MACRO-ECONOMIE : Taux de croissance à 4,2 % au départ de Joseph Kabila

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    Le siège de la Banque Centrale du Congo à Kinshasa

    L’ancien Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, laisse l’économie nationale à un taux de croissance de 4,2% contre un taux de croissance négatif de – 2,1% à son accession à la magistrature suprême en 2001.
    Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo, qui a fait le bilan mercredi dernier, a relevé que l’ancien Président a fourni beaucoup d’efforts pour atteindre ces résultats.
    Cette croissance, a-t-il soutenu, traduit l’évolution ascendante de l’activité économique venant de 2016 avec une croissance de 2,4% et de 2017 de 3,7%. Le gouverneur de la BCC a rappelé que l’économie de la RDC avait atteint un bon score en 2014 avec 9,5% avant de chuter à 6,9% en 2015 et rechuter à 2,4% pour remonter à 4,2% à fin septembre 2018. Cette croissance est assez élevée au niveau africain et mondial, a précisé le gouverneur de la BCC.
    La croissance économique de 4,2% est impulsée essentiellement par le secteur extractif (secteur minier) à plus de 50%. Cette économie basée sur l’exportation des matières premières, a souligné M. Mutombo, est une faiblesse pour la RDC car, exposée à la baisse de l’activité économique chaque fois qu’il y a chute de cours des produits de base d’exportation. D’où, la nécessité de mettre en œuvre la diversification économique.
    Le gouverneur de la BCC a justifié cette croissance par le produit intérieur brut de 50 milliards contre 11 milliards à la prise des fonctions de Joseph Kabila. Pour l’année 2019, il est prévu un taux de croissance de 5,6% pour 54 milliards USD comme richesse nationale. Le revenu par habitant qui est aujourd’hui de 563 USD, était de 334 USD en 2001.
    «C’est une évolution satisfaisante mais encore en deçà des attentes. Il y a des réformes qu’il faut mettre en œuvre pour atteindre cette vitesse de croisière, l’idéal étant d’atteindre une croissance à deux chiffres», a dit Déogratias Mutombo.
    Le président de la République sortant laisse l’économie du pays à un taux d’inflation de 7,1% contre 135% en 2001. Selon la BCC, ce taux d’inflation traduit une stabilité relative sur le marché des biens et des services. Les recettes propres étaient de 382 millions de FC, soit 4,4 milliards USD. L’année 2018 s’est terminée avec un excédent dépassant les 50 milliards de CDF. Cependant, en termes de recettes, plus ou moins 4,54 milliards USD sont tombés dans les caisses de l’Etat.
    Au niveau du secteur extérieur, la BCC note qu’il y a également une évolution satisfaisante des indicateurs. «Le taux de change a connu une stabilité parce que l’année 2018 s’est terminée avec un taux de 1.635 CDF le dollar venant de 1.692 CDF au 31 décembre 2017 ».
    Les réserves internationales sont actuellement à 880 millions USD. Elles étaient à 21 millions USD en 2001. Le niveau actuel vient de connaitre une légère baisse à cause des dépenses électorales de plus de 500 millions consentis sur l’année 2018 dans un contexte où les recettes n’ont été que de 4,4 milliards USD.
    Par ailleurs, la BCC a indiqué que les indicateurs économiques se sont améliorés, précisant que le taux directeur est passé de 21 à 14% depuis mi-avril 2017, niveau maintenu jusqu’à ce jour.
    «Au regard de la politique monétaire qui est restée prudente, la BCC a également maintenu de statu quo en ce qui concerne le coefficient des réserves obligatoires et qui sont restées à 13% et 12% et 2,0% respectivement pour le dépôt à vue et à termes en monnaies étrangères et nationale», a conclu le gouverneur de la BCC.
    P.L. AVEC AGENCES

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