Les 10 plus grosses fortunes en RDC : détenues par des étrangers

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    Buildng Congo Futur sur le boulevard du 30 juin

    Il est établi à ce jour que les dix plus grandes fortunes rd congolaises sont détenues par des expatriés qui jouent les premiers rôles dans l’expansion des PME et PMI, ces moteurs par excellence de création d’emplois.
    Considérés naguère comme relevant du domaine du petit commerce exclusivement réservé aux nationaux, l’horeca (hôtellerie, restaurant, cafeteria), les supermarchés, la vente des véhicules d’occase ou encore des pièces de rechange ont été ouverts aux étrangers au même titre que les transports aérien, maritime et fluvial.
    Autour des Libanais Congo Futur ou Socimex ou encore des Pakistanais Beltexco s’amarrent, en effet, des constellations des PME et PMI de divers secteurs ainsi que des banques, des institutions de messagerie financière ou encore des sociétés de taille considérables du domaine des bâtiments et travaux publics. L’an dernier, l’alors Premier ministre, Matata avait été pris au dépourvu par le sénateur Mokonda Bonza qui lui a fait comprendre que des expats tiraient, en réalité, plus profit du semblant d’embellie de l’économie rd congolaise que la Nationaux.
    Outre le fait que la RD Congo est membre à part entière de l’OHADA, Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires, le pays de Kabila s’est également engagé dans au moins trois zones de libre échange sur le continent. Il a adhéré à la Zone de libre du COMESA, Marché commun de l’Afrique australe et orientale, et est en pourparlers pour les zones de libre échange de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) et la CEEAC, Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. Toutes des organisations régionales qui prônent non seulement la levée des barrières douanières donc frontalières mais aussi une libre concurrence dans tout Etat membre.
    C’est dans ce cadre que la RD Congo et le Rwanda ont signé, le 20 octobre 2016 à Rubavu, un accord sur un régime commercial simplifié concernant uniquement les petits commerçants des deux pays. Cet accord définit un petit commerçant comme celui qui a un capital variant entre 1 à 2 000 dollars. Pour les deux parties, il s’agit plutôt de la matérialisation de la vision de la Communauté économique des pays de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA), en vue d’alléger les frais de douanes aux petits commerçants transfrontaliers et d’éliminer les taxes illégales à la frontière. Il y a peu, maçons, ferrailleurs, tôliers… charpentiers rd congolais ont donné de la voix à Goma pour fustiger la ruée des ouvriers rwandais sur les chantiers du chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
    L’on se souviendra, alors que l’Hexagone se vantait d’être le fer de lance de l’Union européenne et un acteur majeur du mondialisme, l’homme d’Etat français, Michel Roccard, s’en défendait véhémentement en soutenant que «la France ne peut quand même pas accueillir toutes misères du monde ». Qui de la RD Congo ?
    POLD LEVI M.

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