ministère devrait maintenir la fréquence de mission à 10 comme en 2017. On en était qu’à deux missions de contrôle en 2016, d’après la Direction de Transport et Stockage. Et le taux d’exécution des recommandations des missions de suivi et de contrôle n’était que de 40% en 2016, 55% en 2017. Le ministère des Hydrocarbures devrait porter ce taux d’exécution à 65% en 2018. En amont de la production, la RDC devrait disposer de 20 blocs d’aires sédimentaires valorisables en 2018 contre 18 en 2017 et de passer de 20 en 2016 à 63 blocs d’aires sédimentaires valorisés au terme de la collecte des données géologiques et géochimiques des bassins sédimentaires. Cependant, le ministère des Hydrocarbures n’a plus jamais rendu public le nombre de missions de suivi et contrôle des activités d’exploration-production depuis 2016. Ces missions sont, en effet, prises en charge par des sociétés devant être contrôlées au lieu du Trésor public. Voilà qui suscite suspicions quant à leur efficacité et crédibilité. Difficile, par conséquent, de se faire une réelle évaluation du taux d’exécution des travaux d’exploration-production des sociétés impliquées. Le ministère des Hydrocarbures estime cependant avoir suffisamment renforcé les capacités institutionnelles et humaines de ses agents et cadres, soit un taux de 100% en 2017 pour ce qui est notamment de la Loi portant régime général sur les hydrocarbures. Mais quant à la Loi et au Décret portant mesures d’application de la loi sur le régime général des hydrocarbures vulgarisés, le taux de maîtrise n’a été que de 36% en 2017 et l’objectif en 2018 est d’atteindre 76%.
    POLD LEVI

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