CORRUPTION AUX SENATORIALES : Godefroid Mpoyi minimise, seulement 1% de contestations

    29
    Godefroid Mpoyi, le président FCC de l'Assemblée provinciale de Kinshasa

    Aussitôt élu président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, aussitôt sur la brèche. L’AAB/FCC Godefroid Mpoyi est monté au créneau, jeudi 14 mars 2019, pour minimiser les allégations de corruption des députés provinciaux répandues ces dernières semaines. Et confortées par des renonciations aux votes parmi lesquelles celles du professeur d’économie et ancien premier ministre mobutiste Evariste Mabi Mulumba. Le nouveau président de l’Assemblée provisoire kinoise a pris la défense de ses collègues députés au cours d’une conférence, expliquant que plus 99 % des candidats aux sénatoriales n’ont pas été « agacés » lors de la campagne électorale qui s’est clôturée mercredi 13 mars dans la soirée. «Si c’est vrai qu’il y a des gens qui ont exigé de l’argent aux candidats, nous voudrions qu’ils soient identifiés mais pas avec des preuves fabriquées. Selon la liste qui nous a été envoyée par la CENI, il y a 874 candidats et seulement 5 ou 4 ont retiré leurs candidatures au motif qu’il y aurait une corruption généralisée et institutionnalisée par les députés provinciaux. Sur le plan quantitatif, ces 5 ou 4 candidats représentent moins de 1% du total. Ce qui veut dire que plus de 99% de ces candidats n’ont pas été agacés par les élus. Au regard de ce nombre, cette question ne devrait pas être d’actualité », a estimé le président de l’Assemblée provinciale de la ville-province de Kinshasa, par ailleurs pasteur et homme de Dieu bien connu de la commune Bandalungwa. « Ceux qui ont retiré leurs candidatures voulaient emprunter un raccourci pour se faire élire », a-t-il encore asséné.
    Dans un communiqué rendu public mardi 12 mars 2019 à Kinshasa, la CENI a rappelé les conditions légales de déroulement des sénatoriales prévues le 15 mars courant, c’est-à-dire, dans les 4 jours qui suivent l’installation des bureaux définitifs de l’Assemblée provinciale, selon les articles 130 et 139 de la loi électorale. L’élection des sénateurs s’effectue par les élus provinciaux au sein ou en dehors de l’Assemblée provinciale, à la représentation proportionnelle des listes ouvertes, à une seule voix préférentielle avec application de la règle du plus fort reste. Elle s’effectue à un tour au scrutin secret. En cas d’égalité des voix, c’est la liste du candidat le plus âgé qui passe, stipule ces articles.
    S’agissant de Kinshasa, seront élus les 8 meilleurs candidats sénateurs de la ville (contre 4 meilleurs candidats sénateurs pour la chacune des autres provinces du pays).
    D.MB.

    Pas de commentaire