HAUT UELE/ISIRO : Des poissons « blessés » dans les cours d’eau

    39
    Poissons blessés à Isiro

    L’histoire relève du miracle. A Isiro, des poissons fraîchement pêchés dans les rivières locales portent des plaies sur la peau. Le phénomène, dénommé « Mbisi na pota » (poissons avec plaies) se répète depuis trois semaines. Il affecte particulièrement les poissons sans écailles (anguilles) et inquiète sérieusement la population. Les pêcheurs des environs d’Isiro ont ainsi momentanément suspendu leurs activités. « Beaucoup parmi eux ont retiré leurs filets des rivières », rapporte-t-on.
    Le 1er cas de poisson blessé a été enregistré fin novembre 2017, dans la chefferie Kipate, groupement Tangani, à plus au moins 23 km d’Isiro. Le phénomène a également été signalé dans le territoire de Dungu, à 210 km de la ville d’Isiro, notamment dans les rivières Bomokandi, Uélé, et d’autres ruisseaux. Comme si cela ne suffisait pas, des cas similaires sont rapportés à Rungu, à 65 km d’Isiro, dans la rivière qui porte le même nom, mais aussi d’autres rivières telles que Nokondodra, Nedoma, Nogwada, ManzengedaNedobo, Bandelango, Rungu, Bomokande, Namunza, Nesagba, Negamba, Wonga, Babagu, Elu, Meimbi, Meka, dans le territoire de Niangara, y compris la rivière Nekalagba, sur axe Isiro – Watsa, dans le Haut-Uélé.
    Le cas le plus récent est rapporté mardi 30 janvier 2018, aux alentours de 17 heures locales, à la rivière Dingilipi, sur la route qui mène vers l’aéroport d’Isiro – Matari, où un autre poisson sans écaille (Ngolo), a été pêché avec plus au moins 7 plaies sur la peau. Pris de panique, le pêcheur a apporté le fruit de sa pêche à la radio Boboto, une chaîne de radio diocésaine de la place, pour que les journalistes en fassent large diffusion.
    Interrogé au sujet de ces poisons blessés, Emmanuel Bobo, inspecteur provincial adjoint au ministère de l’agriculture, pêche et élevage du Haut-Uélé, a dit attendre l’envoi d’échantillons de poisson dans les laboratoires à Kinshasa pour les analyses appropriées. En attendant, il invite au strict respect de règles élémentaires d’hygiène, à s’abstenir de manipuler les poissons blessés.
    Alain PANGUIMO
    ISIRO

    Pas de commentaire