DROITS DE L’HOMME : Une mission d’évaluation de la MONUSCO à Lodja

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Mission Monusco à Lodja

Une équipe d’observateurs de la MONUSCO/Mbuji-Mayi a effectué, vendredi 3 août 2018, une mission d’évaluation sur la situation sécuritaire et des droits de l’homme dans le territoire de Lodja.
Conduite par madame Corine, Adjointe au chef du bureau de la MONUSCO à Mbuji-Mayi qui couvre les provinces du Sankuru et de la Lomami, le but de cette visite était d’évaluer la situation sécuritaire en matière d’atteintes au droits de l’homme, les conditions de détention dans les prisons et de rencontrer les différentes parties prenantes au niveau du territoire pour s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées en son temps et des mesures d’accompagnement y afférents. « Nous avons été saisis de plusieurs cas d’incidents sécuritaires, d’intolérances politiques », a fait savoir la préposée onusienne à cet effet.
Néanmoins, rien n’a filtré des contacts entrepris par les onusiens avec les différentes parties prenantes à Lodja. « Notre mandat est l’accompagnement technique, logistique, la sécurisation du processus électoral. Nous allons continuer à apporter cet accompagnement pour une élection apaisée. C’est après concertation à Mbuji-Mayi que nous allons élaborer des stratégies que nous pouvons proposer pour pouvoir juguler ces cas d’insécurité et de délinquance de la cité ont été porté à notre connaissance. Nous avons été saisis de plusieurs cas d’incitation à la haine à travers les médias. Cela nous amène à pouvoir faire des propositions pour renforcer la capacité des médias », renchérit-elle.
Cette mission onusienne a pris contacts avec les services de police, le parquet, la CENI, et l’administrateur du territoire, avant de visiter la prison centrale de Lodja.
A l’étape de la prison centrale de Lodja, le directeur, Loshola Omoyoko, a exposé les difficultés qu’il rencontre dans l’exercice de ses fonctions à la délégation onusienne. Notamment, la réhabilitation du bâtiment de la prison centrale et ses équipements, le manque de subventions et de produits pharmaceutiques pour les détenus. Construits en 1930, les bâtiments et la clôture de la prison de Lodja se trouvent dans un état de délabrement avancé, a indiqué M. Loshola.
S.D.

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