CONTROLE ADMINISTRATIF DU PERSONNEL ACADEMIQUE : Bain de foule improvisé pour Shadary à l’UNIKIN

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Emmanuel Ramazani S., lundi 5 novembre à l'UNIKIN

Ambiance particulière sur le campus de l’Université de Kinshasa, lundi 5 novembre 2018, à l’occasion d’un double contrôle diligenté par les autorités tutélaires. Les ministères du Budget et de l’Enseignement Supérieur et Universitaire ont, en effet, choisi la date du 5 novembre pour lancer un double contrôle du personnel de l’université. Un contrôle physique pour le premier, et un contrôle pour dénicher les faussaires, pour le second.
Chef des travaux dans la filière des sciences politiques et administratives, Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat du Front Commun pour le Congo (FCC), a cru pouvoir répondre à ces exigences de routine pour qui ne se reproche rien en se rendant sur le campus, entre deux séances de travail et d’interminables réunions politiques. Et s’est laissé surprendre par la ferveur du personnel et des camarades « 0 », ainsi qu’on désigne les étudiants. Ils n’avaient rien loupé, et de la démonstration de force de la méga plateforme kabiliste du 27 octobre au Stade Tata Raphaël de Kinshasa/Kalamu. Ni, encore moins, de la présentation de la gigantesque et impressionnante équipe de campagne du candidat n° 13 à la présidentielle du 23 décembre 2018 en RD Congo.
Aussitôt mis le pied sur le campus universitaire, Emmanuel Ramazani a été « pris en charge » par une foule d’étudiants, selon une expression qui signifie, dans les faits, que la personne prise en charge se déleste de sa garde pour se laisser protéger par les camarades eux-mêmes, qui se portent garants de son intégrité physique. Naturellement, le campus de l’université de Kinshasa n’est plus ce qu’il était il y a quelques décennies : cohabitent avec les camarades, les débrouillards de tous acabits, qui eux aussi ont mis un soin particulier à lorgner de près cet acteur politique qui, il y a quelques mois encore, pouvait se rendre en ces lieux en toute discrétion. De ça, il ne sera plus question, désormais.
Lundi sur le campus de l’UNIKIN, Shadary n’a pas pipé mot devant la foule qui l’assaillait, ni face aux médias accourus à l’occasion. Seulement un sourire, modeste et déterminé.
J.N.

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