ITPR : Véhicules d’Etat déclassés : où va l’argent ?

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    Le STA, Service de transport administratif, qui gère les véhicules de l’Etat, ne prend pas part aux opérations de vente de ces véhicules à la suite de leur déclassement, déplore la mouvance de la société civile dans un rapport sur le budget 2018.
    Le Service de transport administratif compte parmi les directions du ministère des Infrastructures, Travaux publics et reconstruction, ITPR. La Société Civile déplore, en outre, le fait que la Direction des Services de Transport Administratif qui déclasse les véhicules de l’Etat n’est pas implantée dans toutes les provinces de la RDC. Difficile donc d’établir des statistiques fiables sur le nombre des véhicules que l’Etat déclasse chaque année et qui en sont les acquéreurs. Par conséquent le recouvrement des recettes inhérentes à la vente des véhicules de l’Etat déclassés échappe à tout contrôle sérieux.
    Certes, les recettes des ITPR sont parties de faible mobilisation (66,7%) en 2015 vers une croissance (191,39 %) en 2016 et à fin juin 2017, les ITPR avaient déjà réalisé 88,80 % de ses assignations, mais les limiers de la mouvance de la société civile, ont, dans un récent rapport sur l’analyse de la loi de finances publiques 2018, déploré que la moyenne des recettes mobilisées par les ITPR de 2015 à 2017 s’élevait à 330 057 964,66 FC, soit 170 660,78 USD. Selon nos sources, des véhicules d’Etat dits déclassés grossiraient les flottilles des véhicules mis en vente dans les marchés d’autos d’occase d’Europe de la place. Et se négocieraient plus chers que des teufs-teufs made in Europa.
    Toutefois, l’Etat retrouve plutôt son compte sur « des occasions d’Europe» selon les statistiques de la Direction générale des douanes et accises, DGDA. En 2015, les importations des véhicules ont rapporté plus de 15,7 milliards de FC (15.783.218.506 FC) soit plus de 17 millions de dollars au Trésor public. En 2016, la DGDA a encaissé plus de 12 milliards de FC et comptait gagner plus de 17, 8 milliards FC en 2017 à la faveur de la révision de 10 à 20 ans de l’âge des véhicules d’occases autorisés à rouler en RDC.
    POLD LEVI

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