LAMUKA : Fayulu en campagne de provocation

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Fayulu : entrée à dos d'âne à Butembo

Le candidat malheureux à la présidentielle 2018, Martin Fayulu, est arrivé jeudi 21 février 2019 à Kikwit dans la province du Kwilu. Sur ces terres largement acquises à Adolphe Muzito, son complice du conclave de Genève, à en juger par les résultats électoraux publiés par la CENI, Mafa, ainsi que l’appellent ses partisans, a fait l’objet d’un accueil massif. On pouvait s’y attendre. Flanqué de l’ancien 1er ministre PALU, Fayulu venait de Goma au Nord Kivu, après avoir parcouru Butembo et Beni dans la même province. Son périple qui vise à contester une décision de la cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire rd congolaise, se révèle provocateur à souhait. Sous le couvert de prétendues libertés démocratiques et de revendication de sa « vérité des urnes », le candidat Lamuka à la dernière présidentielle vogue à la limite du licite.
Campagne de provocation
Arrivé dimanche 17 février à Beni après avoir séjourné à Butembo, Fayulu a animé un meeting pour ‘‘remercier’’ des électeurs qui n’avaient pas encore voté. Mais surtout, présenter les candidats Lamuka qui vont concourir aux législatives nationales et provinciales en mars prochain. Ce fut une sorte de campagne électorale par anticipation et … illégale, parce qu’intervenant avant l’ouverture officielle de cette période de préparation aux votes, que seule la CENI est habilitée par les lois en vigueur en RD Congo de décréter. « Les candidats députés Lamuka ont pris une sérieuse avance sur nous dans les compétitions électorales du mois prochain », s’est plaint un candidat CACH interrogé au téléphone par Le Maximum. Dans cette saillie toute empreinte de dédain pour les lois du pays, Fayulu a également demandé aux populations benitiennes d’exiger l’élection présidentielle à l’occasion de l’organisation des législatives nationales et provinciales reportées par la CENI. Dans cette ville où les installations de la centrale électorale venaient d’essuyer une seconde attaque armée maï-maï, quelques jours plus tôt, cela est perçu par certains observateurs comme un appel à l’insurrection.
JN

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