INFRASTRUCTURES, TRAVAUX PUBLICS ET RECONSTRUCTION : COBIL et CADECO poussent le FONER à la banqueroute

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    Une station Cobil

    Il passe dans l’opinion comme une structure d’enrichissement facile et incapable d’assurer ses missions régaliennes. Et pourtant, les misères du FONER, Fonds National d’Entretien routier, portent une identité, l’Etat rd congolais.
    La redevance sur les produits pétroliers terrestres rapporte, on le sait, plus de 95 % des ressources financières au Fonds National d’Entretien Routier (FONER). Mais voilà que l’Etat a unilatéralement allongé le délai de paiement de 8 à 180 jours à COBIL SA, l’une de grandes entreprises en RD Congo.
    L’on se rappelle, il y a peu, à la faveur d’une question orale avec débat posée par le député UDPS Serge Mayamba, le ministre des ITPR (Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction), Thomas Luhaka Losendjola, avait relevé une déplorable disparité entre les statistiques de la SOCIR et celles de la DGDA ex-OFIDA, chargée de collecter les ressources pour le compte du FONER au point d’entrée des produits pétroliers, notamment à Kinlau à Muanda, dans la province du Kongo Central.
    Par ailleurs, la créance du FONER sur l’Etat avoisine les 30 millions de dollars. Le gouvernement n’a même pas prévu l’amorce d’un paiement, même à long terme, dans son Cadre budgétaire à moyen terme 2018-2020. Bien au contraire, l’établissement public ne bénéficie même pas du soutien du gouvernement pour recouvrer l’argent que ses redevables versent à la CADECO, Caisse d’épargne du Congo. Selon les dernières estimations, la CADECO garde par devers elle quelque 4 millions de dollars du FONER. Le DG du FONER, Fulgence Bamaros Lobota, n’a guère reçu l’appui de l’Etat pour récupérer environ 10 millions de dollars qui se sont retrouvés bloqués dans deux banques en liquidation, la BC, Banque Congolaise (6.000.000 de dollars) et plus de 3.500.000 de dollars à la BIAC, Banque Internationale pour l’Afrique au Congo.
    En dépit de ces soucis pécuniaires, le FONER a, quand même, pris le pari d’augmenter de plus de 50 millions de FC (50.966.484 FC) ses prévisions des recettes pour l’exercice 2018, qui sont de près de 265 milliards de FC (264.378.0007.255,55 FC ). Créé en 2008, le FONER collecte, en effet, des fonds pour financer les travaux d’entretien des infrastructures, exécutés par les structures pérennes à savoir, l’Office des routes (OR), l’Office des voiries et drainage (OVD) et la Direction générale des voies de desserte agricole.
    Le FONER tire également ses ressources des droits de péage, sur les charges à l’essieu ainsi que les pénalités diverses comme les allocations budgétaires, les dons et legs ainsi que les contributions des bailleurs de fonds.
    POLD LEVI

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