FRAIS DE RAPATRIEMENT DES CLANDESTINS NON RETROCEDES : DGM : primes de misère et mobilité réduite faute de financement

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    Siège de la DGM à Kinshasa

    L’évaluation des réalisations de la Direction générale de migration (DGM) à fin juin 2017 renseigne que le gouvernement ne met pas à la disposition de ce service des frais de rapatriement des clandestins.
    Il sied de rappeler qu’au lendemain de la diffusion d’une vidéo des négro-africains vendus comme esclaves en Libye, le gouvernement de la RD Congo avait entrepris de ramener de ce pays des compatriotes qui avaient été tentés de traverser la Méditerranée par des embarcations légères pour gagner l’Europe. La DGM déplore par ailleurs l’insuffisance des moyens matériels et financiers devant permettre le contrôle aux frontières du séjour des étrangers résidants en République Démocratique du Congo. Autre doléance, la faible motivation des agents commis à la sécurisation des flux migratoires.
    Pour l’exercice 2018, la Direction Générale des Migration a sollicité une dotation en véhicules terrestres 4X4 pour assurer le travail des officiers de migration chargés du contrôle des séjours des étrangers sur l’ensemble du territoire national. Aussi les agents de la DGM attendent-ils du gouvernement une révision à la hausse des primes leur accordées. La DGM a, en effet, réalisé 2.729.779.735 FC en 2016 sur des assignations de 3.210.829.386 FC, soit un taux de réalisation de 85%. Une contreperformance que la Direction Générale des Migration a imputé « à la discordance des chiffres entre les statistiques collectées auprès des banques commerciales et ceux du compte général du trésor de la BCC », lit-on dans un document du ministère du Budget.
    En 2017, les réalisations de la DGM avaient titillé les 20 milliards de FC, renseigne-t-on. La Direction Générale des Migrations avait, en effet, pris pour pari de capter près du triple des revenus des droits de délivrance de visa d’établissement du travail en 2017, soit quelque 9.4 milliards de FC (autour de 6 millions de dollars).
    En 2015 et 2016, les droits de délivrance de visa d’établissement du travail avaient rapporté plus de 4 millions de dollars à la DGM, soit 3,12 milliard de FC et 3,42 milliards de FC suivant les deux exercices.
    Pour 2018, pour le même fait générateur des recettes, la Direction Générale des Migration ne vise que 3,15 milliards de FC. Elle doit rapporter au bas mot, près de 16 milliards de FC, soit un peu plus de 8.7 millions de dollars en 2018, selon les projections de la DGRAD. Pour ce faire, il a été recommandé à la DGM d’utiliser dorénavant des visas biométriques en lieu et place des cachets humides et des laissez-passer individuels.
    Autre recommandation, l’uniformisation de ses visas avec ceux octroyés par les ambassades et les postes consulaires. La procédure pour y arriver sera fort laborieuse et devra tirer en longueur, d’après les analystes. Pour mémoire, les types des visas ci-après sont officiellement délivrés par la DGM: visa de transit, portuaire et aéroportuaire, Visa de voyage (une ou plusieurs entrées pour un, deux, trois ou six mois), visa d’établissement du travail, visa d’établissement permanent, visa d’établissements ordinaires pour commerçants et professions libérales, visa d’établissement spécial d’une durée de 5 à 10 ans… visa d’établissement des mineurs et étudiants, visa d’établissement pour épouses étrangères des nationaux.
    A cela, il convient d’ajouter des titres de validation de prise en charge ainsi que ceux inhérents à la prorogation de séjour des étrangers porteurs de laissez-passer des pays limitrophes.
    POLD LEVI.

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